La toute première

Quelques copainscopines des Leftblogs ont sorti la boite à souvenirs à l’occasion des déboires de PSA pour raconter comment, au travers de leur premier bolide, ils sont passés d’homo-erectus à homo-automobilus. Je n’échappe évidemment pas à la règle : il fut un temps bien plus doux où, dès le premier boulot acquis, à juste 18 ans, je me suis mis à la recherche de l’engin motorisé qui me permettrait de parcourir et découvrir le monde

Le permis fut une formalité. La voiture fut une autre paire de manche, parce que j’avais des exigences : je voulais une coccinelle… Il faut dire que j’avais passé une partie de ma jeunesse dans celle de mes grands-parents. Ils n’ont connu que cette authentique pièce de musée qui était briquée de fond en comble après chaque promenade. Pas une bosse, pas une poussière, pas une trace de doigt. Elle avait même gardé cette odeur particulière de neuf…J’avais pas intérêt de bouger, ni de toucher, mais cette voiture était magique. Il ne manquait que le fameux numéro 53

VW 1303J’ai trouvé une cox en bien bel état. Elle appartenait à un curé. En fait, elle était nickel avec ses jantes mode alu, ses sièges monobloc avec appui-tête, sa couleur verte fortement métallisée et son bruit si caractéristique. Seule personnalisation notable : un petit volant sport, qui m’a, comme annoncé, fait faire beaucoup de sport pour faire tourner les 800 kg de la bête. L’autoradio était inutile, le moteur s’en chargeait. Ensemble, on a effectivement découvert le monde, mon monde. 30 ans après, mes copains me parlent encore des virées mémorables effectuées ça et là, comme dans beaujolais où j’ai vaillamment transporté 18 vendangeurs, pas tous à jeun… Je vous jure qu’il y en avait 18. J’ai bien vite passé le moteur à travers, mais globalement, elle m’a rendu de fiers services. J’en ai malgré tout pris soin jusqu’à ce que autrui se charge de me la démolir. Je l’ai retrouvé fortement dégradée là ou je l’avais laissée près de la gare de Mulhouse, au retour d’une permission pendant mon service militaire. Impossible à l’époque de la remettre en état, la séparation a été inéluctable. La vie commune a duré 4 ans.

La suite a été moins pimpante. La conduite, la voiture et tout ce qui gravite autour n’a jamais vraiment été pour moi un pôle d’intérêt. Elle reste essentiellement un outil qui, comme tous les outils, ont une certaine dangerosité quand on les utilise de manière inappropriée. Les «pilotes», les «seuls au monde», les inconscients et autres étourdis rendent la route mortellement dangereuse. La grande mode du moment est de s’accaparer un espace normalement dévolu à être partagé et à s’y comporter en maître méprisant des autres et des règles. Cela écarte irrémédiablement toute dimension de plaisir. Pas bien grave, il n’y a pas que les bagnoles dans la vie…

Merci aux 18 tauliers de blogs qui m’ont fait l’honneur d’un lien durant ce mois de juillet. Qu’ils en soient remerciés très amicalement.
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