27
2012
Souffle et reviens !
Un même billet sur 2 blogs, avec comme seul contenu une image, ne laisse guère de doute sur l’état de son auteur : Juan, le taulier de «Sarkofrance», récemment rebaptisé «Chroniques de Juan», et des «Coulisses de Sarkofrance» devenues «Coulisses de Juan» semble fatigué. Il faut dire qu’il y a de quoi : depuis le premier jour de la Sarkozie en 2007, il a traqué et commenté absolument toutes les faits et gestes du Lider Minimo jusqu’à devenir LA référence en matière de témoignage et de bilan politique du dernier quinquennat.
Alors, dans ces pages où je passe dès que quelque chose de nouveau apparaît, un espace devenu quasi familial, voir la porte close m’interpelle. Je me pose des questions, et faute d’information, il remonte même quelques inquiétudes. Quel blogueur n’a pas un jour été confronté à la lassitude, à la perte de motivation ? J’ai moi-même traversé ces moments, et je me rappelle surtout que les raisons sont multiples. Dans le cas de Juan, la disparition de l’essence principale de Sarkofrance, le sujet central qu’est Nicolas Sarkozy président de la république doit évidemment peser, mais ce n’est certainement pas la seule cause.
J’imagine sans peine le monstrueux travail fourni, la masse de documentation qu’il faut parcourir, sans parler de la vérification continuelle des faits, des sources et du colossal travail d’analyse… Pour durer, il faut se préserver et savoir couper son effort de temps en temps. Mais quoi qu’il en soit, voir un blogueur disparaître, fusse un temps, me désole.
Sarkozy viré, il reste bien des choses à dire sur la nouvelle présidence et la manière dont le PS gère des affaires. Après quelques semaines de légitime euphorie jusqu’à laisser causer la réacosphère, il me semble qu’il y a un besoin urgent de reprendre le bâton de pèlerin pour exprimer, souligner, expliquer, dénoncer, et les sujets ne manquent pas. Face au gros temps qui, sans surprise, approche, on a besoin de tout le monde, et surtout de Juan. Pour l’heure, qu’il décroche, qu’il se repose, qu’il profite de vacances sans clavier, qu’il fasse un peu de vide dans la tête, et qu’il s’occupe un peu de lui et des siens.
A bientôt.
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9 Réponses
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Alter Oueb, déclaré à la
pas de souci
la déprime n’était que passagère
Juan est au poste ce matin
Ca y est ! La machine est relancée.
Et je plaide coupable. Enfin, ma propre lassitude plaide coupable. J’ai mal pris un de ses billets et mes réactions ont été un peu « violentes ». Du coup, je suppose qu’il a pensé avoir raté son billet et mis ça sur le coup de sa propre lassitude…
Oui, j’ai parcouru après-coup les échanges aigres-doux…
Pour beaucoup de monde, ce mois de juillet est bien difficile à vivre !
fait trop chaud pour travailler
Au boulot Bordel !
Euh non, là, à cette heure, le boulot, c’est fini.
Je ne rève que d’une terrasse ombragée et une mousse bien frâiche pour commencer…
Juste un coucou vite fait. J’ai toujours admiré la force de Juan. Le boulot qu’il a abattu pendant cinq ans force le respect. Je lui tire mon chapeau et lui souhaite bonne décompression !
oula, tu me fais trop d’honneur. mais tu as raison sur le fond. la machine, nos machines, sont fragiles. très fragiles. je suis ému par ton billet.
Juan a été ma bouée de sauvetage pendant cinq longues années de sarkozysme. Il avait les mots que je ne trouvais plus pour exprimer le dégoût que je ressentais pour ces gens qui n’ont pas servi le pays mais qui se sont servis en méprisant dans leurs déclarations et leurs actes les citoyens français.
Que du factuel avec Juan! c’est sa force! son crédit!
Merci Juan! Travail exceptionnel!