On continue ?

Les membres du 4ème gouvernement du quinquennat Hollande seront bientôt connus. A ce stade, je ne sais si on peut parler d’un nouveau positionnement réellement à gauche. C’est trop tôt. Je me rappelle juste qu’il y a un peu plus de deux ans, comme la majorité des français, j’avais placé dans une urne un bulletin qui exprimait un besoin de changement, de progrès, de partage, de solidarité, d’écologie et de respect.

Vaste programme en effet, car au sortir de l’ère du Lider Minimo, toutes ces valeurs n’existaient plus, ou qu’à l’état comateux, consciencieusement piétinées par une politique basée sur l’individualisme triomphant si cher au clan libéral, et à l’adoration sans limite du dieu pognon. Qu’il soit en dollars ou en euros importe peu, l’ivresse de la fortune vite faite reste la même.

gros-tempsParce qu’en ces temps reculés, les différents gouvernements de droite ont toujours agi d’abord pour leur électorat. C’est bien naturel. Le monde de l’entreprise, les professions libérales et supérieures, les retraités des 30 glorieuses, les fortunes diverses et grandes familles bien de souche n’ont pas eu vraiment à se plaindre : ils n’ont guère été impactés par les mesures impopulaires et contraignantes imposées par les schémas économiques du moment. Bernard Arnaud, en 2009, au plus fort de la crise, doublait quasiment sa fortune personnelle pendant que l’économie réelle fauchait les ouvriers à 1200 euros par mois. Quelques 650 milliards d’euros d’argent public ont changé de main, aux ordres d’une droite libérale et décomplexée, sauvant ainsi nos actuels étrangleurs. Cherchez l’erreur.

Devant l’injustice manifeste des choix effectués alors, mais surtout face à la brutalité de ce pouvoir d’où transpirait un imperceptible relent de vengeance, les cartes se sont petit à petit redistribuées. Une immense majorité de communes, de départements, et toutes les régions sauf une, devenaient roses. Même le très conservateur Sénat basculait à gauche pour la première fois de son histoire… Tout était en place pour, enfin, voir des promesses, des vraies et de gauche, se concrétiser. La droite s’était largement servie. Ca allait être notre tour. Enfin.

J’ai attendu. Patiemment. Et encore. J’ai applaudi aussi. Et j’ai surtout pesté. Mais j’ai toujours défendu l’homme et son action. Economiquement, il ne peut pas grand-chose car c’est ailleurs que les dés se jettent. Le système globalisé est bien trop ancré dans le quotidien pour pouvoir l’ébranler. Même l’égratigner semble d’une difficulté absolue. Mais ce n’est pas une raison pour céder ainsi au renoncement généralisé. Comment voter le TSCG alors que peu avant, dans l’opposition, le parti socialiste avait avancé des arguments des plus valables pour le dénoncer. Hollande et le PS, sans opposition, ont gâché tout seuls une bien belle occasion de concilier brillamment la liberté, l’égalité et la fraternité.

Bilan ? 2 ans et demi d’atermoiements pour quasi rien, un électorat dérouté et aigri, des institutions qui retournent à la droite, un monde politique déchiré d’où le FN tente d’émerger en sauveur. L’électeur de gauche, en prime, fait les frais de cette rigueur qui ne dit pas son nom et qui passe par vagues successives. Pire, les mesures prisent sont clairement de nature à flatter l’électorat de l’UMP : des dizaines de milliards d’euros de cadeaux et d’exonérations sans contrepartie, financées par la réduction des dépenses publiques. En clair, on donne aux patrons ce qu’on prend aux fonctionnaires. Evidemment, rien ne va à la création d’emploi ou à l’investissement : la distribution de dividendes a même atteint son plus haut, en augmentant de 30 %…

Je comprends le désarroi des pauvres gens qui se sentent abusés, et qui paient la note. Et partout la même expression jaillit : «je n’irai plus voter, A quoi bon ?» Comment leur en vouloir ? Quand la droite est au pouvoir, elle les tond et les méprise. Quand c’est la gauche, au mieux, elle ne leur offre rien. Et si le Front National y parvenait, on pourra retirer le mot «liberté» des frontons des mairies, et les autres aussi.

Cette ingratitude du PS va coûter très cher au parti et à la gauche en entier. Le discours de politique générale qui indique le cap de la nouvelle équipe gouvernementale risque d’être houleux, et dans le climat de fronde actuel, rien ne dit que la confiance sera votée… Parce que si la gauche perd le pouvoir à ce moment, elle ne le retrouvera pas de sitôt.

Malgré tout, je ne renonce pas. Mon soutien est toujours là. Je sais trop d’où l’on vient. Et compte-tenu qu’aucune famille politique n’est actuellement en état de montrer une image digne et responsable – personne à l’UMP n’a demandé de dissolution – , le PS a une petite chance de rectifier le tir. Il faut la saisir vite, très vite, et entr-autres faire la grande réforme fiscale qui s’impose et la faire entièrement, contre vents et marées s’il le faut. Les aboyeurs seront à droite. Un bon moyen de reconquérir l’électorat de gauche. Monsieur Hollande, vous avec 32 mois.

Sans renoncer une nouvelle fois au milieu du gué.

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Dieu reconnaîtra les siens

Je m’étais pourtant interdit d’en parler. Jamais. Trop passionnel, trop chargé en symboles qui font perdre le discernement le plus élémentaire, et faire passer n’importe qui pour ce qu’il n’est pas. Le seul fait d’évoquer le sujet me semblait aussi dangereux que la visite d’un missile armé dans mon salon. Parce qu’exprimer un simple avis sur le conflit israélo-palestinien dans le sens qui ne convient pas peut exposer à de sérieux ennuis. Donc, je me taisais, gardant pour moi mon indignation. Je me tenais à ma ligne directrice : motus.

Mais parfois, ce n’est plus tenable. Chaque jour nouveau, comment ne pas se révolter devant l’horreur déversée par tout ce qui transporte des images ? Ce ne sont pas les premières. Elles ne seront malheureusement pas les dernières. Et c’est Jacques Kupfer qui m’a fait sauter le rubicon. Après avoir voulu vitrifier l’Iran, ce représentant du Likoud vient, ni plus, ni moins, d’appeler à éradiquer le peuple gazaoui une fois pour toute dans une diatribe qui fait froid dans le dos, à la manière d’Arnaud Amalric décimant l’hérésie cathare il y a bien longtemps : «Tuez-les tous, Dieu reconnaitra les siens»… S’il y en a un. Et les commentaires qui suivent sont de la même eau.

dédicaces sur les bombes destinées à Gaza...Donc je vais me lâcher. Tant de haine ne révulse. Monsieur Kupfer, il semble bien que vous n’ayez rien appris des atrocités et des génocides passés. On s’en est pris à vous, à votre communauté, dans un abominable et monstrueux holocauste, avec le monde comme témoin. Les hommes ne peuvent réparer, mais ils ont pleuré avec vous, en hurlant «jamais plus», en luttant chaque jour pour que chacun respecte l’autre. Et pendant qu’on s’escrime quasi tout les jours à rappeler ces horreurs afin qu’elles ne se reproduisent plus, qu’on lutte contre des partis politiques un rien nostalgiques, voilà que vous, le peuple martyr entre tous, vous souhaitez la disparition radicale de votre voisin, votre frère. Rappelez-vous de Jacob, qui prit le nom d’Israël. Son père Isaac était le frère d’Ismaël…

Je n’ai pas de mots pour exprimer mon dégoût. Tout cela parce ce peuple, selon vous, est de race inférieure et dégénérée, parce qu’il n’a pas le même dieu, parce qu’il est certes turbulent, parce qu’il tente maladroitement de défendre la terre qu’on lui a confisqué du jour au lendemain… le tout exprimé sans aucun état-d’âme.

Monsieur Kupfer, avec de tels propos, jamais vous n’aurez la paix. Ne comprenez-vous donc pas que toute cette violence, depuis la naissance de l’État d’Israël, et encore plus depuis 1967, est totalement improductive. Pire, vous finissez tout seul par être le grand responsable de la montée de l’anti-sémitisme un peu partout dans le monde.

C’est un peu facile, cet endoctrinement maladif du péril imminent et perpétuel de votre nation. Effectivement, je ne suis pas menacé par une roquette tirée hasardeusement. Je ne suis pas menacé par quelques barbus vociférants. Mais si je l’étais, je m’y prendrais autrement. La loi du talion n’a jamais rien résolu, et écraser quelques mouches avec un lance-flamme produit forcement des dégâts. Chaque bombe qui décime les familles palestiniennes forge une jeunesse dans le combat et produit à coup sûr les futurs membres du Hamas avec une haine sans limite. Voilà le résultat de votre raisonnement dont je peine à croire qu’il émane d’un esprit humain.

gazaMonsieur Kupfer, si vous tenez vraiment à Israël, il vous faut désamorcer rapidement cette bombe à retardement qui grossit chaque jour davantage. Pourquoi le fait de tendre la main à ces populations que vous méprisez est-elle une faiblesse ? Demandez-vous juste pourquoi les Gazaouis se sont tournés vers le Hamas. Au lieu de les enfermer, leur couper l’eau et l’électricité, de les humilier à chaque passage du mur, ces vrais terroristes, parce que c’est leur véritable nature et que cela ne se discute même pas, sont venus en aide aux populations assiégées. Avant de s’attaquer aux fondements religieux, ils ont pris soin de palier d’abord les manques les plus élémentaires du quotidien : logement, nourriture, aides diverses, soins, petits boulots… qui s’apparentent le plus souvent à de la survie. Le reste vient ensuite tout seul. Vous n’isolerez les extrémistes qu’en venant en aides aux palestiniens. Et ce serait là votre plus grande force, et le monde entier vous en sera reconnaissant.

Israël et la Palestine peuvent vivre ensemble, côte à côte, chacun avec ses spécificités. Certainement pas demain, ni même après-demain. Bien sûr qu’il y aura des heurs et des drames commis par des irréductibles, mais un acte isolé ne doit pas remettre autant de choses en question. Pour cela, il faut que votre espèce, Monsieur Kupfer, et toute cette génération de vieux faucons issus des guerres passées et du Mossad, dont le passe-temps favori était de saboter tous les traités et notamment les accords d’Oslo, s’en aillent, et qu’une nouvelle classe politique moins extrémiste apparaisse et apaise enfin cette terre de providence et de repère de tant de religions. Rappelez-vous, elles sont toutes bienveillantes et respectueuses d’autrui.

Plus que jamais, j’y crois.

D’ailleurs, il ne faut jamais dire jamais.

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Réduire la dépense

Certains l’ont remarqué : je suis loin des blogs en ce moment. Peu de sujets me poussent à rompre cet espèce de détachement de la chose politique qui s’est emparé de moi depuis quelque temps. Même si la période est loin d’être aussi rose que je l’aurais espéré, mes coups de gueule du moment et mes emportements ne se traduisent plus en écrits. Mes proches seraient même enclin à trouver qu’une forme de sagesse toute relative s’est enfin réveillée en moi…

Même Toto 1er en plein écran, tentant pathétiquement de démontrer l’implication du pouvoir socialiste dans sa disgrâce, n’a rien provoqué d’autre qu’un sourire amusé, et pour cause : le chantre de la droite dure va tomber entre-autres par simple application des lois LOPPSI 1 et 2 particulièrement liberticides et qu’il a lui-même fait voter… Joli. La racaille, qu’elle soit de bas-étage ou des beaux quartiers, ça reste de la racaille.

Mon sujet du moment est tout autre. Je suis tombé hier sur une dépêche AFP concernant la réforme de l’État, et plus précisément la refonte de ses services informatiques ainsi que la simplification des mesures administratives pour les particuliers. Ce dossier, qui relevait jusque-là du périmètre de la ministre de la Fonction Publique, Marylise Lebranchu, a été confié récemment à Thierry Mandon, secrétaire d’État qui dépend directement de Matignon.

La chose me parle. Je suis même directement concerné puisque je suis informaticien pour un grand ministère régalien. Je vous passe rapidement le côté simplification du sujet. Depuis des années maintenant, les mesures de simplification des procédures sont devenues une priorité absolue dans l’administration française. On simplifie déjà, et à tout va, on rationalise dans tous les sens, mais bizarrement, jamais le quotidien n’a été autant compliqué…

Pour la partie informatique, il s’agit de mutualiser les ressources informatiques de l’Etat et de favoriser la transparence en rendant accessibles les données publiques partout et pour tout le monde. Et pour y arriver, Thierry Mandon n’y va pas par le dos de la cuillère : «l’Etat produit trop lui-même, il y a plein d’entreprises en France sur plein de sujets qui peuvent apporter énormément de réponses très rapides et très qualifiées». En d’autres termes, on externalise vers les grosses boites du privé la fonction informatique de l’État (et on ferme ces services évidemment).

Je peine réellement à voir le gain de l’opération. S’il est parfois nécessaire d’être assisté par des prestataires sur des points précis, ce qui peut apporter des compétences nouvelles, confier tout ou partie de son activité informatique au secteur privé est une manœuvre dangereuse et sans retour. Outre la fin de son indépendance, l’État deviendrait une vache à lait phénoménale pour les entreprises comme Cap-Gémini, Athos, Accenture et quelques autres de cet acabit, qui réalisent déjà de colossaux profits. Si c’est pour donner un coup de fouet au secteur, pourquoi pas, mais quid des collusions et des copinages dans les attributions de ces marchés, et à quel prix ?

A moins que l’objectif poursuivi soit plus terre-à-terre, plus dogmatique dira t-on. En transférant au privé tout ou partie du système d’information, on va réduire un peu la fameuse dépense de l’État puisque la poignée d’agents qui mettaient ce système en œuvre seront privés de boulot. Mais compte-tenu du coût de fonctionnement global, du niveau de salaires de la fonction publique et du faible nombre de personnels concernés, il ne fait pas l’ombre d’un doute que la facture au final va exploser… Pour le contribuable, ce sera encore plus cher.

Ce n’est pas la première fois qu’une telle menace se profile. A chaque fois, une certaine forme de raison et la mobilisation des personnels ont empêché l’inexorable. Face aux coûts d’une sous-traitance qui ne remplissait pas toujours les objectifs fixés, mon administration a procédé récemment à des ré-internalisations significatives. D’autant plus que son personnel est qualifié et formé. En tout état de cause, cela m’embêterai assez que ce soit un gouvernement de gauche qui rince ainsi les grosses SSII.

Hasard du calendrier, mon unité vient d’apprendre qu’elle perdait sa mission principale, au motif notamment, qu’on était «sur-qualifié» (sic).

Va comprendre Charles (c’est mon troisième prénom).

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Putain, 2 ans…

La période est certainement mal choisie pour faire preuve d’un optimisme béat en l’avenir. De tous les côtés, l’horizon nous rappelle la grisaille du moment et déverse son flot ininterrompu d’actualités déprimantes. La cour est pleine : chômage, charges, impôts, déficits, et autres dégâts collatéraux de l’économie ultra-libérale saturent l’espace vital, et la nausée est proche. C’est du moins ce que tout le monde affirme…

Aujourd’hui, impossible ou presque de renverser cette tendance. Et le grand responsable est tout désigné : François Hollande. Il y a 2 ans, jour pour jour, il débarquait celui qui, à force de chercher la croissance avec les dents, l’a fait fuir très loin tout en distribuant plus de 600 milliards d’argent public à ses copains du CAC40. Le changement tant attendu était enfin à portée de main.

Putain, 2 ans...Il est clair que ces 2 ans de gouvernance socialiste ont un goût plutôt amer, même s’il existe à mes yeux de grandes réussites. Il n’est pas bien compliqué de comprendre que dans un si court délai, il est impossible d’obtenir quoi que ce soit de tangible tant l’héritage de la décennie précédente était délabré. Comment redistribuer quoi que ce soit quand la caisse a été pillée et qu’on se trouve sous la menace des agences de notation et de traités déséquilibrés ? De surcroît, quand on renonce aussi facilement devant la pression des lobbys, quand on vote ce que l’on a combattu quelques mois auparavant, quand on reforme les retraites à la manière du gouvernement précédent, et que l’on commet de si grossières erreurs de communication, la tâche se complique sérieusement. Empêtrée dans sa volonté de faire simple, la gauche a principalement été incapable de capitaliser et promouvoir ses vrais avancées.

Evidemment que j’ai sauté de joie le 6 mai 2012. C’en était enfin fini de la gouvernance brutale de Sarkozy. Mais je ne savais que trop ce qui allait suivre et les difficultés auxquelles il faudrait faire face. Les solutions ne peuvent venir que de la société dans son ensemble, chacun selon sa position et ses moyens. Malheureusement, il est impossible d’impliquer les plus fortunés dans le redressement économique et social du pays. Cette catégorie a d’ailleurs eu en son temps la peau de Léon Blum et de Pierre Mauroy en asséchant «patriotiquement» les finances de l’Etat par une impressionnante évasion de capitaux. Rien de très surprenant…

Dans la tourmente, on entend alors des bruits réclamant une troisième voie. A les entendre, droite est gauche sont pareils, alors autant essayer autre chose. Sauf que le FN n’a absolument aucun début de solution. Si elles existaient, si elles étaient sans douleur, elles seraient déjà mises en œuvre… Fermer les frontières, revenir au franc, chasser celui qui ne nous ressemble pas finirait à coup sûr de mettre le pays à genoux, la marre de sang en plus.

J’en suis franchement désolé, mais la droite et la gauche, ce n’est pas pareil. Se rend t-on vraiment compte à quoi le pays a échappé en évinçant Sarkozy de l’Elysée, de surcroît libéré de la nécessité du bilan pour la réélection ? Le 6 mai, j’ai, pour une fois, voté pour une personnalité et non contre. En ce jour, je renouvellerai sans aucune hésitation ce geste parce qu’au delà de l’étiquette des partis, des difficultés et des hésitations, je préfère mille fois une politique basée sur la solidarité où l’état est redistributeur et aplanit autant que faire se peut les inégalités, plutôt qu’une politique d’exclusion où l’état est absent et livré à la loi du plus riche, de l’individualisme roi.

Petit retour en arrière…


LE 6 MAI de Jeremy Sahel (EnfinBrefProd)

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Comme des abrutis…

ferry

Rien à ajouter, sauf que je n’aime pas Luc Ferry en tant qu’homme politique, mais il faut bien avouer que je partage son regard désabusé sur cette caste dévoyée.

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Mémoire courte

Et voilà, ça continue. Dans les gros titres de la presse du jour, les propos sont les mêmes que la veille, l’avant veille, la semaine passée, le mois précédent. Entre ces 2 tours de scrutin des municipales, la gauche est une nouvelle fois désavouée. Cette fois, c’est le Conseil Constitutionnel qui a censuré une grande partie de la «Loi Florange» censée protéger certaines entreprises de la prédation financière au nom du «droit de la propriété privée et de la liberté d’entreprendre». En gros, on n’a pas le droit de sanctionner le pauvre propriétaire d’une entreprise rentable qui renvoie ses gens vers Pôle Emploi pour arrondir substantiellement ses fins de mois.

Loi Florange : mal barrée...A droite on jubile, et il y a de quoi. Selon l’UMP qui a saisi l’instance suprême de la République, c’est une nouvelle ligne écrite au passif du gouvernement décidément incapable. Et dans le contexte ambiant, les porte-flingues à droite ne se privent pas de tirer sur l’ambulance et occupent tout l’espace médiatique : en haranguant l’opinion sans cesse de la sorte, on contribue essentiellement à occulter la belle image d’une défense des intérêts des patrons et de la finance au détriment des ouvriers et du chiffre du chômage. Parce qu’en période électorale sur fond de crise, le bruit profite toujours. Le bashing anti Hollande, anti PS, anti gauche est devenu une stratégie absolue, et les slogans martelés depuis deux ans par Copé et ses vassaux sont repris partout en boucle, sans aucune précaution par toute la presse pourtant dénoncée régulièrement pour être à la solde du PS.

On favorise donc les licenciements sans cause en dénonçant dans le même temps l’incapacité du gouvernement à enrayer la montée de la courbe du chômage. «Molex», cette entreprise pourtant rentable en 2009, au plus fort du sarkozysme débridé et triomphant, a été saccagée, pillée de sa technologie, sacrifié eu nom d’une logique boursière scélérate et individualiste. L’affaire est emblématique. Aujourd’hui, cette fermeture est qualifiée de «sans cause réelle et sérieuse» mais le mal est fait : les gens gonflent les chiffres des sans-emplois sans aucun retour possible. Voilà ce que défend l’UMP.

A gauche, c’est un nouveau coup de bâton dans les jambes. Le gouvernement se refuse, et c’est tout à son honneur, de se lamenter sur le passif hérité mais qui continue à plomber lourdement le quotidien et les résultats. Parce que la croissance ne se décrète pas, pas plus à droite qu’à gauche et parce que les recettes ne sont pas françaises mais mondiales… D’ailleurs, ces recettes sont simples : il est interdit d’aider d’une quelconque manière la populace. A chaque fois qu’un projet social ou relevant de la plus élémentaire justice sociale a vu le jour, il a été combattu par de puissants et influents lobbys occupés à défendre leurs privilèges, et par des instances supra-nationales qui infligent amendes et sanctions financières. On peut réformer les retraites, le code du travail, la sécurité sociale mais qu’à la baisse. On peut aussi réduire les impôts des plus riches. C’est tendance. C’est ce qu’a promis le candidat UMP de ma commune, en qualifiant cette mesure de courageuse (sic)… Ca, c’est permis, mais pas l’inverse…

Najat Vallaud-Belkacem a beau déclarer «nous devons tirer de ces municipales une leçon, celle de travailler au redressement du pays, avec plus de rapidité, plus de force, plus de cohérence et de justice sociale.», mais avec quelles marges de manœuvre pour l’exécutif du pays ? Les français demandent un résultat immédiat là ou seules des mesures à long terme peuvent produire des effets. Et sanctionnent. Dans ce contexte, le recours au Front National est au mieux une vaste blague. Certains sont prêts à tenter l’aventure ? On en connaît pourtant le résultat, le changement : Vitrolles, Marignane, Carpentras, Orange, rien que des modèles de gestion et de vertu politique où le clientélisme et l’exclusion sont la règle… Courte mémoire.

Sans aller si loin, a t-on à ce point perdu la mémoire de la gestion UMP du pays, sans même remonter plus loin que le quinquennat entre 2007 et 2012 ? Ne se rappelle t-on plus de la manière dont on a traité les ouvriers à Gandrange, Florange, ceux de Continental, Peugeot et tous les autres, comment on a contribué à faire échapper à l’impôt des plus aisés tout en contraignant tous les autres, comment on a sauvé les copains banquiers, comment le pouvoir s’est protégé de la justice pour se garantir son impunité ? A t-on oublié à ce point les raisons du marasme actuel causé par un système capitaliste dévoyé par la finance et érigé en dieu absolu par l’UMP ? La crise a plombé l’armée des smicards, pas les millionnaires qui continuent à saturer les stations de ski huppées.

Bon sang, même si rien ne semble bouger, ce qui est faux, rappelons-nous d’où l’on vient !

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Le prix du silence

Il fallait bien que cela arrive : le 1er tour des élections municipales laissent un sacré goût d’inachevé. Un tel résultat n’était plus arrivé depuis 2007. L’UMP pavoise, le FN exulte, le PS minimise, et le reste de la gauche critique. C’est de bonne guerre. Cette droite revancharde et sans retenue, toute à sa joie d’avoir enfin un peu de lumière après toutes ces sales affaires, devrait cependant se garder de trop de triomphalisme : on n’est qu’à la mi-temps du match. Le bon sens paysan ne le sait que trop : c’est à la fin du marché qu’on compte les bouses. Pas avant. Mais là, ça ne sent pas bon…

Ce qui arrive n’est pas une surprise. L’UMP a martelé que voter pour un candidat socialiste, c’était voter pour Hollande. Le FN a brandi son unique slogan habituel et éculé sur l’UMPS et le «tous pourris». Et l’électeur moyen, fatigué par la bagarre continuelle des égos des personnalités politiques sur un lit d’affaires nauséabondes où se brassent des sommes absolument folles et hors de toutes proportions dignes, a préféré rester chez lui en soupirant «à quoi bon ? »

Allez voter, bordel...D’un autre côté, toute consultation électorale de mi-mandat présidentiel porte traditionnellement un message de sanction. En 2008, ce fut une vague rose d’une bien autre ampleur dont la conséquence alors invisible fut le retournement ultérieur du Sénat pourtant conçu pour ne jamais bouger… Depuis l’élection de Hollande, la population n’a pas perçu le changement annoncé parce les situations individuelles, globalement, n’ont pas évolué. Et pourtant, bien du chemin a été fait, déjà pour défaire nombre de lois iniques du quinquennat précédent, sans que cela marque nécessairement le quotidien.

Il ne faut surtout pas oublier que dans un espace libéral mondialisé qui est celui de notre planète, le gouvernement de la France n’a que peu de prise sur les questions économiques et surtout sociales sans tomber sous les foudres du FMI, de l’OMC et des agences de notation. Toute mesure qualifiée d’un peu «sociale» serait immédiatement sanctionnée par des organisations supra-nationales et se solderait par des amendes colossales, voire par un abaissement de note dont l’effet immédiat, via les taux d’intérêts serait d’augmenter d’un coup la dette du pays, donc le déficit de quelques milliards…

Sanctionner les listes socialistes sortantes avec le prétexte qu’il faut sanctionner Hollande est stupide parce qu’au delà de l’étiquette, le maire est la personnalité politique la plus proche des habitants et de leurs préoccupations, il apporte souvent des réponses concrètes qui dépassent les simples étiquettes des partis. Ce 23 mars, les maires socialistes n’ont été battus que par les abstentionnistes et par la montée de l’intolérance brunâtre.

Dans les communes où le FN va faire la loi, c’est sûr, il y aura du changement. Mais pas celui qu’on imagine. Les méthodes Buisson, on ne les connaît que trop : écoutes, surveillance, intimidations, comme naguère déjà à Orange et Carpentras. Qu’ils ne s’étonnent pas de l’arrêt des subventions au club de foot, parce qu’il y joue un peu trop de gamins basanés, à la MJC parce que c’est un repaire de gauchistes. Qu’ils ne soient pas surpris qu’on retire certains ouvrages des bibliothèques, qu’on ferme le local de planning familial sous de fallacieux motifs… L’argent public va désormais enrichir un peu plus la famille Le Pen et donner des moyens de diffusion hors norme à une idéologie mortifère. Que les habitants se rappellent bien du jour où le loup est entré dans la bergerie. Parce que pour l’en chasser, les moyens démocratiques risquent de ne pas suffirent.

Il y aura un second tour. Voter est un droit arraché par nos aïeux au prix des larmes et du sang. Il est surtout un devoir absolu. Le silence des abstentionnistes coûte très cher à la gauche et au pays tout entier : en renonçant, la gauche a contribué indirectement à la percée des fachos. Il n’est désormais que question de limiter les dégâts au prix d’un retour massif à l’isoloir. Perdu pour perdu, autant faire barrage à la vermine partout ou le risque existe, même s’il faut contribuer à élire une liste UMP, même si l’UMP n’en fera pas autant…

Dimanche, de grâce, votez, ou taisez-vous à jamais.

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L’outrance ordinaire

Les derniers jours de campagne électorale sont souvent le moment où les ultimes arguments sont lâchés pêle-mêle, où l’on assène à la hâte la petite phrase qui tue, comme s’il fallait absolument être le dernier à parler. Perdu pour perdu, secouer le cocotier avec vigueur, quitte à dépasser les bornes des limites, n’est pas forcément un mauvais calcul dans le contexte de forte abstention annoncée. Les derniers propos de Paul Bismuth dans le Figaro ne me démentiront pas.

Chez moi, FranchevilleLa surenchère ordinaire des discours électoraux constitue un folklore finalement assez amusant pour des oreilles un peu rompues à l’exercice, et chez moi, les candidats pour la mairie de Francheville, dans la proche banlieue lyonnaise, n’échappent pas au principe. D’un côté, il y a l’équipe municipale socialiste, qui s’appuie sur un bilan consistant, et qui n’a guère à s’employer outre mesure. Au milieu, une liste EELV tente de sensibiliser sur des thématiques très spécifiques compte-tenu du contexte géographique de la commune, et qui sont justifiées. A l’autre bout, l’opposition UMP, écartée des affaires locales depuis 1989, tente paradoxalement d’exister dans une commune classée dans la catégorie «banlieue chic»… Et c’est là que cela se gâte.

Les slogans accrocheurs, affichées sur la vitrine du local du candidat UMP, en bien plus gros que le maigre programme, sont éloquents : «Les socialistes augmentent les impôts pour dépenser plus ! Les écologistes augmentent vos impôts pour vous compliquer la vie ! L’UMP baissera les impôts locaux ! » Bien sûr qu’ils vont baisser, s’ils sont élus… Et la marmotte met le chocolat… Pour ma part, je ne le souhaite pas. L’impôt est, en principe, un instrument de redistribution et de lissage des excès induits par la nature humaine… En principe. Il ne me semble pas anormal de contribuer en fonction de ses revenus au fonctionnement de la commune dont la fonction sociale et l’aide apportée aux plus faibles m’apparaît capitale. Quant à l’écologie qui complique la vie, on distingue bien le degré de considération accordé par les libéraux pour notre environnement outrancièrement pollué et exploité. N’y a t-il vraiment que l’argent sans entrave qui compte ?

Mais je disserte dans le vide. Personne à l’UMP ne va contredire ces slogans. Avec la diatribe sarkoziste du jour, aussi outrancière soit-elle dans le plus pur style cortoesque ou berlusconien, cette droite semble retrouver une espèce de fierté perdue et une nouvelle énergie pour se déplacer dans l’isoloir. C’était pourtant loin d’être évident tant le poids des casseroles à traîner était important. C’était aussi le but immédiat à atteindre. Pour le reste, si tout ce bruit existe, c’est que Sarkozy-Bismuth y est quand même un peu pour quelque chose.

Au final, il ne faut pas se tromper : les élections municipales désignent un maire, mais surtout un équipe qui est au plus près du citoyen, qui est en charge du quotidien des habitants en terme d’équipements, de voirie, de commerces, de services, d’accessibilité, etc… Le vote sanction, tant prôné par la droite et le FN contre l’action du gouvernement ne sanctionne personne d’autre que l’électeur lui-même et l’armée des abstentionnistes. Parce que s’abstenir, c’est fuir avec lâcheté son devoir, c’est se moquer avec outrance de l’histoire et de ceux qui se sont battus pour obtenir ce privilège, parfois jusqu’à la mort.

Dimanche, allez voter !

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Voter FN, c’est approuver les méthodes Buisson

Il y aurait de quoi écrire des centaines de pages sur la crise politique que traverse la droite qui se dit encore républicaine. Mais je ne vais pas perdre mon temps pour expliquer des évidences tant elles sautent aux yeux au moment de devoir se prononcer sur ceux qui vont diriger nos cités pour les 5 prochaines années.

Dans cette affaire des enregistrements, les seules questions qui m’intéressent sont de savoir à qui profite le crime, qui va bénéficier au final de cet épisode ? D’aucuns y voient une manœuvre de l’ex-président Sarkozy, qui a démontré depuis longtemps ses capacités à surnager dans les coups les plus tordus et à inverser avantageusement la perception de certaines affaires pour apparaître en victime et finalement en sauveur….

Sarkozy, Buisson, tous pourris !Malgré cette posture pour des actes accomplis visiblement dans le dos de l’ex-président, ce qui reste cependant à démontrer, je rappellerais tout de même que c’est Sarkozy tout seul qui a appelé Patrick Buisson à ses côtés en tant que conseiller spécial, pour droitiser son discours, pour radicaliser ses positions et chasser sur les terres extrêmes… Il a ignoré tous les avertissements concernant ce personnage déjà controversé, même ceux venus de son propre camp. Parce que, outre son idéologie inhumaine, cet oiseau est connu pour tenir un discours pour le moins puant et être un habitué de l’enregistrement en douce dans la rédaction d’un torchon d’extreme-droite. Jouer ensuite les vierges effarouchées devant les faits est autant scandaleux que les enregistrements eux-mêmes, surtout quand on est président. Encore un expérimenté donneur de leçon qui s’est fait avoir comme un bleu. Et dire que son camp traite la gauche d’amateurs…

L’autre point important est le contenu de ces enregistrements. Ici, on n’apprend finalement pas grand chose qu’on ne savait pas déjà : un exercice du pouvoir brutal, paranoïaque, dénué de tout respect d’autrui, empreint de manipulation, de grossièreté, considérant le pays comme un simple support pour mener ses petites affaires et régler quelques comptes personnels. On dirait un film de série B relatant le parcours d’un boss d’une mafia quelconque, entouré de ses vassaux et quelques porte-flingues… Sarkozy victime ? Impossible de m’y résoudre.

Le coup est cependant rude pour l’ensemble de la classe politique. Le «tous pourri» va sûrement amener beaucoup d’eau au moulin du Front National. Seulement voilà : que ceux qui sont tentés par un bulletin FN aux prochaines élections municipales comme sanction d’un espace naturellement imparfait se rendent bien compte à qui ils donnent les clefs. Voter FN, c’est approuver les méthodes Buissson. Ce sinistre personnage vient de son sein et a appliqué ce qu’il y a appris. Le FN n’est pas républicain, le FN est la négation de la démocratie. Il enregistre, manipule, discrimine, exclut… D’ailleurs toutes les municipalités dirigées par le FN par le passé ont été balayées en raison d’un affairisme et d’une corruption exacerbée.

Coté UMP, les donneurs de leçons ont montré toutes leurs aptitudes en matière de gestion. Comptes de campagne retoqués, argent envolé, sans compter leurs exploits lors du dernier quinquennat : 600 milliards de déficit… et une constance à s’affranchir des règles qui fondent une société. Bel exemple de compétence. Et ces gens veulent revenir au pouvoir sans déontologie, sans aucun programme, en utilisant le seul bashing comme argument ?

Finalement, j’irai à nouveau voter rose alors qu’il y a peu encore, j’étais prêt à déchirer ma carte d’électeur. Je peste souvent contre certaines mesures et face à la lenteur du redressement. Mais petit à petit, les choses commencent à bouger… J’ai entendu ce matin un chiffre encourageant concernant le taux de chômage.

Franchement, on n’est pas si mal. Rappelons-nous d’où l’on vient.

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Stop bashing !

Ce n’est un secret pour personne, je suis impliqué dans ce projet qui, depuis quelques jours, se fait lentement une petite place parmi les sites politiques. J’avoue que cette aventure dépasse déjà largement mes attentes. Sa genèse est en soi une belle histoire, qui part de pas grand chose, comme souvent. Une idée simple, une volonté, un peu d’huile de coude…

Quand j’ai été contacté, l’idée m’a plu d’emblée. D’abord parce qu’il y avait absolument besoin d’un espace d’expression en plein milieu de la pseudo-tempête agitée par la conservato-fachosphère, parce que le dénigrement gratuit, insistant et surtout sans fondement devenait insupportable. Le blogueur que je suis ne connaît que trop ce besoin de s’exprimer, même si la portée en est toute relative. Quoique. Ensuite, il y avait pour moi un défi technique en tant que développeur : tenter de proposer dans des délais courts une solution stable et robuste qui réponde au besoin. C’est mon métier, je milite au quotidien pour le logiciel libre, et c’était l’occasion rêvée de mettre en avant mes convictions en la matière. Enfin, l’initiative provenait de personnes de milieux divers, qui sont très loin d’avoir toutes des responsabilités politiques… Cette diversité me semble d’ailleurs des plus intéressantes pour construire quelque chose de viable.

stopbashingEvidemment, les inévitables critiques ont surtout tourné autour le la proximité directe du PS dans le projet. Certains ont cherché le WHOIS du domaine pour y trouver le nom d’un élu effectivement encarté. D’autres ont remarqué, très fort, que l’hebergeur (moi…) est membre des Leftblogs, qu’un blogueur influent dit «de gouvernement» était omniprésent. D’où la conclusion sans appel : c’est le parti socialiste qui pilote cette chose…

Le PS n’est pour rien dans cette initiative. S’il l’avait voulu, il l’aurait fait sans s’adresser à un petit autoentrepreneur dont le fond de commerce est le conseil aux associations du monde alter… S’il me l’avait demandé, je n’aurais pas accepté. J’ai, à franchement parler, un peu de mal avec ce parti qui n’est pas un modèle dans son action politique. Il consomme plus d’énergie pour les intérêts particuliers de ses hauts dignitaires que pour structurer la société avec une véritable politique de justice sociale, et pour une répartition équitable de la richesse produite. Localement, il existe des baronnies insupportables qui défrayent la chronique et brouillent l’image de probité demandée par Hollande, et qui devrait s’imposer sans qu’on le rappelle. En fait, c’est le fonctionnement général de tout parti quel qu’il soit…

On me rétorquera facilement que, par ma participation dans ce projet, j’apporte un soutien implicite au PS. Eh bien non. Je soutiens ce gouvernement qui se débat dans les difficultés induites par le capitalisme dérégulé, et je préfère 1000 fois que ce soit l’équipe actuelle, composée principalement par le PS, plutôt que venant de l’UMP. Sans le changement opéré en mai 2012, les attaques contre les systèmes de solidarités seraient bien plus sévères, et les basses castes seraient priés de payer les impôts dont les classes moyennes et supérieures seraient exemptés… Rappelons-nous simplement d’où l’on revient.

Forcement, si notre jouet fonctionne, le PS peut s’y intéresser et communiquer… ce qui relancera évidemment les suspicions de collusion. Tans pis. Les aigris repartiront dans les tours. Encore une fois, l’opposant s’attaque à la forme, pas au fond. Fâcheuse habitude…

Pour l’heure, ce sont surtout des encouragements et des remerciements que nous obtenons.
Merci aussi à vous. StopBashing !

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