Question d’allure

Il est bien des choses qui se font depuis des temps reculés parce, tout simplement, il en est ainsi. On s’y plie de bonne grâce, sans même y réfléchir d’ailleurs, tant ces actes sont naturels, tant ils sont ancrés dans l’inconscient collectif ou font partie de ce que je qualifierais de valeurs nobles. Mais cette période de fin de règne pour quelques uns voit de bien curieuses remises en causes de la tradition humaniste de la France, et de bien vilains concepts sur la manière de traiter l’étranger, responsable de l’insécurité et du pillage de la solidarité nationale. Rien de mieux pour soutenir l’industrie que de relancer massivement la fabrication de barbelés afin de garnir les frontières de notre beau pays…

Mitterand à gauche, Giscard à droite, presque en noir et blanc...Fini les grandes traditions. Même les plus insignifiantes sont balayées. Le gnome n’a d’ailleurs pas daigné serrer les pognes des footballeurs finalistes de la Coupe de France comme cela se fait d’ordinaire, craignant sans doute une bronca appuyée, ce qui n’a tout de même pas manqué de se produire, lors d’une brève apparition de son auguste personne sur les écrans du stade.

Partout autour de moi, je ressens ce rejet absolu du personnage. Il ne lui reste pour exister que le fameux débat télévisé d’entre deux tours. Cette vieille tradition alimente l’Histoire de petites phrases bien préparées et bien servies, qui, avec un brin de nostalgie, font sourire aujourd’hui. Cependant, cet exercice incontournable, qui s’apparente à un ridicule combat de coqs, ne fait, sauf accident, que très peu bouger les lignes parce qu’il est trop préparé, trop formaté pour aborder réellement le fond des programmes. On y jugera un personnage sur une phrase, une mimique, un sourire, un désarroi mal maîtrisé…

Cette péripétie m’indiffère. L’exaspération est là, palpable, envahissante, et chaque jour plus vivace à mesure que le terme approche. Et je suis loin d’être le seul à la ressentir. Ça et là, dans le bus ou ailleurs, il y a des phrases qui fusent, mêlant le quotidien, le temps qu’il fait et d’étranges double-sens, comme une espérance secrète, comme pour accélérer le temps et nous rapprocher un peu plus vite de cette fameuse frontière du dimanche 6 mai 20 heures…

Parmi les agacements qui m’interpellent, il y a cet édito du Petit Bulletin de l’entre deux tours. Cet hebdo papier gratuit sur l’actualité cinéma, spectacles, concerts, théâtre, danse, expositions, musique à Lyon, Grenoble et Saint-Étienne est une mine d’or en matière d’information culturelle. Sur fond de présentation du naufrage du Titanic en bande dessinée, la redac’chef Dorotée Aznar, qu’on ne peut franchement pas classer comme activiste politique, a livré une pépite que je souhaitais partager ici.

En attendant le retour d’une vraie monnaie qui a de la gueule (le franc), le retour des femmes à leur vraie place (la maison), l’arrivée tant attendue du libre choix de ne pas avorter (pour avoir de quoi s’occuper à la maison), la création d’un vrai ministère utile (le ministère des souverainetés), et le rétablissement de la peine de mort (à partir de treize ans, si possible, en laissant une marge de négociation jusqu’à quinze), en attendant la mise en œuvre de ces thèmes chers à un nombre grandissant de nos concitoyens (6.421.773 pour être exact), nous avons tous de même décidé de ne pas nous priver de la joie de voir le navire prendre l’eau. Le Petit Bulletin d’entre deux tours vous invite donc à regarder le bateau couler, et à trouver ça beau. Pour ce faire, nous avons taillé un bout d’iceberg avec le scénariste Cédric Rassat et le dessinateur Emre Orhun qui éditent, en plein revival « My my heart will go on and ooooooon », « La malédiction du Titanic », une bande dessinée qui, certes, n’empêchera pas le naufrage de se produire, mais qui aura le mérite de montrer que, même dans la chute, on peut avoir de l’allure.

Voilà, c’est envoyé. Et quelle allure…

Demain, si vous me cherchez, je suis dans la rue, en vraie manifestation.

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Le vrai, le faux

Je compte les jours comme jamais, sans énergie, comme entravé par une mystérieuse force maléfique. Tout ce que je touche, tout ce que je lis ou entends me renvoie des relents de vomi en flot continu. Je n’en peux plus de cette campagne. Les thèmes glauques, tournant tous autour de «l’étranger», se lancent ouvertement, sans aucun complexe. Marine Le Pen et son idéologie est partout, au centre d’un débat qui n’en a que le nom tant il est vide. La grisaille du printemps se teinte en un brun de plus en plus soutenu, annonçant une bourrasque qui va faire bouger bien des lignes.

Plaie Mobile, en avant les bobards...Face au gros temps, sentant le pouvoir leur échapper pour de bon, l’UMP s’est livrée à une danse du ventre en règle. «Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît» faisait dire Michel Audiard à un de ses tontons flingueurs. Presque 50 ans après, la maxime reste d’une actualité brûlante. Ainsi, des personnages du sommet de la pyramide sociale, pourtant intellectuellement supérieurs, clamant à tue-tête leur attachement à la défense de l’intérêt général, se sont livrés à de sordides déclarations dignes d’une cour de récréation d’une école maternelle, enchaînant mensonges, allusions, manipulations et grossièretés à un rythme effréné. Ils ont presque tout osé. Il ne manque plus qu’une affaire de cul bien crade.

L’émission politique «Des Paroles et des Actes» de France2 n’a pas dérogé à la mode du moment. Si François Hollande y est apparu calme et posé, même carrément brillant au moment d’aborder des questions relatives aux institutions, Toto 1er faisait preuve d’une excitation extrême, attaquant dès sa première phrase son adversaire en dessous de la ceinture… Adieu programmes, bilan, affaires, les palabres ont tourné autour des étrangers, des délinquants, des délinquants étrangers, de Tariq Ramadan, du faux vrai-travail et de la situation des 80 footballeurs concernés par les 75% de taxation au dessus du million, avec un petit retour par les étrangers pour ceux qui n’auraient pas compris la première fois… Les 16.000 nouveaux chômeurs, eux, peuvent se brosser. Oubliés…

Le vrai, le faux et les aboiements d’une meute qui enrage de perdre ses privilèges ne font que renforcer la défiance des gens ordinaires envers les professionnels de la politique, de quelque bord qu’ils soient. Le débat programmé pour le 2 mai ne va rien apporter de neuf, sinon renforcer cette détestable impression. On n’y parlera pas de programme, on se contentera de pousser l’autre à la faute par l’envoi de piques plus ou moins habiles… Cela apporte de l’eau au moulin de la maquerelle. Il faut absolument casser ce cercle vicieux. De ce point de vue, les propositions de François Hollande concernant notamment le cumul des mandats et de la moralisation de la vie publique est une très bonne chose, mais il ne faut pas en rester là, il faut aller beaucoup plus loin, et redonner aux simples gens d’autres perspectives que la tonte systématique.

Le changement, c’est maintenant, c’est tout simplement indispensable.

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Plus que jamais le changement

J’avais mis une bouteille de champagne au frais. Depuis 2007, l’UMP n’a remporté aucune échéance électorale, et ce premier tour n’a pas dérogé à la règle. Mon plus ardent désir était de voir Napoléon en talonnettes battu dès le premier tour, ce qui n’était encore jamais arrivé pour un président sortant lors de cette Vème République. De ce côté, mon souhait a été exaucé, Toto 1er est désormais le premier des loosers, mais la bouteille est restée au frais. Je n’avais guère le cœur à la fête : il flotte dans la rue une puanteur insupportable. Près d’un français sur cinq a voté pour les fachos.

La dedans, 18% de bulletins de fachos...La seule parole censée que j’ai entendu parmi les ténors de la droite vient de Rama Yade : «Marine Le Pen à 40 ans, on va en prendre pour 20 ans». C’est peut-être pertinent comme remarque, mais Rama oublie sa part de responsabilité dans cette ascension qui est à la mesure de la déliquescence du pays. Voilà où nous a mené 10 ans de sarkozysme : un pays à la merci des marchés, incapable désormais de maîtriser son destin. Le plus drôle finalement est de se retrouver maintenant avec une droite broyée, principalement par ceux que l’UMP voulait absorber… Une grande réussite de plus.

Avec «tremblez le système» comme avertissement, la maquerelle brune est lâchée, n’hésitant pas à s’autoproclamer «chef de l’opposition». Malgré ses efforts pour cacher la véritable nature de son mouvement et les excès de son père, la réalité xénophobe et intolérante transpire de partout. Il ne lui manque que la frange et la moustache. J’ose encore espérer que cette expression sortie des urnes reste pour une bonne part un mode de contestation, de défiance face aux élites indifférentes et sourdes à la souffrance causée par la rigueur artificielle imposée au petit peuple. Je peux comprendre que la désespérance pousse à des choix par dépit, sans partager réellement les idéaux racistes et nationalistes. Quoique. Flirter avec le diable au mépris du danger n’a jamais sauvé personne.

Cette contestation, il y a pourtant bien d’autres manières de la porter. J’ai personnellement choisi de la matérialiser au travers de Jean-Luc Mélenchon afin de donner un signal fort au prochain président de la République. Désormais, François Hollande a une lourde responsabilité : il doit absolument entendre ce vacarme. Il ne peut se contenter d’accompagner le système, d’adoucir la sentence et gratter à la marge pour préserver je ne sais quel pseudo-privilège de la caste de la finance, sans quoi le Front National s’octroiera un score encore supérieur dans 5 ans. Il ne s’agit pas de porter les thèses du FN, mais simplement de permettre aux gens, de gauche ou d’ailleurs, égarés à l’extrême droite de retrouver des raisons de croire en la politique, de se reconnaître dans l’action menée par un président de gauche menant une politique solidaire, protectrice des excès du capitaliste, et redistributive avec équité des fruits du travail.

Le changement, c’est maintenant. Je veux dire le vrai changement…

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Exprimez-vous !

«Quand cette personne m’a ouvert, il y avait des cafards sur sa porte, deux enfants dans ses bras, trois autres assis par terre, je ne pouvais pas couper, je ne pouvais pas…» témoigne Jef Duval, 23 ans, technicien clientèle ErDF. Il avait été envoyé par sa Direction pour mettre en place un SMI (service minimum 1000 Watts), c’est-à-dire pour baisser la puissance électrique de cet appartement. L’agent du service public commet alors le seul acte humaniste que lui intime son libre arbitre : il désobéit, ce qui lui vaut une mesure de licenciement votée en conseil de discipline interne de son employeur ErDF le 17 février 2012.

Jef Duval, agent ERDF, un "juste" moderneEn ce jour de premier tour de présidentielle ou tout débat politique est proscrit, les surveilleurs du oueb peuvent aller se gratter. Aujourd’hui je ne parle pas politique, je parle d’humain, je parle de résistance. C’est peu de dire que je suis indigné devant tant de bassesse de la part d’une entreprise naguère publique, qui a dégagé 3 milliards d’euros de bénéfice en 2011. «Nous vous devons plus que la lumière» qu’ils disent…

EDF et ses filiales oublient leurs missions de service public au profit des intérêts financiers de ses actionnaires. Il est essentiel que les salariés comme Jef restent attachés au service public, ne se contentent pas d’exécuter des ordres contraires à la morale la plus élémentaire et prennent en compte l’aspect humain. C’est tout à leur honneur et nos directions ne peuvent traiter ces comportements responsables par la répression, comme elle le fait de plus en plus souvent.

L’accès à l’énergie est un droit rappelé comme suit dans la loi de février 2000 relative à la modernisation et au développement du service public de l’électricité : «[Le service public de l’électricité] concourt à la cohésion sociale, en assurant le droit à l’électricité pour tous». La précarité, qui touche de plus en plus de familles, ne peut priver personne de ce droit ! Jef n’a donc fait qu’appliquer l’esprit de la Loi, malgré les consignes de l’entreprise qui poussent de plus en plus ses salariés à procéder à des coupures sans vérification, sans prise en compte des situations individuelles et des conséquences humaines. Et je n’ai pas parlé du fameux «tarif social», lancé à grand bruit en 2008 par l’actuel gouvernement, et qui n’a toujours pas la moindre réalité dans les faits… Comme beaucoup d’autres choses d’ailleurs !

Cette histoire est une nouvelle preuve qu’une entreprise privée à but lucratif ne peut garantir correctement des missions de service public. Jef Duval est un modèle du genre, un «juste».

Mais pour l’heure, Jef a besoin de nous. Allez signer la pétition pour exiger l’abandon immédiat de la mesure qui le frappe. C’est ici.

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Retour à la lumière

Jamais un scrutin n’a été aussi important. Il s’agit tout bonnement pour moi d’effacer de ma mémoire 5 années noires. Je me rappelle ce fameux 6 mai 2007 à 20 heures et 7 secondes. Ce moment reste dans ma mémoire comme le choc qui me causa une vilaine blessure, lancinante, impossible à cicatriser, et dont la douleur s’intensifie à chaque apparition du Lider Minimo dans les médias. Autant dire que je n’ai pas souvent de répit. La lumière devient de plus en plus brillante à mesure que l’on s’approche du bout du tunnel. Et pourtant, j’ai cette détestable impression que rien ou si peu ne changera dans notre vie quotidienne.

Nombre de copains des Leftblogs ont publié un argumentaire précis en 17 points, appelant à voter François Hollande dès le dimanche 22 avril. Je n’ai pas relayé l’appel ici, non pas parce que je ne partage pas ces idées mais parce vous autres lecteurs, vous êtes assidus, déjà très concernés, et plus vraiment à convaincre sur le sujet : lire la même chose sur tous les blogs qu’on parcoure n’a aucun intérêt. Je n’ai pas relayé parce que je trouve que ces mesures, même si elles marquent une rupture radicale avec ce qui s’est fait jusqu’à présent, ne vont pas assez loin. De toute évidence, elles tentent de palier les invraisemblables dysfonctionnements d’une économie. Elles accompagnent le système, elles ne s’y opposent nullement.

Jean-Luc Melenchon 3ème, ou peut-être mieux...J’ai, jusque hier, été hésitant sur le bulletin que je déposerai dimanche dans l’urne. Mon choix du cœur envers Eva Joly serait une voix perdue, non pas par la qualité de la personne et de son discours, mais parce en l’état actuel des choses, elle n’a aucun poids dans le débat. Le choix de la raison, François Hollande, ne servirait guère davantage, puisque la victoire, sauf accident, lui est promise, ce qui me semble toute de même l’essentiel… Il reste Jean-Luc Mélenchon, résolument en lutte contre un système dévoyé. Avec ma voix, je pense être vraiment utile afin de lui donner un poids suffisant pour gauchir un programme perfectible sur bien des plans, notamment en matière de protection de la multitude servile, concernant la redistribution des fruits de travail et aussi d’écologie.

Battre Toto 1er reste cependant l’unique objectif du moment. Fini les coups de canif incessants donné au contrat, fini la confiscation du pouvoir à des fins très personnelles, les lois sur mesure, les cadeaux aux copains, fini les vendettas envers tous ceux qui osent se mettre en travers de son chemin, ce mépris à l’endroit des non-possesseurs de Rollex à 50 ans, fini les menaces et les stigmatisations pour une couleur de peau ou une religion, fini les protections judiciaires… La sanction arrive.

Malheureusement pour la suite, le reste, la vie quotidienne, quel que soit l’élu, ne changera que peu. Les problèmes de logement, de chômage, de santé, d’éducation vont perdurer, plombés par l’héritage de ces années de gabegie grandiloquente et de préservation d’intérêts privés. D’ailleurs, le FMI ne s’est pas privé d’intervenir dans le débat, fustigeant les candidats majeurs pour leurs prévision de croissance future et de remboursement de dette. J’ai déjà peur que, sous la férule de ce monde globalisé, plié aux ordres du grand frère yankee, la pression ne soit telle que la sauce hollandaise tourne rapidement jusqu’à devenir aigre et indigeste…

Dans ce contexte, n’y a t-il pas intérêt à tout casser, à repartir sur autre chose comme le propose Jean-Luc Mélenchon, à réinventer un roue qui tourne enfin pour tous ? La crise, franchement, est un artifice bien pratique, et il n’y a aucun début de solution en vue à contraindre sans fin le peuple à la rigueur pendant que l’élite s’amuse et s’engraisse. La remise en cause, la révolution diront certains, du système n’est pas si impossible comme on voudrait nous le faire croire. En 1789 aussi, c’était impossible, et l’événement a pourtant servi de modèle dans le monde entier…Quel signal ce serait à destination des oubliés grecs, espagnols, portugais, italiens, contraints de la pire manière !

Je n’ai jamais cogné sur aucun candidat de gauche. J’ai même participé aux «iripostes» pour François Hollande chaque fois que possible, parce que le changement, il y en a vraiment besoin. Selon toute vraisemblance, Hollande va gagner, avec l’aide de toutes les forces de gauche. Il convient donc de tenir compte de cette expression multiple et impatiente, parce qu’un président, contrairement au précédent, l’est pour tous les français, et pas seulement pour ceux encartés au PS.

Dimanche, allez voter.

Après la pluie, le beau temps. Et quelque chose me dit que dès lundi, il va faire grand soleil.

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La mort est dans le pré

Documentaire diffusé sur France 2 le 17 avril à 23h

«Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé. Je n’ai pas de raisons de me taire». L’agriculteur qui nous parle est atteint d’un cancer à 47 ans. C’est une victime des pesticides qu’il manipule tous les jours. Des centaines d’agriculteurs sont frappés, victimes des produits phytosanitaires que l’on croyait anodins. Ils les ont utilisé depuis les années cinquante sur leurs exploitations jusqu’au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l’hôpital. Une épidémie de cancers et autre maladie de Parkinson liés aux pesticides apparaît au grand jour. Ce documentaire est une immersion auprès d’agriculteurs atteints de maladies mortelles.

«Epandez» très largement l’information, et réservez dès maintenant votre soirée du mardi 17 avril 2012 vers 23h sur France2 (rediffusion le 20 avril à 1h21) car il y aura un «avant» et un «après» le film «La mort est dans le pré» dont voici la bande annonce :

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Résultat arrangé ?

Le dernier week-end a été particulièrement chargé. A Paris, on a couru de partout, frénétiquement, à la poursuite d’une coupe, d’une médaille, ou d’électeurs égarés. A l’approche de la première ligne d’arrivée, la bousculade, la saturation, est inévitable. Je n’en peux plus de parler toujours des mêmes choses, de lire invariablement les mêmes inquiétudes sans que rien ne s’améliore, d’entendre immuablement des promesses sans lendemain. Ainsi, je vais pour un billet laisser tomber la politique et raconter autre chose…

Tous les candidats ont fait du bruit dimanche, mais je n’ai rien entendu. Je ruminais. La veille, j’avais assisté à un bien étrange spectacle, une parodie, mettant en scène 22 jeunes gens sur un pré, devant 80.000 spectateurs prisonniers et consentants… Il paraît qu’on y jouait au football, que c’était un finale entre 2 équipes forcément brillantes.

Bien plus l’ont vu : l’Olympique de Marseille, pourtant peu au fait de son art, éloigné de toute possibilité de bien figurer, plombé par une série négative impressionnante, l’a emporté contre toute attente sur l’Olympique Lyonnais, alors bien plus en jambe. En principe… J’entends déjà les quolibets me traitant de mauvais-joueur. Ce n’est franchement pas le cas : l’OM a mérité sa coupe en bois, mais le spectacle a été si affligeant que bien des interrogations n’ont pas tardé à fuser dans mon esprit : et si ce match était tout simplement arrangé ?

Parce que les enjeux au coup d’envoi de cette finale sont colossaux sans que le supporter de base ne s’en rende bien compte. Le club marseillais privé de toute compétition européenne, c’est tout simplement impensable. Financièrement, c’est la fin d’un monde : impossible de conserver les joueurs majeurs pour qui le projet sportif et financier ne correspondent plus à leur attentes, difficile d’attirer joueurs, sponsors, médias, spectateurs, impossible de rebondir, même à moyen terme… L’OM le sait pour l’avoir vécu au cours des années 1994/95. De surcroît, la richissime Margarita Louis-Dreyfus, propriétaire du club, n’a jamais fait mystère de ses intentions de vente du barnum sans un minimum de retombées médiatiques. Dans la mesure ou l’OL joue une autre finale, à priori accessible face à Quevilly, pensionnaire d’un championnat inférieur de 2 niveaux, un partage n’est pas inenvisageable : la Coupe de la Ligue pour sauver financièrement Marseille, la Coupe de de France pour sauver la face de Lyon…

Comment expliquer autrement la piètre prestation, cette parodie de football ? Aucun tir, même non cadré n’a été aperçu jusqu’à la 70ème minute. Marseille n’a guère mieux joué que d’ordinaire : pas d’attaque, pas de fond de jeux, un déchet technique indigne pour des joueurs professionnels. On ne peut donc guère les accuser. Coté lyonnais, les manquements inhabituels sont par contre criants et manifestes : le milieu et l’attaque ont été complètement apathiques, fantomatiques. Comment une équipe, pas forcément toujours brillante, mais globalement assez efficace, dans une bonne dynamique, peut passer à ce point au travers si ce n’est par choix délibéré ?

Je ne serais pas outre mesure surpris qu’un joueur (au hasard N’Koulou…) apparaisse dans l’effectif lyonnais lors du prochain «mercato». Une espèce de contrepartie déguisée pour la galerie, qui s’est farcie le temps d’un week-end 16 heures de car pour une question de gros sous et une manipulation grossière… La glorieuse incertitude du sport, celle qui rend les hommes égaux un temps, et le geste magnifique, tend à disparaître aussi inexorablement qu’une promesse électorale tenue.

Je ne pense pas me tromper de beaucoup.

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Le cœur ou la raison

Je dois vous faire un aveu. A quelques jours du premier tour de la présidentielle, je me questionne toujours pour savoir quel bulletin je vais glisser dans l’enveloppe. N’ayez pas peur, je n’ai pas viré ma cuti, je n’ai aucunement changé de bord. Mon cœur reste bien ancré parmi ceux qui placent les valeurs humanistes avant toute autre chose. La problématique repose essentiellement sur deux points : qui propose un vrai programme d’équité, donc de partage des richesses, qui peut battre l’usurpateur actuel qui nous sert de président ?

Perdu ? Non, pas vraiment...En fait, selon moi, il s’en rajoute un autre, des plus prégnants : comment transmettre notre environnement à nos enfants dans un état acceptable ? La diffusion sur les chaînes du service public des clips officiels de la campagne a un peu amplifié mon questionnement. Il y a maintenant un choix douloureux à faire, marqué entre la volonté de changement radical, excluant à priori de donner sa voix à un candidat jugé marginal, et celui d’exprimer ses convictions profondes. Pour une fois, j’aimerais tant voter «pour» et non «contre» quelqu’un ou quelque chose.

Je vais peut-être surprendre, mais j’aime bien Eva Joly. C’est mon premier choix, celui du cœur. Elle représente la synthèse de ce que devrait être un personnage politique : un citoyen issu de la société civile, non un professionnel issu du sérail, rompu à la rhétorique propre à ce monde particulier. Ses adversaires ont vite compris le danger du «parler simple», et en ont rapidement fait un handicap. Et pourtant, ce monde là, elle le connaît pour l’avoir côtoyé de très près, dans les palais de justice. Plus que tout autre, elle a mis au jour tous les liens pourris entre le pouvoir et l’économie, elle en a distingué toutes les turpitudes les plus ignobles. C’est aussi comme simple citoyen qu’elle perçoit quotidiennement les attaques contre l’environnement, les mensonges et les arrangements des pollueurs à des fins très très particulières. Comme elle a raison : on ne peut continuer ainsi à négliger aussi aveuglement notre environnement, en laissant les bétonneurs, les semenceurs, les atomistes et autres apprenti-sorciers jouer à quitte-ou-double avec la planète à chaque prétendue avancée technologie. Surtout au vu du résultat : de plus en plus de gadgets, de besoins inutiles, de consommation effrénée, mais aussi de plus en plus de misère, d’isolement, et de dérèglements climatiques, de catastrophes soi-disant «naturelles»… On ne peut plus se passer de l’écologie : elle devrait trouver une place centrale dans toute décision politique.

Mais il y a aussi la raison, celle induite par le besoin de changement, aussi par la nécessité de bouter l’actuel locataire de l’Elysée hors des lieux. François Hollande est le seul en capacité de le faire. L’homme a travaillé sa posture depuis bien longtemps et peaufiné une image et un programme à la hauteur de son ambition. C’est là que réside le problème principal : Hollande est un homme de parti, de système, qui ne s’est jamais frotté par sa naissance à ce qu’est la vraie vie, comme acheter le pain, prendre le métro, trouver ou garder un emploi. Un quotidien banal, une réalité devenue pesante sous l’effet de la crise pour l’immense majorité. Son programme est certes différent de celui de la droite au pouvoir depuis 10 ans, mais il reste très loin des aspirations d’équité et de justice sociale que réclame le pays, parce qu’il accompagne le système, il ne s’y oppose pas.

Ansi, c’est un peu naturellement que j’ai été amené à m’intéresser à Jean-Luc Mélenchon. Ayant voté à la primaire PS pour Arnaud Montebourg, le cheminement n’est pas illogique. Mélenchon est un tribun émérite, et son discours, dans le contexte actuel, porte : comment de simples gens, n’ayant pas le droit ni la possibilité de dépenser plus de ce qu’ils ont, peuvent-ils, comme on nous le rabâche, être la cause de la crise ? Pourquoi doivent-ils alors régler la note de jeu de la caste des banquiers et autres profiteurs d’un capitalisme cupide et inhumain ? Pourquoi les fruits du travail échappent autant à ceux qui donnent leur bras pour produire, et pourquoi tant en sont privés ? Ces questions ont toutes des réponses, simplement évidentes et de bon sens. Mais le programme de François Hollande n’y répond pas, ou trop partiellement. Le changement, c’est maintenant. Il ne doit pas se mesurer uniquement à la marge, ni se résumer à un simple remplacement de tête.

Cette vague incertitude a d’autres origines. Elle résulte aussi de la position inflexible du candidat du PS, refusant tout compromis sur les questions écologiques, rejetant toute dérive «gauchière» de certaines propositions du Front de Gauche. Cette manière de faire n’est pas très rassembleuse.

Elle résulte surtout de la quasi assurance de voir Toto 1er battu largement au second tour. Le spectre d’avril 2002 étant désormais totalement effacé, le duel final opposera les deux gros, ce qui pourrait laisser un peu de marge dans l’attitude à adopter au premier tour. Mais la raison m’invite de nouveau à reconsidérer mon attitude puisque je souhaite plus que tout que Toto 1er soit battu dès le premier tour. J’y tiens absolument afin que le margoulin ne puisse se vanter d’avoir ainsi obtenu un quitus pour son action à la tête du pays. Vraiment sans aucun complexe.

Il me reste 11 jours pour peser tous les tenants et aboutissants…

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Qu’on en finisse !

A un peu plus de quinze jours du premier tour de l’élection présidentielle, je suis partagé entre la saturation, engendrée par une campagne vide et sans relief, et l’impatience de voir le Lider Minimus perdre l’immunité due à son rang. La tension monte, mais je ne suis pas inquiet pour une victoire de la gauche. Ce n’est pas la récente publication d’un catalogue d’idées réchauffées, très loin des préoccupations de français, toutes aussi démagogiques les unes que les autres, qui va modifier la donne.

Avec 5 ans de plus, Sarko va nous tuer...D’ailleurs, personne dans le corps électoral ou si peu n’a changé d’avis au vu des programmes publiés, les choix étant très majoritairement dictés par la couleur politique, puis par les personnalités intrinsèques des candidats. A ce compte, bâtir une image est un travail de longue haleine, et une campagne électorale à elle seule n’y suffit pas.

Comme le citoyen va devoir désigner un bonhomme, je souhaite apporter un éclairage sur l’actuel taulier de l’Elysée. Ce qui suit est extrait de «Sarko m’a tuer» de Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Cette lecture m’a consterné parce qu’au travers de personnages aussi divers que variés, on y retrouve notre chef de l’Etat dans des postures qui sont très éloignées de sa fonction officielle, avec une constante : l’extorsion, la corruption, la manipulation, la vengeance… Cela ne se fait pas, je le sais, mais ce passage est tellement révélateur du personnage qu’il ne peut être passé sous silence… J’espère que les auteurs ne m’en tiendront pas rigueur.

Cette détestation pour l’actuel hôte de l’Elysée, Jacques Dupuydauby dit l’éprouver depuis leur première rencontre, voilà près de trente ans, au cours de laquelle il aurait donc vu le « vrai » Sarkozy, en étant témoin – et acteur – d’une scène compromettante. Un scène qu’il n’a jamais rapportée jusqu’alors, et dont aucun témoin ne peut confirmer la véracité. Mais Dupuydauby assure que tous les détails sont restés gravés dans sa mémoire. Comme pour marquer la solennité du moment, l’homme d’affaire écrase son cigare dans un cendrier et s’avance sur le bord du fauteuil en cuir. A propos de Nicolas Sarkozy, il dit, en préambule : « c’est un homme qui n’oublie rien. Mais moi non plus. »

Puis il déballe ses souvenirs.

« Ma première rencontre avec cet individu remonte à 1983, peu après son élection surprise à la mairie de Neuilly-sur-Seine. » A cette époque, Dupuydauby était vice-président de la SCAC, un groupe de fret dont le siège était situé à Puteaux, dans la circonscription législative de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). « Un jour, une secrétaire me téléphone pour me dire que M. le maire souhaite me rencontrer. J’ai dit OK, je n’avais aucune raison de refuser. » L’homme d’affaire dit avoir proposé au jeune maire de Neuilly de venir déjeuner au siège de l’entreprise, dans la salle à manger de la direction. Nicolas Sarkozy, alors âgé de 28 ans, accepte l’invitation. « Le jour dit, il se présente et, là, d’emblée, le contact n’est pas passé entre nous. Mais bon, on a quand même déjeuné ensemble. Au début du repas, j’ai tenté de lui parler des choses qui me passionnent : le gaullisme bien sûr, la situation économique. Mais j’ai vite renoncé, j’ai bien vu qu’il n’en avait rien à faire. "Je ne suis pas venu pour ça", m’a-t-il dit. En fait, il voulait parler argent. Il m’a d’entrée entrepris sur la prochaine élection législative, avec une obsession : comment la financer. Il voulait savoir si j’étais prêt à payer ».

A cette époque, le financement de la vie politique n’était pas encadré. L’opacité était de mise, on flirtait avec la légalité à tout instant. « Je lui ai répondu que, pour moi, ce n’était pas un problème de personnes, que je soutiendrai le candidat ou la candidate gaulliste. Et je lui ai rappelé que la candidate sortante, Florence d’Harcourt, risquait d’être réinvestie. » Florence d’Harcourt fut effectivement réélue en 1986, mais céda sa circonscription à Nicolas Sarkozy lors des législatives en 1988. Il affirme : « Quand j’ai prononcé son nom, Sarkozy a lâché "Ah, cette conne…" C’est alors que qu’il a enchaîné avec cette phrase : "Maintenant, parlons de la suite de ma carrière." Et là, il a commencé à me décrire, avec un aplomb invraisemblable pour un type de son âge, ce qu’il pensait que serait son parcours politique. Il m’a dit qu’une fois élu député, il serait secrétaire d’Etat, puis ministre. Ensuite, bien sûr, il viserait Matignon. Et enfin, pourquoi pas l’Elysée ! Je n’en revenais pas, j’étais soufflé. »

[…] « Après m’avoir déroulé son projet de carrière, il m’a dit : "Vous le savez, pour une carrière politique d’envergure, il faut de l’argent, beaucoup d’argent." Il a enchaîné par cette phrase que je n’oublierai jamais : "Il y a deux catégories de personnes : celles qui vont m’aider, qui seront mes amies, et celles qui ne vont pas m’aider, qui seront mes ennemies." Il a poursuivi : "J’ai un cabinet d’avocats. Prenez-moi comme avocat-conseil et tous les mois je vous enverrai une facture." Je lui ai répondu : "Mais notre société a déjà des avocats, vous ferez quoi ?" Il a souri et m’a lancé : "Allons, vous comprenez bien ce que je veux dire non ?" Bien sûr que j’avais compris. Il voulait une convention d’honoraires pour des prestations fictives. »

D’un geste du bras, Jacques Dupuydauby mime Nicolas Sarkozy : « Il a sorti un papier de sa poche : il avait préparé un projet de contrat ! J’ai été stupide, j’aurais dû le garder. Mais j’ai été tellement choqué que je ne l’ai pas pris. Il y avait un montant mensuel inscrit dessus, c’était très élevé. Mais en même temps très malin : il savait bien que, pour une boîte aussi énorme que la SCAC (on avait plus de cinq cents filiales en France et à l’étranger, notamment en Afrique), qui devait bien dépenser 500.000 francs en avocats chaque mois, ce serait passé comme une lettre à la poste. C’était très crédible, d’autant plus que nous n’avions pas d’avocat coordonnateur. Il l’a très mal pris, le repas s’est fini là-dessus. Avant de partir, il m’a lâché : "Je m’en souviendrai." Il a tenu parole, effectivement, il s’en est souvenu ! Ce déjeuner m’a coûté cher, il m’a même pourri la vie ! Je n’ai rien oublié de cette conversation, j’avais tout noté après son départ. C’est une habitude chez moi, je note tout. Et je conserve mes notes… »

[…] « Sans ce déjeuner et ce contact physique avec lui, mon antisarkozysme n’aurait pas été ce qu’il est. Ce déjeuner, c’est comme une graine qu’il a été semée. A partir de cet incident, j’ai senti sa main partout, chaque fois que j’ai eu des ennuis. »

De quelque bord que vous soyez, lisez «Sarko m’a tuer» avant le second tour, et votez ensuite en pleine connaissance de cause.

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Adieu ebuzzing

Beaucoup d’eau est passé sous les ponts depuis que Wikio s’est fait manger par ebuzzing. Le Wikio était grosso-modo LE service européen de promotion des blogs, un agrégateur bien utile, et surtout un outil fabuleux, sans équivalent, incontournable, permettant de connaître qui, parmi ses congénères, relayent vos écrits sur la toile… Tous les mois, une savante et délicate moulinette pondait un classement qui mobilisait l’ensemble de la blogosphère et alimentait bien des conversations dans les jours qui suivaient sa parution.

La Backlink Factory, avant la confiscation...La transition s’est opérée en douceur fin novembre 2011, les nouveaux tauliers ayant pris soin de ne pas modifier certaines habitudes, comme pour ne pas effrayer. Pour moi, ce changement m’indifférait. Cela ressemblait à un virage serré pour attraper du trafic en promouvant des vidéos et des marques, pour générer beaucoup de pépètes. Les blogueurs, dans cette soupe, qui ont contribué à l’image du Wikio et à son développement, sont désormais quantité négligeable.

Cette nouveauté n’était pour moi qu’un épiphénomène. Il y a 2 ans, soucieux de me faire connaître un peu, je me suis inscrit au Wikio sans vraiment savoir ce que c’était. Beaucoup de conseils qu’on glane par-ci, par-là, quand on commence à bloguer, le recommandaient. Cela m’a bien apporté un peu de monde, chaque début de mois,dès le classement des blogs publié…

Le Wikio, pour moi, outre la découverte d’autres lectures, c’était essentiellement le labs, la Backlink Factory, l’usine à mesurer les liens. J’ai toujours lutté sans trop de mal contre la dictature des chiffres, des compteurs de visites et des classements. Par contre, je ne peux me passer des informations sur qui me fait l’honneur d’un lien, c’est quasiment vital…. Depuis un mois, je suis aveugle, et comme je ne peux pas tout lire, je ne sais plus qui remercier. J’ai peut-être raté la chaîne de l’année pour aider l’UMP à trouver enfin un programme digne de ce nom.

Le service a été supprimé sans préavis, sans explication. Pierre Chappaz, fondateur du Wikio, s’était fendu d’un petit message chez Homer, expliquant qu’il «avait eu tort d’arrêter la backlink factory, et sous-estimé son utilité pour les blogueurs». J’ai perçu cet aveu comme lourd de sens, d’une grande honnêteté teinté d’une bonne dose d’impuissance. Depuis, rien, nada, le silence sidéral. Je vais donc me passer complètement de ebuzzing.

Je n’ai jamais accordé le moindre intérêt à la partie émergée de l’iceberg que constitue le fameux classement. Le seul motif vraiment valable de s’y arrêter était les blogwars que les chamboulements occasionnaient dans les hautes strates, et les techniques mises en œuvre pour grappiller des places, comme sur le boulevard périphérique bondé. D’ailleurs, nul besoin d’y figurer pour assister au spectacle…

Compte-tenu que tout le monde se fout du classement, n’est ce pas, je vous invite donc tous à vous désinscrire de ce bouzin, et de le faire savoir… ce qui n’empêche nullement de faire des liens.

La preuve.

Merci aux 2.000 visiteurs uniques qui sont passés ici en mars, merci aux blogueurs qui me les ont envoyés par leurs liens.

– Variae
– Ce Que Je Pense …
– Partageons l’addiction
– Le Blog de Gabale
– Le Pudding à l’Arsenic
– Philippe Méoule
– Les divagations NRV de cui cui fit l’oiseau.
– Carnet de notes de Yann Savidan
– Chez El Camino
– blog de David Burlot
– Le grumeau
– A toi l’honneur !, la suite…
– Du petit monde de Gildan
– Reservus’blog…
– Sarkofrance
– Partageons mon avis
– A perdre la raison
– Bah !
– Lyonnitudes
– De tout et de rien, surtout de rien d’ailleurs
– Chez Homer
– La rénovitude
– les échos de la gauchosphère
– INTO2007
– Une Autre Vie
– La Maison du Faucon
– Partageons nos agapes
– Les jours et l’ennui de Seb Musset
Sète’ici
– Le blog de Louis Lepioufle
– Ruminances
– Mon avis t’intéresse
– Trublyonne voit la vie en rouge
– Ménilmontant, mais oui madame…
– Les cénobites tranquilles
– Mon Mulhouse
– Woof it
– Homer d’alors
– Dans ma bulle
– La revue de stress

(liste faite de tête, désolé pour les éventuels oublis, je me rattraperai demain)

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