Grève et manifestations le 24 juin

Contrairement à la journée d’action du 27 mai, le projet de réforme des retraites est connu dans son intégralité. Nul besoin de sortir de St-Cyr pour se rendre de l’ampleur des sacrifices auxquels devront consentir les salariés pour faire revenir à l’équilibre un régime malade de la transformation d’une société soucieuse de la collectivité vers un système individualiste aux mains des marchés financiers. Un seul exemple : pour la majorité des femmes, la retraite complète s’obtiendra à 67 ans, pas avant, et seulement s’il est possible de travailler. Sacré progrès.

27 mai retraitesA la rigueur, ce n’est pas la nécessité même d’une réforme qui pose problème, mais les choix qui sont faits. Rien sur les diverses mesures d’exonérations, qui à elles seules équilibreraient le système, rien sur les cotisations non payées par l’Etat employeur, rien sur de vrais et authentiques mesures de lutte contre le chômage qui “produiraient” des cotisants, donc de la croissance… A la vérité, on a volontairement déséquilibré le système pour faire revenir à la Bourse l’immense pactole issu de la répartition inter-générationnelle qui pour l’instant lui échappe.

En fait, tout repose sur les salariés, déjà lourdement ponctionnés sur des postes vitaux comme l’alimentaire, le logement et l’augmentation continuelle de l’énergie… Et rien sur les revenus financiers, fruits de la spéculation sauvage et improductive, alors que c’est précisément là que réside la raison des dangereux déséquilibres…

La vrai raison de la réforme, c’est de réduire les pensions à un point tel que le recours aux systèmes individualisés, mais privés, soient indispensables… C’est le cas en allongeant la période de cotisation et en reculant le départ légal dans un tel marché du travail. On en arrive aux systèmes américains ou anglo-saxons, avec les scandales des retraites type Enron, retraites qui se sont purement et simplement envolées en fumée. Une vie d’épargne individuelle perdue, mais pas pour tout le monde. Ceux qui ont voté sur un tel programme ont-ils bien réfléchi ?

C’est tout ce que je ne veux pas. Et je ne suis pas le seul. Je sais trop comment tout cela va finir. Enron, subprimes, crises boursières, on est responsable de rien, mais on subit de plein fouet la crise, alors que les responsables de ce pillage continuent impunément leur agissements tout en infligeant aux Etats des plans d’économies drastiques.

Il est donc grand temps de réagir et tous ensemble. L’enfumage en règle avec la Coupe du Monde de foot, avec ses clowns bleus à pieds carrés et au vocabulaire à 300 mots, insultes comprises, s’étant dissipé, c’est le moment de prendre en main notre destin, car c’est bien de cela dont il s’agit.

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