Le ballon, le ballon !

C’est l’Euro de foot, c’est incontournable, personne n’y échappe. Mais le grand cirque des arènes et des fanzones méga sécurisées, avec le barnum ultra consumériste qui les accompagne, ça m’agace au plus haut point. Pas question donc de laisser à l’UEFA et ses sbires le moindre centime puisqu’ils se sont déjà servis : tout ce qu’ils gagnent ne passera pas par la case fisc… Jackpot, que du net ! Moi, je fuis.

Pour le reste, il faut avouer que pendant ces quelques jours, ce fut la fête dans les rue, les places et les jardins, à grand coup de ballons et de chopines. Jusqu’à dans les rues étroites du Vieux-Lyon, pas forcément adaptées aux dribbles chaloupés et autres « bicyclettes ». Jugez plutôt : que croyez-vous qu’il se passe quand un groupe de plusieurs centaines de supporters de diverses couleurs est privé de ballon, envoyé par mégarde – ou pas – dans une fenêtre ouverte d’un premier étage…

par @RodolpheKoller

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Should I Stay or Should I Go ?

C’est de circonstance, mais rassurez-vous, je ne vais pas évoquer la réponse du jour clamée au monde et à l’Europe dans le plus pur style «so british». Je veux parler ici de la Radio des blogueurs 2016 de l’ami Lolobobo, fidèle au poste depuis… des lustres, ce temps ou je bloguais encore avec un certain plaisir, et qui me semble si loin. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour la radio des blogueurs ?

Qu’il est loin aussi ce temps ou les Clash ont marqué mes tympans au point que l’intro de «Should I Stay or Should I Go» est encore et toujours ma sonnerie principale de téléphone ! En ce temps là, les vinyles ont tourné jusqu’à l’usure, comme la telecaster de Joe Strummer. Pas de doutes, en ce moment, il en aurait à raconter bien des choses, mais finalement pas très éloignés de thématiques des années 80. En fait, rien n’a changé sauf la taille des fortunes. Et ce n’est pas non plus le Brexit qui va chambouler les choses…

Et comme l’usage veut que l’on invite d’autres blogueuses et blogueurs à participer, je ne vais pas faire de jaloux en taguant tous les participant(e)s de l’an passé… Cultur’elle, A contre temps, Et pour quelques fariboles de plus ! Traqueur Stellaire, Les choix de Trillian, Saint Epondyle, Nichiyobi, Who cares ? Une blogueuse, les pages du petit bonhomme, Le diapason, Yukiness, Michael Marco, Quand Le Tigre Lit, Bloody Anna, Les oreilles ailleurs, Pensées futiles à partager, Partageons nos agapes, Connecting worlds, Littlecelt, Princesse101, Le Blog de Clara D., Mon Petit Bazar, Choblab, Pink Blizzard, Toute Ouïe, Le Blog de Nathalie MP, Chez Fred Camino, Les Pipellettes, Elessar, Sound Shaker, Delphine, La Maison du Faucon, mademoiselle A, Keskonfe, Chroniques d’une Chocoladdict, Alice, Toniolibero, Lyon Sevilla, Chez Anne Laure T, vos desirs font desordre, A Perdre La Raison, Un pixel sur la toile, Ecume de mes jours, Des pas perdus, Musique Terrienne, The Real Blog, Un dessin par jour, Fattorius, Noix Vomique, Kevin, Ma chienne de vie, TOPFUEL DELUXXXE, Didstat, David, BernieShoot, mais oui bien sur, corsicapolar, Lewena, Chouyo, partageux, les pages du petit bonhomme, De tout et de rien, Je suis de celles, Affichage Libre, Le parisien Libéral, Poterie et papoteries, Ecologie Libérale, Municipales 2014 à Paris, Carole kitchen, 100 000 V, Baz’art, In Bed With SK, Corto, Le Blog de Captainhaka, Veronique Rabuteau, Extimités, RadiBlog, Pensez Bibi, Un papillon dans la Lune, La Prophétie des Anes, PureNrgy.com, zikio, MHF le blog, MoiMateo & Zik, inkubateur, Le Blog de Sasha27, Les Cénobites Tranquilles, Chez Laurawr, Cléha, Dada Vidov, Le jour et la nuit, Agathe an idea, ChtiteFourmi, Diablotin, Le Blog Notes, Oh my Swadloon, La faille spatio-temporelle de Tamala75, Tribulations, Hypathie, Lorhkan et les mauvais genres, Intrigations, Hern, Alter Oueb (ah tiens, c’est moi ça), Les aventures d’Euterpe, A Perdre La Raison, Mon avis t’intéresse, Les Coulisses de Juan, Les Lectures de Cachou, Laurent Geneix, le blog, The Cranky Cocktail, et en vous invitant aussi (et surtout) à les lire tant il y a de choses intéressantes à parcourir.

Pour particiter :

1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
– La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l’été
– Si tu veux (c’est mieux) tu raconte pourquoi c’est ta chanson de l’été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
– Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c’est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
– Tu rappelles cette règle,
– Et tu fais un lien sur ce billet.

3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix.

Merci Lolo.

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Stop ou encore ?

Nous voilà revenus quelques années en arrière, à cet instant précis d’octobre 2010 ou, entre pourrissement et mobilisation, le rapport de force choisit son camp. La nouvelle couche de mesures punitives en guise de reforme des retraites laissait alors entrevoir des lendemains difficiles pour les futurs inactifs. Mais on peinait à mesurer l’exacte répercussion, entre l’exagération syndicale et l’exagération toute aussi maladive de la bienveillance du gouvernement d’alors envers le petit peuple.

Malgré tout, nombreux, dont je fais partie, ont alerté sur la réalité de cette réforme. Le recul de l’âge de départ à la retraite n’avait bien peu de justification en matière de temps de travail et même de production. Cette disposition avait juste une conséquence dont les politiques et financiers ont alors soigneusement omis de s’épancher : en allongeant la période de référence, compte-tenu de la situation de l’emploi, personne ne pourrait se prévaloir des trimestres requis pour avoir une retraite pleine. Ce qui correspond tout bonnement à baisser les pensions, c’est à dire de priver les salariés de cette partie de revenus déportée dans le temps pour leur vieux jours. Facile et imparable, et d’autant plus que le constat sera fait plus tard… au moment de la liquidation de ses droits à pension.

Art brut dégénéré, entre oeuf et peintureLe chien a aboyé fort, mais la caravane est passée. Des millions d’âmes ont défilé, les polémiques s’étant borné aux modes de comptage des manifestants. Et voilà qu’on nous sert à nouveau un plat analogue. Seul le chef à changé : il paraît pourtant qu’il a une fibre sociale. Cette fois, c’est le quotidien immédiat qui est affecté. Désormais, l’ensemble des Lois et règlements sont considérés comme un frein à l’emploi qu’il importe de toiletter en profondeur jusqu’à revenir sur des acquis fondamentaux. Le moment est crucial : on continue, ou on arrête avec cet immense gâchis généré par 2 entités qui, un temps, ont marché ensemble ?

Tout a déjà été dit sur la Loi El Khomri et l’incompréhensible tentative d’inverser la hiérarchie des normes qui, comme sa consoeur pour les retraites, a une finalité cachée plutôt évidente : au-delà de l’institutionnalisation de la précarité, il s’agit simplement de faire baisser les salaires. Ni plus, ni moins, l’instauration d’un ahurissant moins-disant salarial. Il ne reste plus ensuite qu’à légiférer pour limiter/supprimer les prestations sociales et en finir avec l’héritage du Conseil National de la Résistance, et la boucle sera bouclée, avec le Parti Socialiste en fossoyeur.

Ces énormes conflits sociaux sur les retraites et sur le travail sont néanmoins différents dans leur traitement. La polémique, cette fois, vient essentiellement de l’intervention sans aucune retenue de la police, échappant vraisemblablement aux ordres, agissant via une multitude d’individus plus ou moins politisés comme une bande ouvertement lepeniste et nationaliste. Casser du gauchiste devient alors une mission à peine accessoire à laquelle les condés ont mis tout leur cœur, avec la force du droit. De l’activisme politique déguisé en maintien de l’ordre. A Lyon, des échanges musclés ont eu lieu en marge entre identitaires et manifestants «antifa» dans lesquels la police avait clairement choisi son camp… Pendant qu’on parle des violences, on ne parle évidement pas du fond.

Le traitement médiatique, les gazages en règle et les coups de matraque que j’ai personnellement subi sans justification ont eu raison de mon cœur de gauche. Il reste où il est, mais pas pour les gens qui prétendent l’incarner. Je suis devenu jusqu’au-boutiste : avec désormais l’exigence du retrait du texte, ou ma colère du politique, droite comme gauche, va se transformer en une forme de haine difficile à maîtriser. Ce ressentiment, c’est la police et ce gouvernement qui l’ont créé et amplifié, comme chez de très nombreux manifestants, juste manifestants, à milles lieux des casseurs. Mobilisation et détermination s’amplifient à chaque nouvelle violence policière. Et pourtant cette gauche, je l’ai défendue envers et contre beaucoup de monde, évoquant l’héritage auquel il fallait faire face et la faible marge de manœuvre dont disposait Hollande.

Ma carte d’électeur est à la poubelle. Elle y est bien. Elle est au niveau de notre démocratie, puisque la représentation syndicale élue des salariés peut être court-circuitée – à quoi sert de voter alors -, puisque la police frappe les objectifs des caméras, puisqu’elle fai effacer les cartes mémoires des appareils photos et molestent des enfants de 11 ans… Quand quelques agités ont saccagé le stand d’un ministère au salon de l’Agriculture, aucun CRS n’a bougé, aucun des protagonistes pourtant filmés n’a été inquiété…

Qu’on ne me dise pas que mon attitude fait le chemin d’encore pire pour 2017. Que pourrait être pire que cette loi sur-mesure pour les libéraux ? Ne nous trompons pas de cause : ce n’est pas mon attitude qui dessert la gauche, c’est celle du gouvernement qui ne respecte même pas ceux qui l’ont porté aux affaires. Il a préféré se soucier des préoccupations de MEDEF, pas de la France qui vivote sans costard à moins de 2000 euros par mois, et qui perdra bien plus qu’une chemise selon le bon plaisir des employeurs.

Pour l’instant, 2017 est le cadet de mes soucis. Je dois d’abord me préserver car je risque davantage un crane défoncé ou/et une garde à vue pour me trouver au mauvais endroit au mauvais moment. On pensera aux élections quand cette loi sera morte et enterrée.

Tous en grève et à Paris le 14 juin pour demander le retrait de cette loi injuste.

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