2011 dans mon rétro

C’est le moment, et c’est à la mode : c’est le temps de la rétrospective, ce coup d’oeil sur l’année qui se finit. N’y cherchez pas de liens particuliers avec la grande actualité, c’est de mon rétroviseur dont il s’agit, mon prisme, ma lorgnette, mes coup de cœurs, mes coups de gueule. Ainsi donc, ce sont 12 billets, un par mois, que je souhaite remettre à la une, et que je vous invite à (re)découvrir à la veille de la nouvelle année 2012, celle qui normalement doit nous sortir de quelques années de ténèbres… Et si le cœur vous en dit, vous pouvez même voter, un peu plus bas, dans la colonne de droite…

Raining stones
Il était un jeu que je faisais souvent, stupidement d’ailleurs, quand je galopais en culotte courte dans ma superbe cité toute neuve, celle même qui aujourd’hui détient le record des voitures brûlées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Avec quelques camarades, entre le toboggan, les bancs de pierre et un carré boueux dans lequel auraient dû grandir quelques plantes vertes ou colorées mais qui n’en ont jamais eu le temps, on lançait en l’air des cailloux pour voir comment ils retombaient… (lire la suite)

Les bleus voient rouge
La France est incontestablement en pointe. Nos bleus sont champions du monde, au point qu’un ministre, et non des moindres, propose à qui le souhaite d’exporter notre méthode et notre savoir-faire. La période actuelle est propice à ce genre de proposition, mais nos bleus sont fatigués, un brin désabusés, au point que 90% des membres d’une même équipe se fasse porter pâle jeudi 20 janvier… (lire la suite)

Dans 13 mois, on remet ça
Les urnes sont closes depuis longtemps, les bureaux rangés, le matériel remisé. Les analyses paraissent : chaque camp a gagné. Les candidats élus sont heureux, et remercient une dernière fois tous ceux qui leur ont permis ainsi de passer ou de rester dans un autre monde. L’électeur, lui, retourne à son quotidien, banal, difficile, oppressant, angoissant. Les belles paroles, les engagements, les promesses, c’est déjà fini. La sentiment d’avoir fait son devoir dans la plus grande démocratie du monde s’estompe vite, très vite, pour faire place à l’indignation d’être constamment oublié par ceux qui briguent suffrages et honneurs… (lire la suite)

Pollution diurne
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi à Lyon, prendre les transports en commun est devenu une évidence. Ca ne date pas d’hier, pour aller au boulot et me déplacer en ville, j’ai échangé le relatif confort de ma voiture contre la promiscuité d’une rame de métro et l’inconfort d’un bus balloté dans une inextricable circulation, ou gravissant virage après virage la colline de Fourvière… Mais cette prise de conscience qu’il n’est plus possible de continuer de la sorte à polluer individuellement et à gaspiller très égoïstement une énergie totalement hors de prix, me coûte… (lire la suite)

Mais ou va t’on ?
Donc, c’est une nouvelle affaire qui secoue autant le milieu sportif que politique. On relate par média controversé interposé, les propos tenus lors d’une réunion de la Direction Technique Nationale (DTN) de la Fédération Française de Football (FFF), dont les protagonistes sont des personnalités…On y parle de la formation de jeunes footballeurs prometteurs, mais on y parle aussi de couleur de peau, et immanquablement de quotas. C’est très à la mode… (lire la suite)

La fin de la faim
Le G20 agricole n’a pas suscité beaucoup de lignes dans la presse. D’abord parce que ce genre de grand-messe, il y en a à tout bout de champ, sur toutes sortes de sujets, au point que je me demande quand les ministres et autres techniciens oligarques fréquentent leurs somptueux bureaux. Ensuite et surtout parce que s’il en ressortait quelque chose d’utile pour la planète et leurs habitants, cela se saurait… (lire la suite)

Un modèle de vertu
Le petit monde politique hexagonal, essentiellement de droite, ne manque jamais une occasion pour rappeler au peuple les causes de la mouise dans laquelle il est plongé : les français répugnent à travailler, les étrangers sont des voleurs, les chômeurs sont des fainéants, les fonctionnaires sont des profiteurs, les 35H sont une aberration… (lire la suite)

Un coucou de là-haut
Ma journée d’hier était bizarre, et quelque chose, un rien quasi imperceptible, me disait que j’allais m’en rappeler longtemps. Juste avant de partir du boulot, j’ai jeté un petit coup d’oeil à ma blogroll, juste en passant, comme d’habitude. Elle m’annonçait que le Coucou venait de partir, alors que je m’apprêtais à publier un billet pour lui souhaiter son anniversaire… (lire la suite)

Salauds de pauvres
Mais dans le même temps, j’apprends que, sous la pression de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la Suède, du Danemark, de l’Autriche, des Pays-Bas et de la République Tchèque, l’Union Européenne remet en question le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) créé en 1987 notamment grâce à l’action de Coluche au sein de ses Restos du Coeur… (lire la suite)

Voleurs de patates
«Voleur» est pour moi un mot à forte connotation, à symbolique lourde. Mon éducation basée sur le respect des autres et des choses m’en donne une image méprisable et assez abjecte. Mais le fait de s’attribuer le bien d’autrui est devenu un acte d’une banalité confondante, empreinte d’une grande violence pour la victime, autant psychologique que physique, et n’est pas réservé à certaines populations régulièrement désignées comme pratiquantes patentées… (lire la suite)

Facture professionnelle
Après un bon quart d’heure à parler de robe, tanins, terroirs, exposition, cépages et vendanges, j’attends la phrase qui tue : combien pour cet assortiment de 12 bouteilles ? Ce qui m’a achevé n’est pas le prix, au demeurant très raisonnable, mais le reste : je vous fais une facture professionnelle, au nom de votre société… (lire la suite)

Triste jour
Il est des épisodes insignifiants du quotidien qui marquent des existences, mon existence. Hier, je retrouvais avec grand plaisir des copains/copines croisés il y a longtemps, au hasard de la vie. Des liens d’amitié se sont tissés, et on se retrouve de temps en temps, autour d’un verre, à raconter nos histoires d’anciens combattants… (lire la suite)

N’oublier pas de donner votre avis, et en 2012 aussi, surtout…
Cinq mois, putain cinq mois !

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2011 en photos

Je ne pouvais guère laisser ce blog finir l’année sur cette impression diffuse de lassitude. Fatigué, oui, mais résigné, non… Alors je vais finir cette trop longue année par un petit billet «rétrospective» puisque Corto nous demande quelles empreintes nous en garderont, quels clichés marqueront l’Histoire, ou, plus proche de nous, quelles images nous auront frappé à titre personnel.

2011 a été riche en événements de tous ordres, avec ses calamités naturelles, le tsunami japonais, ses catastrophes technologiques, Fukushima, ses désastres humains, la guerre en Irak, en Afghanistan, le massacre d’Oslo, la misère grandissante. On a surtout assisté à un regain de lutte pour les libertés, et des milliers l’on payé de leur vie, à commencer par Mohamed Bouazizi, le marchand ambulant dont le suicide est à l’origine du printemps arabe. On pourrait presque parler de la disparition d’Oussama Ben Laden et de quelques dictateurs patentés, de celle de Steve Jobs, personnage emblématique d’un monde axé sur la création de besoins technologiques somme toute assez inutiles et de l’ultra-consommation.

Mais l’unique image que je garderai de cette année 2011 est toute autre. Elle est issue d’une campagne de publicité qui a été retirée sous la pression. Un des visuels montrait le Pape Benoit XVI embrasser sur la bouche l’imam sunnite de l’université égyptienne Al-Azhar, Ahmed el Tayyeb. J’ai trouvé l’image forte, et le symbole magnifique : le jour où le monde en sera à ce point, bien des rancoeurs, des instincts de domination, des conflits et des drames auront disparu de ce monde. La religion occidentale dominante a préféré l’interdire…

Je suis le premier des mécréants. Mais les valeurs telles que le partage, la compassion, l’entraide, la compréhension mutuelle, l’acceptation et le respect d’autrui me parlent. Elles composent pourtant bien le message originel de paix et d’amour de toutes religions quelles qu’elles soient. Alors, pourquoi tant de haine et d’intolérance ?

A vous de répondre et à bientôt en 2012.

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Grosse fatigue…

Cuicui a raison. En cette fin d’année, il est temps pour moi de décrocher un peu, et de me consacrer entièrement à mes proches pour me ressourcer. Ces derniers jours de 2011 sont de trop. Je suis fatigué, physiquement et dans ma tête, à lutter partout contre les vents dans une société qui ne veut plus des précaires, des chômeurs, des fonctionnaires, des basanés, des grevistes, des gens différents… et qui le fait ouvertement savoir.

Ca fait longtemps que ça suffit...J’avais repris sur un fil des leftBlogs une illustration bien parlante du bilan de l’UMP au pouvoir depuis des lustres, et en ai fait un billet, comme pas mal d’autres blogs, jusqu’à ne voir que cela… Cuicui a raison : la blogosphère tourne en rond, incapable de sortir du cercle d’une poignée de brillantes plumes qui dévorent quantités de pages du net et se rendent liens pour liens. Mais cela reste un bien petit univers, cantonné à quelques rares exceptions à sa mouvance, et ignoré assez largement par l’électeur de base, dont la couleur du bulletin de vote reste la plupart du temps lié à son éducation quand ce n’est pas celle du dernier qui a parlé… Les projets et l’argumentaire qui va avec ne sont que décorum, et l’influence des blogs en politique une vue de l’esprit. Je ne blogue d’ailleurs pas pour cela, et heureusement.

Ce mois de décembre est d’une pénibilité extrême. Aux inévitables bilans et rétrospectives de fin d’année, histoire de bien rappeler la situation dans laquelle on se trouve, il faudra encore avaler pas mal de nouvelles couleuvres. Avec l’accumulation des mauvaises nouvelles, je suis sidéré par le peu de résistance dans le pays. Pire, l’aptitude des gens déjà écrasés par la crise à s’en prendre, non pas aux responsables, mais à ceux pareils qu’eux, leurs voisins d’infortune, qui survivent comme ils peuvent dans cette jungle moderne, me glace. Dans ma consternation, j’en ai même oublié de faire un billet pour des causes qui me tiennent à cœur. C’est à vomir.

Au détour de quelques conversations, certaines réactions sont éloquentes : c’est désormais le smicard qui fustige le chômeur en le traitant de nuisible, de profiteur, de responsable de la crise. Et que dire du carré qui se débat encore un peu, et utilise la grève comme ultime moyen de se défendre. Je peux comprendre la situation actuelle du voyageur bloqué, pris en tenaille dans un conflit qui le dépasse, mais je ne comprend pas les réactions d’une violence inouïe contre les salariés. On ne fait jamais la grève par plaisir, cela n’existe pas. On ne choisit même pas de la faire, elle s’impose à vous parce que la situation n’est plus supportable, parce que la discussion est impossible, parce qu’on a largement franchi l’intolérable. Je n’ai jamais fais la grève sans avoir la rage et une grosse boule dans le ventre qui vous ronge 24 heures sur 24. Parce que la grève est un conflit, dans lequel le «preneur d’otage» est autant du coté de l’employeur que des salariés, mais curieusement, seuls les grévistes sont vilipendés, pas un mot sur les raisons de leur arrêt de travail. Le gouvernement n’a pas tardé : bientôt, le salarié lambda sera totalement muet, et toujours plus flexible : le droit de grève va être très encadré. Mais toujours rien pour les patrons voyous et exploiteurs.

Je fatigue, je radote. Quelques jours loin des écrans me feront du bien.

Passez tous de bonnes fêtes.

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Inscrivez-vous !

2012 est une année cruciale, structurante, puisque les citoyens sont appelés à élire le Président de tous les français d’une part, les députés qui nous représentent en tant que voix du peuple d’autre part. Pas mal d’indices laissent à penser que les choix opérés au courant du mois de mai et juin 2012 auront de grandes répercussions sur notre avenir. Jusque là, rien de bien nouveau…

Le prè-requis indispensable pour pouvoir s’exprimer, c’est d’être présent sur la liste électorale. Pour y figurer, il faut s’inscrire. Il y a certes une procédure automatique pour les jeunes de 18 ans, mais elle reste d’un fiabilité bien aléatoire. La nouveauté, contrairement aux scrutins précédant ce quinquennat, c’est l’absence de campagne officielle d’information rappelant ces dispositions : avant, on avisait les gens via la télévision, la radio, la presse écrite, de la nécessite de s’inscrire pour voter.

Aujourd’hui, rien ! @jeSuisCetHomme m’a alerté sur le sujet hier. Il y a bien quelques initiatives locales, et surtout associatives, avec son corollaire : une visibilité quasi nulle. Je connais d’avance la réponse à la question de savoir pourquoi cette inaction des services publics : comme il y a incontestablement plus de mécontents que le contraire, cette population non inscrite ne pourra s’exprimer… Un petit oubli, c’est peut-être une centaine de milliers de voix hostiles en moins dans les urnes, toujours cela de gagné ! Rien à dire, la démocratie est sauve puisque nul n’est censé ignorer la Loi. Cela fait un moment, quelques années même, que le pouvoir actuel joue avec l’ignorance des masses, bien servi par ses vassaux abrutisseurs à la manière de TF1. Du pain et des jeux, avec toujours plus de jeux et de moins en moins de pain.

Dans un scrutin quel qu’il soit, les candidats sont rarement le reflet parfait de l’image qu’on souhaite pour notre société. Ils en sont parfois très éloignés, mais ce n’est pas une raison, ni une excuse pour ne pas s’exprimer. «Ne pas voter peut provoquer un président grave» disaient les Guignols de l’Info. Cette affirmation a aujourd’hui valeur de théorème… L’incurie de nos dirigeants n’est pas forcément une fatalité. Rappelons-nous simplement que le pouvoir, dans une démocratie, n’est simplement que «concédé», et que la rue peut le reprendre assez facilement quand elle estime que le mandataire a failli, ou ne respecte pas ses engagements. Cela reste, quoi qu’on dise, une question de volonté, de nombre, de détermination et de courage.

Avant d’en arriver là, il faut passer par les urnes. Dernier délai pour s’inscrire pour pouvoir participer aux scrutins de 2012 : le 31 décembre 2011, à la mairie de votre domicile. Je vous livre même ici les modalités pratiques.

Amis blogueuses et blogueurs, si le cœur vous en dit…
A tort ou à raison
Bembelly
Brave patrie
Bug brother
Casse toi ! Voilà le peuple !
Chimulus
Combats pour les droits de l’homme
Cpolitic
CSP
Des bassines et du zèle
Des pas perdus
Intox2007
Jacques
L’escalier qui bibliothèque
La feuille charbinoise
Partageons mon avis
La rénovitude
La république du peuple
Lait d’beu
Le blog de Jean-Pierre Martin
Le blog de Méluche
Le gavroche
Le grumeau
Le journal de personne
Le monolecte
Les moutons enragés
Les pensées doubles de Caleb
Les petits pois sont rouges
Lutopick
Ménilmontant
Mon mulhouse
Monsieur Jo
Na !
Nosotros incontrolados
Nouvel Hermès
Pensée libre
Pensez bibi
Philippe Marx
Piratages
Plume de presse
Poison-social
Raoul-Marc Jennar
Rêver de nouveau
Refais le monde avant qu’il ne te refasse
Rimbus
Romain Jammes
Rue affre
Ruminances
Sacha Tognolli
Sarkofrance
Sarkostique
Section socialiste de l’île de Ré
Slovar Les nouvelles
Superno
Un dessin par jour
Vachane
Zgur

auxquels j’ajoute, à titre personnel,
Le grumeau
Chez Homer
Du petit monde de Gildan
BlogExperience
Le jour et la nuit
A toi l’honneur ! La suite…
Bah !? By CC
A perdre la raison
Disgrâce Funky
Le Pudding à l’Arsenic
Woof it
100000 volts

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15 évidences

Pas une semaine ne passe sans que fleurissent sur les blogs des billets-conseils sous forme de liste : mes 17 plus belles cuites, les 11 applis iphones indispensables, les 10 trucs pas nets du dernier Zagreb-OL, etc… Je ne me suis jamais livré à cet exercice, jusqu’à ce jour…

Je vais ainsi faire la feignasse, et tricher un peu puisque je reprends une infographie particulièrement pertinente de Romain sur une actualité qui dure depuis une dizaine d’année.

La campagne électorale pour 2012 a déjà commencé. Pas mal de candidats sont déjà officiellement en lice. Le taulier du pays, théoriquement rassembleur, président de tous les français quels qu’ils soient, au dessus des partis et des querelles partisanes, ne s’est pas encore prononcé, mais comme il utilise l’intégralité de son temps à se défausser de ses responsabilités dans la crise actuelle et à cogner sur la gauche, on peut légitimement supputer qu’il est candidat, qu’il y pense tous les matins, en se rasant…

Dans ce cadre, concernant la gestion actuelle du pays, il n’est donc pas inutile de rappeler quelques évidences…

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Faire de la place

Entre quelques annonces de candidature à la présidentielle de 2012, l’actualité est monopolisée par le grand chamboulement des horaires des trains de la SNCF : 85% sont impactés, officiellement pour simplifier les grilles, moderniser le réseau et l’adapter aux nouvelles lignes à grandes vitesse. Mais n’y a t’il pas d’autres raisons, pas trop politiquement correctes à annoncer, vu la conjoncture actuelle ?

On ne sait pas ou on va, mais on y va tout droit...Le français de base, c’est bien connu, est un râleur étalon. Il n’aime rien, et surtout pas que l’on change ses habitudes, ancré qu’il est dans le conservatisme et un certain «usage paysan», une simple déclinaison du «un tiens vaut mieux que deux tu l’auras» ou de la fameuse «peau de l’ours qu’il ne faut pas vendre avant d’avoir tué la bête». En fait le français, toujours de base, n’apprécie guère le changement pour le changement, la «réformite» aigüe et perpétuelle, toujours présentée sous les traits majestueux de la modernité et du progrès, et qui, peu à peu, rogne ses droits et sa liberté chaque jour davantage, pour un intérêt général des plus discutables.

Notre mode de vie, dit moderne, bien peu parmi nous l’ont choisi, et les impératifs à respecter sont autant d’obligations contraignantes dans le sens ou aucune liberté n’est possible : le boulot (ou son absence), l’endroit ou l’on vit, la manière de se déplacer, autant de domaines où les alternatives sont inexistantes, rien n’est simple, mais on s’en accommode tant bien que mal. Mais quand cet espace plus ou moins stable est secoué en « modernisant » un de ses éléments, on en arrive à des situation ubuesques.

L’illustration vient une nouvelle fois d’être donnée par la SNCF. Le chamboulement des horaires des trains a rompu un équilibre fragile dans de très nombreux foyers, compliquant singulièrement leur quotidien pour travailler ou étudier, pour tous ceux qui galèrent pour simplement survivre. Les victimes de la modernisation sont toujours les mêmes. A ma connaissance, il n’y a pas de cadres supérieurs, pas de professions intellectuelles ou libérales, pas de politiques ni de décideurs dans les trains de banlieues.

On dit le français réfractaire au changement. Je crois surtout qu’il n’apprécie guère qu’une poignée de technocrates des hautes sphères viennent jouer avec son quotidien, surtout quand l’ordinaire est pesant, difficile à vivre, à la limite du supportable tant il est minuté. Qu’apporte en terme de modernité le décalage de 10 minutes d’une rame quand le nouvel horaire empêche purement et simplement son utilisation ? En quoi la suppression d’un arrêt sur une ligne va t’il permettre une meilleure maintenance (de nuit) de la voie ? En quels termes justifier le décalage d’une heure d’un train pour adapter le réseau à la grande vitesse (qui de surcroît circule sur les voies séparées) ?

La modernité à bon dos. Bizarrement dans les médias, personne a parlé de l’obligation faite par l’Europe (directive 91/440) à la SNCF, seul exploitant actuel du réseau ferré français, sommé de faire avant le 1er janvier 2012 un peu de place pour les trais de la concurrence. La politique de rénovation des voies, le cadencement, et autres simplifications des grilles ne sont qu’un seul et même nuage de fumée pour masquer la place rendue libre à la circulation de futurs trains d’opérateurs privés. Le premier train de voyageurs de ce type circule d’ailleurs depuis cette nuit…

Conséquence immédiate de la modernité : soit consentir à des journées encore plus longues et minutées, à attendre sur le quai d’une gare, soit se jeter sur la route et contribuer par obligation à saturer notre oxygène en polluants divers. Belle nouvelle application du Grenelle de l’environnement. Encore une fois, le libéralisme avance ses pions, sans discussion, sans concertation, sans même prendre des gants. L’usager, futur client, ne compte pas. Il est quantité négligeable au yeux de décideurs, mais captif quand il s’agit de payer… Il est temps que cela change, il est temps, pour nous aussi, de faire de la place, et la présence de nouveaux candidats à droite pour la présidentielle 2012 est une très bonne nouvelle.

J’espère que le PS donnera des consignes pour que ces nouveaux candidats obtiennent les 500 signatures requises…

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Libérez Razan Ghazzawi ! #FreeRazan – الحرية لرزان غزاوي

Depuis quelques jours, je suis l’actualité d’un peu loin, priorité au taf… Je me rappelle avoir lu un billet chez Juju, un peu trop vite, en diagonale, jusqu’à celui de Melclalex, qui est très bien, et que je me permets de reprendre en l’état… Je suis particulièrement sensible quand un des nôtres subit une injustice ou est en danger en raison de ses opinions, de son expression, de sa manière d’être. Par là, je ne parle pas seulement de la grande communauté des blogueurs, mais de tous ceux qui défendent la liberté, élémentaire, indispensable et universelle, et Razan en fait incontestablement partie.

Il y a quelques jours, dimanche 4 décembre, les autorités syriennes ont arrêté la blogueuse Razan Ghazzawi à la frontière syro-jordanienne. En route pour Amman, elle devait participer à un atelier sur la liberté de la presse dans le monde arabe quand les services de sécurité syriens l’ont arrêtée et ont saisi son ordinateur.

Razan Ghazzawi, avocate et blogueuse Syrienne qui vit à Damas est une fervente militante des droits de l’homme, blogueuse et utilisatrice quotidienne de twitter, c’est également l’une des rares en Syrie à bloguer sous son vrai nom, elle s’est engagée dans la défense des droits des blogueurs et militants arrêtés par le régime syrien, ainsi que de ceux des homosexuels et des minorités. Elle est en outre coordinatrice du Centre Syrien d’information et du droit d’expression.

Depuis 2009, Razan Ghazzawi anime son propre blog Razaniayyat et dans son dernier billet, du 1er décembre, elle se réjouit de la libération du blogueur syrien Hussein Ghrer, retenu 37 jours par les autorités syriennes.

Son arrestation soulève critiques et colère chez les blogueurs et militants à travers le monde, qui réclament sa remise en liberté immédiate.

Exigeons tous ensemble la libération de Razan le plus rapidement possible, si vous êtes blogueurs, postez vous aussi un billet demandant sa libération.

Le régime tyrannique Syrien démontre chaque jour sa violence et son intransigeance meurtrière, la vie de Razan est en danger, exigeons au plus vite qu’elle soit remise en liberté.

Pour suivre les réactions à l’arrestation de Razan Ghazzawi sur Twitter : #FreeRazan.
Son compte twitter est http://twitter.com/RedRazan.

Une page Facebook a été créé à la suite de l’évènement (il y a déjà plus de 4000 soutiens).

Lien utile : Global Voice en français

« S’il m’arrive quoi que ce soit, sachez que le régime ne craint pas les détenus, mais ceux qui ne les oublient pas. »
Razan Ghazzawi

A nous de jouer, faisons vivre l’appel :
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Carnet de notes de Yann Savidan
La Maison du Faucon
Au comptoir de la Comète
Chez El Camino
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A toi l’honneur !, la suite…
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100 000 V
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Entre Musique et Politique
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Les divagations NRV de cui cui fit l’oiseau.
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Marche forcée

Décembre est le mois des lumières et des cadeaux. A Lyon, depuis 1852, c’est la fête le 8 décembre, et pendant quelques jours, on va en prendre plein la vue. Dans le centre-ville, mais aussi dans les quartiers, la lumière va se jouer de la nuit et nous offrir des spectacles éphémères, souvent insolites, parfois émouvants. Mais cette sortie momentanée des turpitudes du quotidien n’arrive pas à me faire oublier les récentes déclarations de nos grands argentiers, et me fait dire qu’on a pas fini d’en prendre plein la gueule…

L'image d'une société riche et fracassée... Imaginez les démunis au milieu...Le quotidien ? Des «sommets» européens se suivant comme des perles sur un trop long collier, invariablement clôturés par un belle déclaration de victoire, des interventions savamment distillées des agences de notation qui font habilement passer l’inéluctable pour une future possibilité, des responsables politiques obnubilés par leur idéologie, prisonniers de leurs bailleurs de fonds qui les pressent de surcroît de supprimer rapidement ce qui reste des protections sociales, ces graves entraves à générer davantage de profit.

Le cadeau du moment, l’outil magique, l’instrument ultime, oserais-je la solution finale, s’appelle la règle d’or. Devant la fronde de la représentation nationale, y compris dans les rangs de l’UMP d’ailleurs, et de la difficulté à la faire adopter en France, voilà que notre Grand Saigneur veut l’imposer à l’Europe entière, via un traité dont rien ne serait discutable puisque renfermant LA solution par essence. Ainsi, dans le seul espace au monde ou demeurent quelques systèmes de solidarités, forcément déficitaires puisqu’on en réduit les financements via les allègements fiscaux des plus aisés, cette règle d’or supra-nationale emporterait légalement ce qui reste des retraites par répartition, des prestations familiales, de l’indemnisation du chômage et de la maladie…

On se gausse dans la presse des errements dans la gestion de certains comités d’entreprises, en s’interrogeant, à raison, sur la destination réelle de quelques millions. Mais pas un mot sur les 500 milliards qui manquent dans le budget de la France depuis 5 ans… Pas un mot sur l’adoption d’un taux de croissance manifestement gonflé, contre toutes les prévisions, générant à lui seul quelques dizaines de milliards de déficit. Quand on réclame aussi bruyamment la mise en place d’un dispositif tel que cette règle d’or, on commence, en principe par se l’appliquer à soi même. Or le budget 2012 de la France est à la base déjà déséquilibré de plus de 80 milliards, auxquels vont se rajouter, du fait de la dégradation inéluctable du AAA, au minimum 10 milliards rien qu’en intérêts… Dans le même temps on annonce qu’il n’y aura pas de nouveau plan de rigueur. On y croit tous, du grand art !

La règle d’or qu’on veut imposer à marche forcée existe pourtant déjà : elle est prévue au Traité de Maastricht via les fameux critères de convergence. Aussi, avant d’élaborer un nouveau traité européen, il faudrait peut-être rappeler à ces messieurs de commencer à respecter ceux qui existent.

A moins que son but soit d’y cacher plein de nouveaux cadeaux.

Pour un prochain pot de départ ?

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Célèbre Nicolas

A la vue des rues illuminées de mille feux et des vitrines richement décorées qui annoncent Noël, comment de pas s’évader un instant de ce monde de brutes et redevenir pour quelques secondes un enfant crédule et émerveillé ? C’est que cette journée, pour les gens de l’Est, et plus particulièrement pour l’alsacien que je suis, est un peu particulière. Je me rappelle comme si c’était hier, l’odeur si particulière du pain d’épice qui m’attendait au petit déjeuner, le matin de la Saint-Nicolas.

Le 6 décembre, c’est la Saint Nicolas, le patron des écoliers, celui qui, bien avant le Père-Noël officiel, venait apporter les cadeaux aux enfants sages. Accompagné du «Hans Trapp», un espèce de père fouettard hirsute censé au contraire punir ceux dont la conscience n’était pas irréprochable, il distribuait pain d’épice, sucreries, et le fameux «Männele», une brioche en forme de bonhomme.

La légende s’appuie sur un personnage réel, Nicolas de Myre (270-345), connu pour être le protecteur des enfant, des veuves, des gens faibles. On dit de lui qu’il était bienveillant, généreux et loyal, caractéristiques qu’on accorde volontiers à tous les porteurs du prénom. Venant du grec nikê, «la victoire» et laos, «le peuple», il a été porté par quelques illustres personnages. Je n’en retiendrais que quelques uns, passés dans la postérité selon leur mérite, et non selon leur naissance, ce qui exclut d’office Rois, dignitaires et autres tortionnaires.

Parmi les plus significatifs à mon sens, Nicolas Flamel (1330?-1418) a toute sa place. Il fut à l’origine du mythe de l’alchimie et de la pierre philosophale, et a fait couler beaucoup d’encre. Un peu plus tard, il y eu Nicolas Machiavel (1469-1527), resté célèbre pour «Le Prince», ouvrage référence d’un concept d’exercice particulier du pouvoir, entre cynisme et mépris, resté très actuel. Presque en même temps, un autre fera durablement parler de lui. Nicolas Copernic (1473-1543) défendit l’héliocentrisme en affirmant contre les théologiens, que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil et non l’inverse… A l’époque, il fallait oser.

Quelques autres me viennent spontanément à l’esprit, Nicolas Poussin (1594-1665), génie de la peinture, que j’ai récemment découvert au Musée des beaux-Arts de Lyon, Nicolas Boileau (1636-1711), poète, écrivain, auteur des «Satires», Nicolas Fouquet (1615-1680), magistrat, surintendant des finances auprès de Louis XIV, mais en raison de sa collusion avec le milieu des manieurs d’argent, son clientélisme et son enrichissement personnel, il fut arrêté pour malversations. Un avant-goût…

Dans mes souvenirs d’enfant, je revoie Nicolas, Pimprenelle et Nounours me dire bonne nuit tous les soirs, dans une étrange boite à image. Impossible de m’endormir sans… Ensuite vint la lecture, et l’incontournable et jubilatoire «Petit Nicolas» de Sempé…

Il en reste quelques uns dans ma vie, qui m’accompagnent de près ou de loin. Il y a mon petit frère, 196 centimètres, 110 kilos, des mains comme 2 entrecôtes, et un coeur tout aussi gros… La crème des frères. Il y a aussi tous ces nouveaux venus que je ne connaissais pas il y a 18 mois, les blogueurs et blogueuses, avec qui on croise les lignes, et de temps en temps les verres. Parmi eux, il y a Nicolas, Nicolas, et le vrai number One, un homme rare que j’ai eu la chance de côtoyer, humaniste, clairvoyant en politique, entier et sincère, qui apporterait beaucoup à la société s’il faisait de la politique ailleurs que sur des blogs. Mais je comprends totalement et partage ses raisons de s’en tenir éloigné. De son vivant, il est déjà presque un Saint, prêchant la bonne parole à La Comète, sa cathédrale devenue mythique au point d’attirer les blogueurs de toute la France et même la presse. Il est des Nicolas qui laisseront des traces dans ce monde et dans mon esprit plus que d’autres.

Bonne fête à vous tous.

Je crois bien n’avoir oublié personne…

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Triste jour

Il est des épisodes insignifiants du quotidien qui marquent des existences, mon existence. Hier, je retrouvais avec grand plaisir des copains/copines croisés il y a longtemps, au hasard de la vie. Des liens d’amitié se sont tissés, et on se retrouve de temps en temps, autour d’un verre, à raconter nos histoires d’anciens combattants…

Mais hier, ce n’était pas drôle. D. semblait heureuse de se retrouver, d’être là ensemble, à l’abri de la fureur du quotidien. Mais sa gêne était palpable, impossible à masquer, si bien qu’elle fondit en larme bien assez vite pour nous apprendre qu’elle avait dû s’inscrire au Restos du Coeur pour pouvoir manger…

Distribution aux Restos du Coeur, bientôt première cantine de FranceD. a passé sa vie derrière un guichet et s’est occupé de ses enfants. Puis vint la maladie, une de celle que l’on ne choisit pas malgré son sens profond des responsabilités, qui vous tord et transforme à jamais votre maigre salaire en pension ridicule d’invalidité. S’en suit une séparation, puis une nouvelle maladie, toute aussi sévère… A 55 ans, la retraite est un mirage qui s’éloigne toujours un peu plus, et l’immédiat, le logement, les besoins des plus élémentaires, se dresse comme une montagne infranchissable, mais il faut faire avec. Le courage, la volonté, la ténacité, contre un appui prolongé sur la tête sous la ligne de flottaison, cela ne sert à pas grand chose… Je suis rentré bouleversé, hagard. Je la savais pas bien riche, mais pas à ce point. Voilà ce que devient le crépuscule d’une vie de travail, de tête courbée, d’acceptation de tout et de rien. De toute façon, il n’y a rien à négocier, à offrir en contrepartie, que des bras et la misère.

Pourtant, en rentrant hier, j’ai entendu un discours tout autre. Notre Nain Compétent a martelé à Toulon qu’il n’est toujours responsable de rien. Depuis 10 ans indirectement ou directement au manche, le bilan, c’est quelques centaines de milliards de dettes supplémentaires, quasi 10% de chômage, une main-mise sur les libertés individuelles, un service public dévasté, une société clivée, un modèle social saccagé, une précarité galopante et une pauvreté grandissante jusqu’à l’insupportable. Les responsables, c’est les institutions, les autres, la mondialisation, les traités, la crise… auxquels pourtant, son idéologie a très activement participé, et dont il a personnellement soutenu sans réserve les moindres mesures.

Ce n’était pas un discours sur l’Europe, la France, la situation économie. C’était un banal discours électoral, l’entrée en campagne d’un candidat, plus enclin à donner des leçons, dans et hors des frontières hexagonales (sic), à envoyer des pics hors de propos pour un président se voulant rassembleur (re-sic), et à jouer sur les peurs. Comme s’il était un seul instant simplement «possible» de sortir quiconque de l’Euro sans provoquer le cataclysme que l’opération est censée éviter…

Le discours, la réalité, la vraie vie… La perspective est saisissante. Pour celles et ceux qui perdent pied, elle est effrayante si elle n’était pas aussi réelle, aussi rapide, aussi dramatique. Une seule chose est juste dans ce verbiage à talonnette : «il faut des sanctions pour ceux qui ne respectent pas leurs engagements». Indispensable même. Cela n’apportera pas de beurre dans les épinards de D., mais cela ferait déjà bigrement plaisir.

Dans la grisaille, c’est toujours bon à prendre.

Chez des copains :

Et tout autre chose, quoique :

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