L’écologie, ça commence à bien faire

L’écologie politique traverse une nouvelle tourmente. Une de plus pourrait-on dire dans ce milieu particulièrement rompu à l’exercice. Dominique Voynet a annoncé sa mise au vert en ne briguant pas un nouveau mandat à la tête de la ville de Montreuil dont elle était maire depuis mars 2008. Défections, départs ou mise en retrait ont un temps alimenté l’actualité du parti écologiste dont le silence dans le paysage politique est de plus en plus profond.

Voynet, ça commence à bien faire...Dans ce contexte, la dernière déclaration de Voynet fait du bruit. Elle y dénonce pêle-mêle le climat politique général et l’état de tension extrême dans sa ville, l’obligeant selon elle à des compromis qui bousculeraient ses valeurs et ses convictions. L’ex fer de lance des verts n’est pas une bleue en politique, et sa découverte d’un monde heurté et violent qu’est celui de la politique me semble un rien déplacé, voire carrément ridicule. Pour arriver à son rang actuel, depuis le militantisme de base au pied des centrales nucléaires de l’est de la France, jusqu’aux différentes fonctions de dirigeant de parti, députée, sénatrice, ministre, candidate 2 fois aux élections présidentielles, son ascension n’aura été possible que grâce aux compromis qui sont l’essence fondamentale quand on ambitionne une telle destinée. Quitte parfois, souvent, à renier quelques convictions… Que ne ferait-on pas pour être ministre de la République ?

Avec mon étiquette beaucoup plus verte que rosée, et très loin de Montreuil, je suis mal placé pour juger de l’action de Dominique Voynet dans sa mairie. Mais en tant qu’observateur un peu attentionné de la vie politique depuis quelques années, je peux par contre me prononcer sur son bilan durant son parcours dans les différents ministères qu’elle a occupé avec son étiquette écolo bien trempée. Elle est tout de même passé très loin de sujets ou l’écologie est en première ligne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a été absente sur des dossiers comme le ferroutage, le traitement de l’eau, le nucléaire, les marées noires, les énergies renouvelables, ou complice lors de l’autorisation du maïs OGM Bt et du laboratoire d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure. Entre-autres. Très – trop – souvent reléguée à l’arrière plan gouvernemental, contrainte de «fermer sa gueule» selon la maxime de Chevènement, elle n’a finalement constitué que l’élément visible pour calmer l’électorat écolo pendant que le parti socialiste récupérait les voix…

A maintes reprises, Dominique, vos valeurs et vos convictions, vous les a oublié en contemplant avec ravissement les ors de la République, en vous taisant lamentablement. Il ne reste en somme que la peur de perdre, de devoir laisser derrière soi tous les privilèges de la fonction et le protocole obséquieux qui va avec et qui flate l’égo. Ce n’est guère glorieux. Même votre sortie est ratée.

Des sujets, pourtant, il y en plus que de raison. Le succès d’Europe-Ecologie lors des élections européennes de 2009 (16,3%) montre qu’il y a besoin de les porter. Aujourd’hui, on perçoit les vrais conséquences du productivisme exacerbé. A l’époque, les lanceurs d’alertes étaient considérés au mieux comme des doux utopistes, au pire comme des dangereux activistes irresponsables. Sous le poids de puissants lobbys agrippés à leurs colossaux bénéfices, la transition énergétique vers le renouvelable et la limitation factuelle des causes des dérèglements climatiques ne sont toujours pas engagés, mais les effets sur l’environnement et les maladies sont bien présentes, bien mesurables : l’air, invisible et essentiel, est cancérogène et irrespirable. Voyez ce cube noircir… en quelques jours. On continue ?

Continuons donc avec les camions, les grosses bagnoles à 200 chevaux, le nucléaire, les pesticides. Continuons à polluer, à condamner les paysans qui refusent de salir la terre, à semer et consommer des produits infectes. Continuons à gaspiller et à mentir. Persistons à repousser l’échéance, parce qu’à ce titre, comme dans une publicité entendue ce matin, il n’y aura même plus à choisir entre la génération à sacrifier, celle de nos enfants ou de nos petits-enfants. A cette vitesse, les 2, et les suivantes seront balayées, soit par le chomage, soit par les ouragans.

Pour quelques-uns d’entre nous qui donnons notre voix aux listes vertes, ça commence sérieusement à bien faire… Ces voix ont pleinement participé à faire élire François Hollande. Mais rien ne se passe, rien ne bouge. A la trappe l’éco-taxe et la taxe sur le diesel. Quant à l’éolien, il est sévèrement entravé, et on continue à marche forcée comme si de rien n’était. Il semble pourtant me souvenir qu’il existe encore deux ministres verts dans le gouvernement actuel, mais leurs noms, comme leurs actions, m’échappent complètement.

Il me semble que l’écologie est plutôt un urgence. Absolue.

Share Button

Champion du monde

Impossible de me défiler, il y a 15 jours, quand ma fille m’a supplié de l’emmener à l’avant-première d’un biopic sur un sportif singulier et quasi inconnu. J’ai cédé devant son insistance, mais aussi parce que la projection se faisait en présence de l’équipe du film, ce qui est somme toute fort rare et potentiellement intéressant. Me voilà donc embarqué dans une histoire dont je ne soupçonnais pas vraiment la portée.

Je ne suis pas cinéphile et vais rarement au cinéma. Depuis peu, j’ai même renoncé à certaines affiches tant la contrainte démesurée de subir les publicités d’avant projection est longue et pesante. Mais cette fois, rien. En guise d’ouverture, Jacques Ouaniche, réalisateur, et Brahim Asloum, ex-boxeur émérite et principal acteur du film sont venu présenter «Victor Young Perez», ou l’ascension fulgurante d’un enfant de Tunis à la destinée tragique, champion du monde de boxe à 20 ans dans les années 1930 mais passé dans l’oubli jusqu’à ce jour.

Brahim Asloum est Victor Young PerezLa boxe n’est pas ma tasse de thé non plus, et un film sur le sujet m’aurait plutôt laissé indifférent. Mais il faut avouer que je me suis laissé porter par cette évocation remarquablement interprétée par un Asloum surprenant. S’il reste dans un rôle sur mesure, bien dans ses cordes quand il s’agit de l’ascension vers la gloire et les exploits pugilistiques du jeune tunisien, l’ancien champion olympique et champion du monde est carrément bluffant en déporté dans les camps de la mort. Pour une première apparition à l’écran, c’est formidablement réussi.

Mais derrière l’écran, derrière l’histoire de ce jeune boxeur, il y a un message qui ne me laisse pas indifférent, qui me fait serrer les dents de rage comme un boxeur. Né juif en Tunisie, comme l’a expliqué avec justesse Brahim Asloum après la projection, Victor Younki, son vrai nom, est passé de l’ombre à la lumière pour finir prématurément sous la barbarie nazie. Français quand cela arrangeait la France, que tunisien pour d’autres, mais surtout juif, ce fond grandissant d’antisémitisme et de xénophobie de l’entre deux guerres me rappelle avec tristesse la période actuelle avec ses relents de plus en plus puants de racisme banal et ordinaire, décomplexé et gratuit. Avec un tout petit peu de recul, on y perçoit des analogies bien actuelles, cette lente mais bien réelle évolution, encouragée par l’état de crise, la misère, la peur de l’avenir. Il est plus que temps d’en prendre toute la mesure avant d’en arriver aux drames.

Reste enfin que Brahim Asloum m’a vraiment impressionné, à l’écran comme à la ville. Lors du débat, il a montré un esprit, une réflexion aboutie, une clairvoyance et une simplicité peu commune, boxeur ou pas. Pas d’esquive ou de pirouette, avec ce jeu de jambe qui m’a fait défoncer mon canapé devant ma télé lors des jeux olympiques de Sidney, il a évoqué quelques sujets du moment avec intelligence et sensibilité qui, quelque part, m’ont réconforté face à la bêtise du quotidien garni de singes et de bananes.

Un vrai champion. Chapeau bas Monsieur Asloum. Allez le voir.

Share Button

La peur

La France a peur. Ce n’est pas Roger Gicquel qui le dit mais les préfets de la république dans une note confidentielle qui ne l’est déjà plus. Ainsi, pas seulement en Bretagne mais partout sur le territoire, il n’y aurait de manière «presque spontanée» que «crispation, exaspération et colère» : «la situation sociale laisse peu de place à l’optimisme», parlant même d’une possible «explosion sociale». Rien que cela…

Qu’il y ait un malaise dans la société française n’est pas vraiment une surprise. Mais ce n’est pas franchement nouveau non plus. Les signes de crispation, d’exaspération et de colère sont monnaie courante et occupent depuis longtemps une place centrale dans le quotidien au travers des difficultés comme le chômage, le coût de la vie et les diverses réformes et attaques des système de solidarité. Les chocs pétroliers des années 1970 et l’américanisation de l’économie ont sonné le grand départ du tourbillon néo-libéral avec toutes les conséquences qu’on connait.

Manifestation spontannée ? Ben voyons...Cette évolution, si je puis dire, a produit des fortunes immuables : il n’y a qu’à observer dans la rue, les comportements, les gens, les voitures, les titres dans les journaux : les riches le sont de plus en plus, les pauvres aussi, et la classe moyenne l’est de moins en moins. L’ensemble des propos tenus pas les préfets ne résultent pas d’un fait précis, suffisamment grave et destructeur, mais d’une évolution naturelle d’un système économique qui agit lentement mais sûrement, à l’image de la fameuse allégorie de la grenouille. Rien de bien nouveau donc.

Les préfets semblent ainsi sentir l’eau chauffer autour d’eux. François Hollande est devenu clairement la cause de tous les maux et cristallise autour de lui toutes les critiques. Avec son gouvernement, il doit gérer une friche laissée par son prédécesseur et même au-delà : on ne retourne pas en quelques coups de bêche un champ aussi vaste, autant caillouteux. Confronté aux lobbys de toutes sortes, Hollande à reculé un peu sur tous les sujets, surtout ceux concernant les «possédants», et a déçu, même dans son camp. Et alors ? L’eau du bain est chaude depuis un moment. Sarkozy, pour sa part, y a mis un sérieux coup de lance-flamme en tenant chaque nouveau jour des propos plus qu’outranciers, divisant le pays en jetant à la vindicte populaire, le doigt tendu et le rictus aiguisé, telle ou telle catégorie de français, ou de moins français. Les préfets n’ont alors rien trouvé d’anormal dans le climat social alors que 3 millions de paires de jambes battaient le pavé la même journée lors du dépeçage des systèmes de retraites.

Aucun sondeur ne m’a jamais interrogé pour alimenter la côte de popularité de président Hollande. Et autour de moi, si le moral n’est guère brillant, je ne compte malgré tout que peu d’avis vraiment hostiles. Je ne suis donc pas le seul à penser que Hollande reste le seul rempart crédible face au mouvement libéral réformateur et dérégulateur généralisé. Il y une forme évidente de fatalisme, et même de désillusion face à la politique en général, parce que la chose publique a été entièrement phagocyté par la haute finance globale qui dirige seule le monde. Et cela, Hollande n’y peut absolument rien.

Peut-être qu’aussi pour moi, inconsciemment, il y a le souvenir de ce qu’a été le quotidien sous un gouvernement de droite, avec sa vision très particulière du monde du travail dit moderne et décomplexé : imaginons un seul instant «TalonetteMan» au manche, de surcroît débarrassé de la nécessité de ménager l’opinion pour la réélection… Le peuple de gauche oublie un peu vite à quoi il a échappé.

D’ailleurs, le seul fait de l’évoquer me fait frissonner, de peur, mais certainement plus de rage. Rappelons nous bien d’où l’on revient.

Share Button

3 jours au calme

Le voyage en bus quotidien à destination du lieu universel d’épanouissement personnel se fait souvent en mode semi-éteint. Une lutte sourde fait rage afin de garder une attitude digne et plus ou moins verticale pendant que le chauffeur au volant d’un engin articulé en termine avec sa spéciale de rallye. Et ce n’est pas tous les jours facile. Mais ce matin, une bâche garnie de caractères géants a accroché mon regard vague : «Ouverture exceptionnelle lundi 11 novembre». Vu la taille, c’était difficile de ne pas tomber dessus.

Ce qui m’a attiré dans l’affaire, c’était bien le mot «exceptionnel» car cette bâche était déjà tendue la semaine passée, pour le 1er novembre, avec le même message. Dans le contexte actuel et l’agitation provoquée par tous ces gens dont le besoin impératif est de travailler les jours traditionnellement destinés à faire autre chose, il faut bien avouer qu’il n’y a plus rien d’exceptionnel dans cette situation. Je me rappelle juste que nos aînés se sont battus jusqu’au sang pour obtenir ce qui nous semble malgré tout assez naturel, mais qui devient aujourd’hui un acquis plus que fragile.

Je vois bien le monde changer autour de moi. Il n’évolue pas forcément dans le sens que je souhaiterais, ce qui m’amène, toutes proportions gardées, à réfléchir sur ce que je peux apporter dans le tourbillon quotidien. En matière de remise en cause des jours non travaillés comme le repos dominical, légalement chômés ou fériés, ne souhaitant pour rien au monde travailler ces jours là, je me vois mal me rendre dans un commerce un jour férié quel qu’il soit, comme ce 11 novembre. Malheureusement, pour l’immense majorité, la cohérence des actes et des idées semble être une abstraction extraterrestre. De l’avis général, il y a bien peu de volontaires pour travailler ces jours là, mais à en juger par l’encombrement des parkings, les supermarchés étaient pleins le 1er novembre… Comprenne qui pourra.

Parking d'hypermarché un jour férié, consternant...La chose est d’autant plus prégnante que dans mon environnement professionnel, la question se pose et revient à la charge avec un lourde insistance tous les jours depuis 2 mois, pour savoir si, de notre plein gré évidemment, nos minutes de cerveau disponible et laborieux et nos bras mécaniques le seraient également dans des tranches horaires passablement élargies. Le tout sans compensations, cela va de soi.

L’exceptionnel dans cette affaire est l’énergie mise en œuvre pour faire accepter – plutôt qu’imposer, d’où la notion habile de «volontaires» – une tel changement dont on perçoit finalement assez mal l’intérêt si ce n’est de commencer le dépeçage du code du travail, jugé comme trop protecteur pour la classe ouvrière. Dans mon job pourtant opérationnel, il n’y a aucune justification technique ni même organisationnelle, aucune valeur ajoutée à un tel remaniement. Par solidarité, on pourrait commencer à discuter s’il y avait des embauches à la clef, mais cette éventualité est fermement exclue. Par contre, les discussions qui se développent autour du sujet avec la hiérarchie montrent la véritable nature du dialogue dit social, teinté d’agressivité mal contenue et de menaces à peines voilées… Il n’y a pas à dire, c’est beau le progrès.

Depuis 2 mois, j’emporte malgré moi, tous les soirs, un peu de cette tension malsaine qui finit par se répandre dans mon entourage privé. Je compte beaucoup sur ces 3 jours de repos bien mérité, sans supermarché ni magasin de bricolage, à lire, à me préparer comme tout lyonnais qui se respecte au derby avec le voisin vert en compagnie de quelques copains, et à me préparer une fricassée de champignons fraîchement ramassés dans les bois environnants. Quel programme alléchant.

Dire que l’avenir, qu’on nous promet toujours meilleur, pourrait m’en priver…

Share Button

Qui va payer ?

Je ne sais pas si le phénomène de grogne, présenté comme une quasi généralisation, est plus ample que par le passé, sous les gouvernements précédents. Mais une chose est sûre : les relais fonctionnent à pleine capacité et ratissent large, et la concentration géographique finit d’amplifier un malaise qui, s’il est réel pour certains, reste surtout une bataille idéologique d’une classe pas vraiment aux abois. Il faut redresser la France, mais sans rien leur demander.

La manifestation de Quimper du 2 novembre où défilaient ensemble syndicats et MEDEF a tout de même eu une couleur glauque et une allure bigrement contre-nature, les uns défendant leurs emplois au milieu des autres arc-boutés sur leurs profits… Je ne discute jamais des motifs qui amènent les gens dans la rue ou qui se mettent en grève parce que pour l’avoir vécu plus que de raison, je considère ces actes comme matérialisant souvent un fort sentiment d’injustice. Cela demande de l’abnégation et une énergie décuplée par l’état de tension perpétuelle. On ne manifeste jamais par amusement : c’est un acte politique ereintant à l’issue très incertaine.

Mais, parmi la multitude de raisons qui ont provoqué ce rassemblement, pour tous les bords en présence, il y a dans cette Bretagne irritée une constante immuable qui est d’oublier les véritables responsables de la situation pour reporter toute la rancoeur sur le gouvernement. C’est un peu facile : les patrons-routiers ont omis qu’ils doivent l’écotaxe au gouvernement précédent qui roulait bien à droite, comme eux, avec à la clef, une gestion très particulière de l’argent public. On dirait qu’on a trouvé bien plus opaque que le brouillard breton. Et cerise sur le gâteau comme un bonnet rouge sur le chef de futur chômeur, les ouvriers des industries du saumon, poulets et autres barbaques vocifèrent et s’en prennent violemment au ministre de l’agriculture alors que leurs malheurs sont surtout dus aux manœuvres douteuses de leurs employeurs respectifs qui ont sciemment dégradé leur outil de production en bâtissant leurs modèles économiques sur des subventions européennes, donc de l’argent public, pour casser des marchés à l’export. C’est économiquement discutable et moralement méprisable. Du gagnant-gagnant fortement lucratif à court terme et sans risque, aux frais du contribuable. Du bon capitalisme en somme. Devinez qui va payer.

Les contis : saccage = condamnation...Cela n’a pas empêché bourreaux et victimes de marcher ensemble, et à l’occasion de brûler et saccager le bien public. J’ai le souvenir vivace et douloureux d’un des «conti» de Clairoix, Xavier Mathieu, envoyant voler un ordinateur d’un bureau d’une sous-préfecture à l’annonce de licenciements honteux. Je me rappelle de quelques copains faucheurs de végétaux OGM pourtant interdits. Tous ont été lourdement condamnés sans aucune forme de compréhension. Aujourd’hui, en Bretagne, des portiques brûlent. Une autre sous-préfecture subit des dégâts volontaires et filmés en toute impunité. Et je sais qui va payer.

Pour les dégradations répétées du domaine public, pour cette écotaxe pourtant nécessaire en vertu du principe «pollueur-payeur», pour le marché avec Ecomouv, ce groupement de sociétés chargé par la bande à Fillon de la mise en œuvre et la collecte de la taxe qui illustre à merveille le triomphe du capitalisme mafieux, le contribuable y pourvoira.

Et encore, quand je dis «le contribuable», il s’agit de ceux qui n’ont aucun moyen de défiscaliser…

Share Button