J’avais oublié de vous remercier

On a laissé entendre que les les blogueurs gauchistes chassaient en meute, qu’ils avaient plus ou moins triché pour s’approprier les premières places d’un classement qui retrace l’influence de leurs blogs respectifs en comptant de manière alambiquée les billets, les liens, les like, les tweets, les retweets, et que sais-je encore.

LeftblogsQuand j’entends les mots «influence» et «blog» ensemble, je ne peux que pouffer de rire tant un blogueur n’influe rien, et surtout pas l’opinion. Il n’en est pas moins vrai qu’un certain nombre de ces scribouillards, regroupé dans un collectif des plus informels, les Leftblogs, ne sont pas restés les deux index sur la même touche pendant le précédent quinquennat. S’ils ont été autant actifs, c’est surtout par réaction à la politique inique menée par Sarkozy et sa mafia. Maintenant que les blogueurs libéraux sont du côté de l’opposition politique, quelques-uns en ont pris ombrage et semblent regretter cette incapacité à produire un mouvement équivalent pour apparaître eux aussi aux premières loges du fameux classement.

Evidemment que ce n’est pas pareil. Le militantisme, l’attention aux autres, la solidarité, une certaine convivialité brute et chaleureuse autour d’une boisson fraîche, cela ne se décrète pas, cela se vit et se partage. Il y a bien sur la vitrine, les KDB, mais aussi tout ce qui ne se voit pas, les coups de mains techniques, les partages de documents, les revues de presse, les découvertes, les tops départ des i-ripostes… et des choses plus personnelles. On s’y traite parfois d’andouille, voire d’autres qualificatifs, mais l’essentiel est là. Le monde libéral ignore ces valeurs, il ne vit qu’au travers l’initiative individuelle et des possibilités de monétiser tout et rien. Avec ce nombrilisme comme moteur, jamais les blogueurs libéraux n’arriveront à faire monter en «TT» un hashtag en 4 heures comme l’ont fait les LB pendant la campagne présidentielle. Jamais il ne parviendront à faire quelque chose ensemble…

Les Leftblogs sont peut-être moins présents, mais ils sont toujours là, mobilisables à tout instant et virulents quand le besoin s’en fait sentir. Allez les lire, leurs blogs sont tous rassemblés ci-dessous, y compris celui de Trublyonne, ma marraine que j’embrasse.

Abadinteamsika.posterous.comanniedayaurelinfoChez DédalusBalmeyer's blogCe que je penseBah ! By CCLe blog de CaptainhakaChez l'vieuxDans les souliers d'OcéaneDe tout, de rienChez El CaminoEngagéeDu petit monde de GildanGularu.frhern.over-blog.comLe jour et la nuitPartageons mon avisJe pense donc j'écrisJe n'ai rien à dire, et alors ?Chroniques de Juankamizole.blog.lemonde.frLe blog de Sasa La Loute...Le pudding à l'arsenicLibre affichageLa revue de stressL'Europe à coeurWoof itDu trash et des baisersIci et maintenantMon avis t'intéresseBlogExperienceMon Mulhouse BioUn apport régulier de vitamines et de souffreLa femme de GeorgesLe partageuxA perdre la raisonLa parole ne se demande pas, elle se prendPiratage(s)Elements d'omelettePoliteekswww.reflexionpolitique.netla rénovitudeRimbus le blogLyonnitudesSaint Pierre des Corps, c'est où ça ?Tout est politiqueDavid Burlot s'expliqueSlovartotoUne autre vieChoses vues et commentaires consécutifsWebstern socialiste

En dehors des LB, il a beaucoup d’autres bonnes lectures, et je vous conseille de parcourir tous ceux qui suivent :

Ecume de mes joursLa maison du Fauconles coulisses de SarkofrancePensez BibiPartageons l'addictionPartageons nos agapesAu comptoir de la CometeEt ma main dans la gueule ?Disgrace Funkyles divagations NRV de cui cui fit l'oiseauChez HomerLes Cénobites TranquillesLe Blog de SuperNoEn ShayalandiePrincesse 101Un dessin par jour, si je peux...ApocalypsimmoLe monolecteParti de rien et arrivé nulle part100.000 volts, le blog branchéle blog de GabaleLadyApollineLe mot du GoneJuju Sete

Merci encore à Lolobobo pour nous avoir dégoté ce petit bijou qu’est Apercite pour les miniatures…

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Ave Marché, morituri te salutant !

Je suis un peu assoupi volontaire en ce moment, mais je ne dors que d’un œil, d’une narine, d’une oreille… Alors forcement, quand on annonce un nombre record de chômeurs, je ne peux que me réveiller. Et la deuxième lame vient de passer avec le confirmation de ce qu’on présentait depuis longtemps : Mittal ferme les derniers hauts-fourneaux de Florange.

Les hauts fourneaux, vu du cimetière voisinCe site est assez emblématique du système mondialisé actuel : voilà un outil rentable qui fait les frais d’une recherche exacerbée du profil quel qu’en soit le coût humain. Depuis 2008, les salariés d’Arcélor-Mittal en ont entendu des promesses et vu défiler des personnalités, avec cet arrière goût de déjà vu : une fin inéluctable. «Ave Cesar, morituri te salutant !».

Arcelor-Mittal maîtrise la totalité de la chaîne depuis l’extraction jusqu’à la transformation du minerai. En réduisant sa capacité de production d’acier face à une demande mondiale en constante augmentation, le magnat indien fait monter les prix et les bénéfices… Un peu comme le cas Sanofi, largement subventionné en France par la Sécurité Sociale, 3ème plus forte rentabilité du CAC40, plusieurs milliards d’euros de dividendes dont la moitié n’est pas réinvestie puisque distribuée aux parasites actionnaires, qui n’hésite pas à annoncer malgré tout la suppression de 2500 emplois.

Je n’ai pas l’impression qu’en France, on se rende bien compte de l’ampleur et de la portée du crime : 3 millions de chômeurs officiels, et certainement beaucoup plus, des annonces et des plans sociaux qui se suivent, des nouvelles peu sujettes à optimisme, pendant que les bailleurs de fonds continuent et amplifient leur razzia. C’est pas la crise pour tout le monde.

On marche tout droit dans les pas de la Grèce et de l’Espagne, ces merveilleux pays pris comme laboratoire d’expérimentation et de mesure de la capacité de résistance des populations face aux remèdes libéraux. Il n’y même plus besoin d’en débattre tant la situation est limpide. Contrairement à Pierre Chappaz, qui croit dur comme fer que le «libéralisme est LA réponse à la crise», chaque jour nouveau montre à l’évidence que le libéralisme est la CAUSE de la crise.

Reste à savoir combien de morts il faudra avant qu’on se réveille.

Crédit photo : Vincent Kessler (Reuters)

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Ca glisse !

Le monde est rempli de questions existentielles qui se battent pour paraître à la une des journaux. Il en a toujours été ainsi. Mais il faut bien avouer qu’en ce moment, ce qui s’affiche m’inquiète, et les nouvelles tordues viennent de partout. Elles ne sont guère rassurantes sur la nature même de l’homme : l’évolution et la sophistication extrême de son mode de vie le conduit paradoxalement à se comporter de plus en plus souvent comme une bête immonde et écervelée, en cherchant des prétextes insensés.

Je me suis trouvé retiré du monde ce week-end, sans télé, sans radio, sans internet, ce qui constitue quasiment un privilège de temps en temps. Bien qu’isolé, je ne suis pas resté totalement ignare de l’actualité, j’ai zieuté, même de loin, les quelques mots affichés en caractères gras sur la page 1 de la presse papier. Au milieu des agissements d’une poignée d’abrutis blessés par des images ridicules, un des gros titres étaient relatifs aux «roberts» de la future reine d’Angleterre, et la mise en vente prochaine d’un nouvel iphone, rendant la version précédente obsolète mais tout de même vendue pour un montant approchant le minimum vieillesse… Des nouvelles de première importance dans un océan de haine et d’individualisme primaire.

Je crois bien que je sature. En observateur relativement averti, je passe finalement mon temps à compiler beaucoup d’informations, à tenter de comprendre le monde qui m’entoure et les phénomènes qui le secoue. Je le vois se déliter inexorablement sans rien pouvoir faire : les points chauds se multiplient, la misère progresse, l’obscurantisme s’étale, et une nouvelle forme d’esclavage devient la règle.

Le calme avant la tempête...J’ai le sentiment de plus en plus vif que je ne finirai pas mon existence sans connaître un conflit majeur, les thèses «malthusiennes», poussées par l’ignorance, la cupidité et la vanité de quelques-uns reprenant à nouveau du service. Pour la World Company aux commandes, ce n’est que du bonheur, une nouvelle possibilité de faire des affaires. Le profit maximum et immédiat est le seul moteur des décisions qu’elle prend. Le reste, le long terme, les dégâts collatéraux sur les gens où qu’ils se trouvent et l’environnement, elle n’en a cure. Après elle le déluge, ce qui est pris n’est plus à prendre.

J’ai donc passé ce week-end hors du temps, préservé du flot d’information, reclus volontaire dans une patinoire, pour découvrir et pratiquer un sport très confidentiel avec une joyeuse bande de bons-vivants. On aurait dit une secte, mais sans les gourous… Je suis rentré fourbu, heureux comme cela m’est rarement arrivé ces dernières années, mais avec plein de nouvelles questions. Après l’épreuve terrible que je viens de traverser, j’ai beaucoup de choses à changer, à commencer par une nécessaire prise de recul sur la manière d’appréhender les faits et gestes qui me passent devant les yeux. C’est complètement indispensable.

Ma manière de bloguer va s’en ressentir puisque j’étais souvent dans la réaction un peu exacerbée. Il y a tant à dire, de quoi faire 5 billets par jour à commenter scandales, méthodes de voyous, et autre escroqueries intellectuelles. Mais je ne peux plus vivre ainsi. Cela ne sert à rien sauf à s’aigrir. Je ne vais pas arrêter de bloguer, mais je vais peut-être le faire différemment, en suivant les conseils de Nicolas lors de son passage dans la Capitale des Gaules cet été. Il y aura peut-être une nouvelle interface, ou un autre blog. Je ne sais pas encore. Le changement, c’est maintenant…

Pour la petite histoire, mon équipe de balayeurs fous a fini 15ème sur 18. Inoubliable !

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Le baptême du feu

Personne ou presque ne m’a cru, un certain 1er avril, lorsque je déclarais ici même prendre ma retraite footballistique pour me tourner vers une activité sportive plus exotique : le curling. Cela a fait bien rire mon entourage, mes collègues, et même mon médecin, à qui je demandais de m’établir un certificat médical d’aptitude pour cette exigeante discipline. Peu de praticiens peuvent de vanter d’avoir délivré un tel document, et le mien ne s’en prive pas.

Massilia Curling CupC’est ainsi que depuis avril, j’ai découvert un autre monde, qui pousse avec grande application des pierres de granit poli de presque 20kg d’un bout à l’autre de la patinoire. A ma grande surprise, après quelques jets, on fini rapidement en t-shirt sur la glace, accroché à son balai. D’ailleurs, à ce qu’on dit, c’est dans ce domaine que ma marge de progression est la plus importante… Je ne peux décemment pas feindre d’être surpris.

La grande première, c’est pour demain : je vais participer à mon premier tournoi : la Massilia Curling Cup, au pied de la Bonne Mère à Marseille, en compagnie d’équipes venant de Suisse, de Canada, d’Italie, de Pologne et de République Tchèque, excusez du peu… D’une pierre, je fais d’ailleurs 2 coups puisque je vais également découvrir une ville jusqu’alors inconnue pour moi. La première, bonne ou mauvaise, ne se perd jamais, elle grave la mémoire, elle alimente ensuite nombre de conversations et de tournées au zinc. De surcroît, au vu des clients en présence, je pense que le plus dur sera de tenir son rang à la buvette. Je vais commencer mon échauffement dès ce soir : une petite bière sur la Canemousse, à la fraîche…

Ca va être chaud. Si vous passez par là, n’hésitez pas, entrez. Résultats lundi, promis.

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Sortir du piège

On dit François Hollande un rien immobiliste. Il faut être resté cloîtré au fond d’une grotte pour persister dans ce sens. Les grandes réformes structurantes avec notamment une nouvelle fiscalité et le mariage pour tous, arrivent pour la fin de l’année. Il faut dire que jusque là, il y avait fort à faire pour détricoter les innombrables entreprises de saccage du quotidien de ceux qui n’auront jamais de Rolex à leur poignet. Ces 4 mois n’auront peut être rien amélioré, mais ils auront au moins permis d’arrêter le massacre.

Cartes ou pions, c'est selon...En fait, le gouvernement va bien plus vite que l’on croit. D’ailleurs, le Président de la République veut faire ratifier au plus vite par la Parlement le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), tel qu’il a été signé par son prédécesseur le 25 mars dernier. Ce texte, pur jus de technocrate ultra-libéral, totalement imbuvable, pris sous la dictée d’organisations pas forcement très reluisantes, imposerait de manière permanente une politique d’austérité qui n’a en fait, qu’un seul but. En contraignant les budgets nationaux à des règles tellement rigides, les états qui en disposent encore seraient obligés de saborder les système de protection et de solidarité envers les plus faibles. Il ne s’agit ni plus ni moins de la raison d’être du traité : faire rentrer dans le rang de la mondialisation les derniers récalcitrants. Le reste, ce qu’on entend dans les hautes sphères, bien à l’abri du besoin, n’est qu’habillage et communication…

C’est pour cela que je relaye l’initiative d’ATTAC dont je vais reprendre les propos : «Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d’éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris.
L’intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires, particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d’une renégociation de ce Pacte budgétaire, de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.
»

Vous pouvez interpeller vos députés en envoyant manuellement l’appel ou en utilisant l’envoi automatique via le formulaire ci-dessous :

Monsieur le Député, Madame la Députée,

François Hollande, candidat, s’est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire, signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui le gouvernement présente pour ratification au Parlement ce même Traité, rigoureusement inchangé.

Le Pacte budgétaire interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l’espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise: la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers. Ce Pacte va aggraver le chômage et bloquer toute amorce de transition écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance » adoptées par le Conseil européen fin juin n’y changeront rien.

Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n’y survivra pas, pas plus que la démocratie. Je vous demande de voter contre le Pacte budgétaire. Votre vote, et le rejet du Traité par la France, permettront de rouvrir le débat pour réorienter l’Europe.

En vous remerciant de votre réponse, croyez, Monsieur le Député, Madame la Députée, à mes sentiments républicains,

Je vais tagguer tous les leftBlogs : Abadinte, Antoine, Annie, Aurelien, Dedalus, Balmeyer, Bembelly, CC, Captainhaka, Océane, Gaël, Frédo Camino, Marie, le clown, gularu, Arnaud, les iliens, Jeannot, Nicolas, Cyril, Elmone, Juan, Mamie Kamizole, Sasa, Mehdi, Elooooooo…ooody, Lolotrouvetou, Louis, Magic, Mathieu, Mipmip, Isa, See Mee, Eric, Monsieur Poireau, Mrs Clooney, Le Partageux, Melclalex, Philippe, Vogelsong, l’Omelette, Dagrouik, Gilles, Nico, Rimbus, Romain, Dada, Seb, David, Slovar, Trub, Steph, Romain, Jeremy et Yann… Ouf ! J’espère avoir oublié personne !
A vous de jouer, moi c’est fait.

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Dansez maintenant !

Je dois faire ici un aveu qui me coûte : hier soir, j’ai regardé TF1. J’ai même résisté plus de 2 minutes 30 face à Claire Chazal sans zapper, sans aller aux gogues ou me pointer devant le réfrigérateur pour attraper une petite boisson houblonnée. Le Président de la République, passablement chahuté en ce moment, avait des choses bigrement importantes à dire.

J’ai bien écouté. François Hollande a demandé du temps pour le juger. «Je ne vais pas faire en 4 mois, ce que d’autres n’ont pas fait en 5 voire en 10 ans». Il a annoncé un redressement du pays en 2 ans, avec un budget 2013 basé sur un taux de croissance réaliste de 0,8 % et la nécessité de trouver 33 milliards pour parvenir aux fameux 3%, un des critères de convergence stupides instaurés par le Traité de Maastricht. Aucun mystère n’est fait : tout le monde mettra la main à la poche, même si elle est déjà vide ou percée.

On peut raconter beaucoup de choses sur la présidence Hollande, sur son gouvernement, sur sa manière de prendre en compte les soucis des français. On peut évidemment céder à l’invective, mais pour l’heure, il exécute un budget établi par l’équipe précédente désavouée par les électeurs. Il n’y a que les nostalgiques de Sarkozy, les agités du «yaka fokon» qui pensent que tous les problèmes se résolvent d’un simple coup de doigt, sous l’action supérieure de la seule volonté ou d’un geste nerveux d’épaule. On en voit encore les résultats : 3 millions de chômeurs, un salaire médian en baisse sensible, des français qui s’appauvrissent pendant que les plus riches continuent de se gaver. Pour eux, rien ne change, sauf pour quelques-uns la nationalité.

Il faudra bien un jour commencer par accepter l’idée que Hollande ne va pas pouvoir faire grand chose pour nos petites vie individuelles. Nous ne sommes que quantité négligeable, même plus une variable d’ajustement de l’économie mondiale. L’européen moyen patauge et se débat comme il peut dans une société déclinante, de plus en plus malade de son individualisme et de son incapacité à se rebeller. Le chômage ne fera qu’augmenter, et les protections sociales finiront par disparaître. C’est inéluctable sans révolte. Le monde se dirige dans les salles de marchés, et les bonnes volontés de Hollande sont de simples gouttes d’eau insignifiantes dans un océan de dollars. En Grèce, c’est le FMI qui soumet aux ministres les textes des réformes ahurissantes à entreprendre…

Hollande n’a peut être pas la solution, ni les moyens de ses promesses, mais il sera toujours mille fois meilleur que le précédent qui n’a fait que démolir, diviser, menacer, invectiver, sans parler de sa contribution en 5 ans de plus de 600 milliards au déficit de la France. On ne peut donc pas dire que je déchante, loin de là. Mais il n’y a pas de quoi danser non plus.

Pour retrouver un peu le sourire, je vous offre ces quelques instantanés du défilé de la 15ème Biennale de la Danse dans les rues de Lyon. C’était un magnifique spectacle.

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Limitation d’intelligence

J’en ai encore les guibolles qui tremblent. Les quelques kilomètres de vélo effectués pour déplacer mes 90 kg épuisent rapidement la carcasse. Il reste bien encore un peu de jambes par moment, mais il y vraiment trop lourd à emporter dans les chemins vallonnés qui mènent dans les monts du Lyonnais. Qu’importe, j’ai passé une bonne après-midi à pédaler sans polluer et sans bruit.

Délinquants de la route en vue...J’ai beaucoup de chance : je n’ai croisé aucun radar, car, bien qu’un peu diminué, je dépasse encore allègrement les 10 km/h même en montée. A vrai dire, j’ai poussé un ouf de soulagement parce qu’en ce moment, cela me ferait mal de laisser filer 35 euros en amende pour excès de vitesse… C’est pourtant ce qui pend au nez des cyclistes trop rapides à Cagnes-sur-Mer, charmante bourgade de la Côte d’Azur.

Au début, j’ai cru à un gag, une sorte de canular style «1er avril» bien gros, limite burlesque. Mais non. Le maire UMP Louis Nègre a osé placer une équipe de condés avec les jumelles qui impressionnent tous les automobilistes pour viser des simples vélocipèdes… Tout pédaleur trop actif mesuré sur la piste cyclable longeant le front de mer à une vitesse supérieure à 10km/h sera verbalisé. Les raisons invoquées laissent pantois. Plus certainement, il faut protéger l’électorat âgé et argenté qui déambule volontairement ou non sur la piste cyclable… Pendant ce temps, sur le boulevard, les grosses cylindrées allemandes s’en donnent à cœur joie en toute impunité.

Inutile de chercher à contre-argumenter tant la mesure est stupide, grotesque. Il aurait simplement fallu monter une seule fois sur une bicyclette. Peut-être que le train de vie, la position sociale, les convenances de Louis Nègre le lui interdit. Peut-être est-ce autre chose encore. Je serai néanmoins enclin à lui accorder des circonstances atténuantes, confronté qu’il est en permanence aux méga-burnes locales que sont Lionel Luca, Eric Ciotti et Christian Estrosi, tous Grands-Maîtres hors catégorie en matière de ridicule personnel et de mauvaise foi politique, avec une forte propension à déteindre sur leur entourage. Bien qu’ils aient votés pour eux dans de grandes proportions, je souhaite bien du courage aux gens de Cagnes-sur-Mer.

Pour les joggeurs, quelle est la vitesse limite autorisée ?

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A quoi joue JMA ?

Après pas mal de jours loin des claviers, vacances oblige, j’entreprends un travail d’approche de prudence afin d’être prêt le jour de ma rentrée professionnelle, le 13 septembre. Il faut recommencer progressivement, la blessure bête n’arrive pas qu’aux autres. Avec l’âge, on prend de la bouteille, et en la matière, certains blogueurs (et blogueuses) que je connais ont pris une avance monstrueuse…

Jean-Michel Aulas, qui a déjà annoncé qu'il ne fera pas de politique, ouf...Je ne suis l’actualité que de loin, et je ne me risquerai pas de commenter quoi que ce soi en ce moment. Ainsi, pour reprendre le rythme, je vais faire dans du léger, quoi que : je me suis laissé inspirer par l’Olympique Lyonnais et son bouillant président qui a laissé son gardien de but filer à l’anglaise.

Je n’y connais rien à la haute finance sinon je ne serais pas fonctionnaire ni dans les petits papiers de l’OL. Mais je suis un observateur suffisamment averti pour être plus que dubitatif sur la manière récente de gérer une maison qui a été présentée il y a peu comme un modèle absolu en France tant sur le plan sportif qu’extra-sportif. Jean-Michel Aulas, dit JMA, est en passe de casser chaque jour davantage son jouet. Tombé dans son escarcelle en 1987, végétant en 2ème division, il a patiemment et intelligemment construit le club jusqu’à l’apothéose : 7 titres consécutifs, un jeu de rêve, un spectacle grandiose chaque week-end à Gerland. Du travail de président présent, omniprésent même…

Ensuite, je n’ai plus tout compris : comment un homme d’affaire à qui tout souriait et aussi averti a t-il pu faire autant d’âneries ? A la limite, je peux comprendre les erreurs de casting. Un joueur de foot, un entraîneur, comme une mayonnaise, cela ne peut pas prendre à tous les coups. Mais je ne comprends pas leur fréquences rapprochées et surtout les sommes colossales liées : Keita (16M + 2M + 2M), Makoun (15M), Gomis (15M), Cissokho (15M) pour ne citer que ceux-là, pour des joueurs pas franchement mauvais, mais pas exceptionnels non plus pour ce niveau de prix… Après Kallström bradé, c’est Lloris, un pilier de l’équipe, un des meilleurs du monde à son poste, une référence en terme d’image qui est abandonné pour 10 millions d’Euros alors que JMA en voulait 15… Je peine à comprendre la partie que mène Aulas pour son club au regard du standing et des objectifs affichés.

On est loin de la gestion «en bon père de famille». Le secteur d’ailleurs ne s’y prête guère mais quand même : l’entrée en bourse (90% de la valeur d’introduction perdue…), l’engagement d’une voiture de course il y a 2 ans, et l’avancement chaotique du dossier du Stade des Lumières s’il voit le jour, sont autant de maladresses incompréhensibles à ce niveau. Aucune erreur n’est assumée, n’est analysée et ne sert de leçon. Le succès et la gloriole lui est monté à la tête, et vraisemblablement même au delà. On continue d’invoquer les acquis et l’expérience des années 2000 mais tout a disparu. En désertant le «cœur de métier», en laissant sans encadrement à poigne les joueurs, ils se sont tous spontanément transformés en dinosaures et en pharaons, et il feint de s’en étonner ! C’est carrément drôle.

Aujourd’hui, le club est à reconstruire de fond en comble. Pour JMA, il est temps de passer la main. Vite.

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