Merci Edouard…

Le premier billet du mois est traditionnel : c’est celui des remerciements pour les copains blogueurs de passage ici, et les visiteurs, lecteurs d’un jour ou peut-être même réguliers, pourquoi pas ? Mais j’avoue bien vite que la tradition me tire une sacré épine du pied, car compte-tenu de l’actualité, le choix d’un sujet est tellement étendu que je finis par m’y perdre… G20, dette, Charlie, UNESCO, référendum, Google+, tout cela en une seule journée !

C’est Homer qui m’a donné l’idée. Plutôt que de produire une belle liste récupérée par le jégounotron, j’ai préféré cacher les mercis pour les 63 liens qui m’ont été adressé en octobre un peu partout, dans ce billet.

Octobre est un mois exceptionnel. Déjà, c’est celui de mon anniversaire. Ensuite, il a été le mois de tous les records : 1500 visiteurs uniques, plus de 7.200 visites et 17.000 pages vues… Il y a du dopage dans l’air, quelque chose d’irrationnel qui fait s’affoler les compteurs, mais à y regarder de plus près, c’est Edouard qui me procure presque 15% de visites en plus, avec l’affaire des fameux tee-shirts vendus pour financer sa campagne présidentielle en 1997. C’est bien la première fois qu’Edouard Balladur me sert à quelque chose. Certains utilisent Justin Bieber. Moi, c’est l’homme au goitre. Tout de même surprenant comme résultat.

En octobre, l’actualité a tourné en rond autour du traitement de la dette et les primaires à gauche, sur fond de cliquetis d’armes automatiques de l’autre côté de la Méditerranée, comme le rappellent CaptainHaka, Iboux, et MHPA. Ainsi, les tyrans de toutes sortes, humains, économiques, immatériels, spirituels… pullulent, et s’en défaire est loin d’être facile. Le moindre serait de ne pas se jeter vers d’autres sitôt délivré. Malheureusement…

Et novembre ? En seulement 2 jours, ça brûle de partout. La finance est soudainement effrayée du fait qu’un peuple va pouvoir s’exprimer directement. Il y aurait bien des choses à dire sur l’instant de l’annonce et les motivations du 1er ministre Papandréou. Mais il y aurait beaucoup à dire aussi sur les traitements de choc que subit la population, sur la déliquescence de l’administration et des pouvoirs publics grecs. Ils sont, ni plus ni moins, dans l’état dans lequel notre gouvernement actuel souhaiterait que soit notre propre administration : incapable d’exercer la moindre action, le moindre contrôle, afin de ne pas gêner les «entrepreneurs» de gagner beaucoup de pépètes. En tout cas, elle en prend résolument le chemin.

Dans le même temps, le mot «charia» est devenu omniprésent, confisquant en partie une liberté retrouvée de haute lutte par un peuple fier et courageux. J’en vois d’autres : incompréhension, intransigeance, sectarisme, abrutissement, aveuglement, qui dépassent les frontières jusqu’à susciter des actes inouïs comme mettre le feu à la rédaction de Charlie-Hebdo… En quelques jours, on a franchi plusieurs marches d’un coup . Les gens sont déboussolés, ballottés par les médias, vilipendés par le pouvoir politique comme générateur de dette et de désordre. A force d’être constamment abreuvés pas des messages alarmistes, sur le chaos à venir si les méthodes du couple franco-allemand ne sont pas immédiatement appliqués, les gens ont peur. Ce qui mène aux extrêmes.

Allez, des bonnes nouvelles, il y en a aussi : on pourra très bientôt ralentir les effets du temps, la jeunesse éternelle est pour bientôt. Victoire.

On pourra jeter des pavés sur les CRS plus longtemps…. Merci.

De nouveaux copains-copines :

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11 commentaires pour «Merci Edouard…»

  1. Je crois (j’espère) que les gens sont en train de réaliser qu’on vit dans un monde de dingues.
    Ce qui au début n’était qu’une actualité qui semblait peu nous concerner (les faits divers, des éclats de violence ici et là) fait maintenant partie de notre paysage quotidien, et l’on sent bien que cela va nous retomber sur le coin de la gueule tôt ou tard.
    J’allais dire « malgré nous », mais nous sommes au moins coupables d’avoir délégué notre citoyenneté pour nous consacrer à la consommation, responsables de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt.

  2. Terrible, quand même, de se dire qu’on peut se dérider avec un bien triste homme politique (Je vous demande de vous arrêter !) alors qu’on craint la violence (entartons entartons ces sinistres cornichons !) d’un soit disant philosophe qui, dans son jeune temps, faisait partie de ces « nouveaux ». A l’époque, dans « Fluide Glacial », un dessinateur s’amusait à leur propos : « elle se base sur quoi leur nouvelle philosophie ? Sur la taille de leurs tirages ! »

  3. Les gens sont déboussolés, ballottés par les médias, vilipendés par le pouvoir politique comme générateur de dette et de désordre.
    Je trouve cette phrase très juste. Tout le monde (« surtout ceux qui se considèrent comme les vrais journalistes »)s’étonnent du succès du journal de Jean-Pierre Pernaut mais en même temps c’est un rare qqn fait l’effort d’aller à la pêche aux bonnes nouvelles et pas juste aux news people. On devrait instaurer un quota de 50% de bonnes nouvelles aux journalistes 🙂

  4. En même temps, Pernaud et la pêche aux bonnes nouvelles, il va la faire tout les jours dans la mare du parc de l’Elysée…
    C’est vraiment dur d’en trouver, des bonnes nouvelles, en ce moment.

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