Should I Stay or Should I Go ?

C’est de circonstance, mais rassurez-vous, je ne vais pas évoquer la réponse du jour clamée au monde et à l’Europe dans le plus pur style «so british». Je veux parler ici de la Radio des blogueurs 2016 de l’ami Lolobobo, fidèle au poste depuis… des lustres, ce temps ou je bloguais encore avec un certain plaisir, et qui me semble si loin. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour la radio des blogueurs ?

Qu’il est loin aussi ce temps ou les Clash ont marqué mes tympans au point que l’intro de «Should I Stay or Should I Go» est encore et toujours ma sonnerie principale de téléphone ! En ce temps là, les vinyles ont tourné jusqu’à l’usure, comme la telecaster de Joe Strummer. Pas de doutes, en ce moment, il en aurait à raconter bien des choses, mais finalement pas très éloignés de thématiques des années 80. En fait, rien n’a changé sauf la taille des fortunes. Et ce n’est pas non plus le Brexit qui va chambouler les choses…

Et comme l’usage veut que l’on invite d’autres blogueuses et blogueurs à participer, je ne vais pas faire de jaloux en taguant tous les participant(e)s de l’an passé… Cultur’elle, A contre temps, Et pour quelques fariboles de plus ! Traqueur Stellaire, Les choix de Trillian, Saint Epondyle, Nichiyobi, Who cares ? Une blogueuse, les pages du petit bonhomme, Le diapason, Yukiness, Michael Marco, Quand Le Tigre Lit, Bloody Anna, Les oreilles ailleurs, Pensées futiles à partager, Partageons nos agapes, Connecting worlds, Littlecelt, Princesse101, Le Blog de Clara D., Mon Petit Bazar, Choblab, Pink Blizzard, Toute Ouïe, Le Blog de Nathalie MP, Chez Fred Camino, Les Pipellettes, Elessar, Sound Shaker, Delphine, La Maison du Faucon, mademoiselle A, Keskonfe, Chroniques d’une Chocoladdict, Alice, Toniolibero, Lyon Sevilla, Chez Anne Laure T, vos desirs font desordre, A Perdre La Raison, Un pixel sur la toile, Ecume de mes jours, Des pas perdus, Musique Terrienne, The Real Blog, Un dessin par jour, Fattorius, Noix Vomique, Kevin, Ma chienne de vie, TOPFUEL DELUXXXE, Didstat, David, BernieShoot, mais oui bien sur, corsicapolar, Lewena, Chouyo, partageux, les pages du petit bonhomme, De tout et de rien, Je suis de celles, Affichage Libre, Le parisien Libéral, Poterie et papoteries, Ecologie Libérale, Municipales 2014 à Paris, Carole kitchen, 100 000 V, Baz’art, In Bed With SK, Corto, Le Blog de Captainhaka, Veronique Rabuteau, Extimités, RadiBlog, Pensez Bibi, Un papillon dans la Lune, La Prophétie des Anes, PureNrgy.com, zikio, MHF le blog, MoiMateo & Zik, inkubateur, Le Blog de Sasha27, Les Cénobites Tranquilles, Chez Laurawr, Cléha, Dada Vidov, Le jour et la nuit, Agathe an idea, ChtiteFourmi, Diablotin, Le Blog Notes, Oh my Swadloon, La faille spatio-temporelle de Tamala75, Tribulations, Hypathie, Lorhkan et les mauvais genres, Intrigations, Hern, Alter Oueb (ah tiens, c’est moi ça), Les aventures d’Euterpe, A Perdre La Raison, Mon avis t’intéresse, Les Coulisses de Juan, Les Lectures de Cachou, Laurent Geneix, le blog, The Cranky Cocktail, et en vous invitant aussi (et surtout) à les lire tant il y a de choses intéressantes à parcourir.

Pour particiter :

1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
– La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l’été
– Si tu veux (c’est mieux) tu raconte pourquoi c’est ta chanson de l’été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
– Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c’est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
– Tu rappelles cette règle,
– Et tu fais un lien sur ce billet.

3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix.

Merci Lolo.

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Pour que Internet reste libre et ouvert

Vous avez peut-être remarqué la petite bannière dans le coin en haut à droite. Une roue bien connue y tourne indéfiniment. Elle est le symbole de l’attente de la fin d’un chargement de page lors de nos butinages sur la toile. Et sans une mobilisation de notre part, nous risquons tous de la voir trôner sur nos écrans bien plus que de raison. Lors de nos prochaines sorties sur internet, on va devoir attendre, attendre, encore attendre, à moins de payer…

Pour une fois, les plus contestataires viennent d’outre-atlantique. La-bas, la réalité d’un internet à plusieurs vitesses est sur le point d’aboutir. Dans quelques jours, la Federal Communications Commission (FCC) qui régule entr-autre l’internet américain, rendra un avis lourd de sens en terme de «neutralité du réseau», et qui risque d’avoir des répercussions essentiellement sonnantes et trébuchantes et bien au-delà du simple continent américain.

En clair, le but d’un certain nombre d’acteurs du net est de faire payer les sites web pour permettre un accès optimisé à leurs contenus. Sinon, les débits seront bridées. De l’autre côté, les fournisseurs d’accès pourraient aussi proposer plusieurs offres à leurs clients pour qu’ils puissent accéder plus ou moins rapidement aux pages. On voit sans peine la dérive du système, les filtrages et autres manipulations possibles.

Imaginons que demain, l’accès soit si lent que vos sites préférés soient illisibles. Imaginons les sites d’information obligés de payer, au risque de se faire ralentir si la ligne éditoriale déplaît. Imaginons les données désormais délocalisées quelque part sur un cloud et devenant difficilement (ou plus) accessibles. Imaginons tout ce qui fait le charme du net, les blogs, les sources alternatives, le partage, etc… Invisible, disparu ! Sauf à payer.

Je parle souvent du fondement même d’Internet qu’est la neutralité du réseau. Cette notion un peu ésotérique et qui ne passionne pas le profane est pourtant essentielle, et se résume très rapidement et en termes simples en 4 points :
– transmission de données sans examiner le contenu
– transmission de données sans altérer le contenu
– transmission de données sans examiner la source (qui émet les données) et la destination (qui les reçoit)
– transmission de données sans examiner le protocole (convention de communication).

Quand un seul de ces points est invalidé, le réseau n’est plus neutre, il interagit, ce qui n’est plus l’esprit, le principe de base d’internet. Et dans notre affaire, tous sont invalidés… Un comble au moment ou les appareils mis à la disposition des internautes sont de plus en plus puissants et rapides. D’un côté, on vend de la 4G, des monstres de technologie avec une capacité de calcul telle qu’elle pourrait envoyer une fusée sur la lune, tout en bridant drastiquement les débits.

Ce 10 septembre, beaucoup de sites, et pas des moindres (Vimeo, WordPress, Reddit, Netflix… et Alter-Oueb), vont faire semblant de tourner au ralenti. Le but est d’alerter les internautes du danger que constitue ce nouveau coup de boutoir, de leur faire prendre conscience de cette part de liberté confisquée, et qu’il ne s’agit pas d’un nouveau coup d’épée dans l’eau. D’ailleurs, ce genre de campagne a naguère déjà fait plier les décideurs pour les projets de loi SOPA (Stop Online Piracy Act) et PIPA (Protect IP Act) particulièrement liberticides et scélérats. Dont acte.

Plus d’infos (en anglais) sur www.battleforthenet.com/sept10th/

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Stop bashing !

Ce n’est un secret pour personne, je suis impliqué dans ce projet qui, depuis quelques jours, se fait lentement une petite place parmi les sites politiques. J’avoue que cette aventure dépasse déjà largement mes attentes. Sa genèse est en soi une belle histoire, qui part de pas grand chose, comme souvent. Une idée simple, une volonté, un peu d’huile de coude…

Quand j’ai été contacté, l’idée m’a plu d’emblée. D’abord parce qu’il y avait absolument besoin d’un espace d’expression en plein milieu de la pseudo-tempête agitée par la conservato-fachosphère, parce que le dénigrement gratuit, insistant et surtout sans fondement devenait insupportable. Le blogueur que je suis ne connaît que trop ce besoin de s’exprimer, même si la portée en est toute relative. Quoique. Ensuite, il y avait pour moi un défi technique en tant que développeur : tenter de proposer dans des délais courts une solution stable et robuste qui réponde au besoin. C’est mon métier, je milite au quotidien pour le logiciel libre, et c’était l’occasion rêvée de mettre en avant mes convictions en la matière. Enfin, l’initiative provenait de personnes de milieux divers, qui sont très loin d’avoir toutes des responsabilités politiques… Cette diversité me semble d’ailleurs des plus intéressantes pour construire quelque chose de viable.

stopbashingEvidemment, les inévitables critiques ont surtout tourné autour le la proximité directe du PS dans le projet. Certains ont cherché le WHOIS du domaine pour y trouver le nom d’un élu effectivement encarté. D’autres ont remarqué, très fort, que l’hebergeur (moi…) est membre des Leftblogs, qu’un blogueur influent dit «de gouvernement» était omniprésent. D’où la conclusion sans appel : c’est le parti socialiste qui pilote cette chose…

Le PS n’est pour rien dans cette initiative. S’il l’avait voulu, il l’aurait fait sans s’adresser à un petit autoentrepreneur dont le fond de commerce est le conseil aux associations du monde alter… S’il me l’avait demandé, je n’aurais pas accepté. J’ai, à franchement parler, un peu de mal avec ce parti qui n’est pas un modèle dans son action politique. Il consomme plus d’énergie pour les intérêts particuliers de ses hauts dignitaires que pour structurer la société avec une véritable politique de justice sociale, et pour une répartition équitable de la richesse produite. Localement, il existe des baronnies insupportables qui défrayent la chronique et brouillent l’image de probité demandée par Hollande, et qui devrait s’imposer sans qu’on le rappelle. En fait, c’est le fonctionnement général de tout parti quel qu’il soit…

On me rétorquera facilement que, par ma participation dans ce projet, j’apporte un soutien implicite au PS. Eh bien non. Je soutiens ce gouvernement qui se débat dans les difficultés induites par le capitalisme dérégulé, et je préfère 1000 fois que ce soit l’équipe actuelle, composée principalement par le PS, plutôt que venant de l’UMP. Sans le changement opéré en mai 2012, les attaques contre les systèmes de solidarités seraient bien plus sévères, et les basses castes seraient priés de payer les impôts dont les classes moyennes et supérieures seraient exemptés… Rappelons-nous simplement d’où l’on revient.

Forcement, si notre jouet fonctionne, le PS peut s’y intéresser et communiquer… ce qui relancera évidemment les suspicions de collusion. Tans pis. Les aigris repartiront dans les tours. Encore une fois, l’opposant s’attaque à la forme, pas au fond. Fâcheuse habitude…

Pour l’heure, ce sont surtout des encouragements et des remerciements que nous obtenons.
Merci aussi à vous. StopBashing !

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Alors bonne année…

On n’échappe pas à une tradition aussi séculaire : après les agapes et leurs lentes digestions, le cérémonial des vœux de bonne année est incontournable. On sert les pognes par ci, on claque une bise par là, un franche accolade encore ici, et même avec des gens que d’ordinaire on apprécie guère. Une bonne année, une bonne santé, avec aussi du pognon ! Des vœux pieux, évidemment…

Heureusement, je repère bien vite ceux qui sont de pure forme. Ils sont les plus mielleux, croisant un sourire béat à une emphase ridicule. Et dans ce domaine, les personnalités politiques, comme celles placées haut sur l’échelle sociale, excellent. Ils nous promettent chaque année le meilleur, mais toutes se ressemblent, avec cette maxime en dogme absolu, et qui fait toute la différence : «dites nous de quoi vous avez besoin, on vous expliquera comment vous en passer»…

2014Quelques minutes après les vœux aux français de François Hollande, cette pitrerie de Coluche m’est revenue en tête. C’est donc un président qui se dit à gauche qui propose de refaire confiance aux entreprises pour qu’elles embauchent, avec en contrepartie, un allègement significatif des charges et une réduction toute autant significative de la dépense publique. Mais bien sûr… Sur le coup, je n’étais pas bien sûr de ce que j’avais entendu. Après le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE) attribué sans aucune contrepartie – on voit bien comment la mesure a dopé l’emploi – , voilà une annonce qui ressemble à un nouvel abandon de ceux qui ont porté Hollande aux affaires.

Charges, encore des charges, toujours des charges, on n’entend plus que ce mot qui alimente tous les fantasmes pour la compétitivité du pays. On oublie un peu vite que les fameuses «charges sociales» représentent d’abord une portion non négligeable du salaire. Mais son versement au travailleur est en somme «différé» et sert d’abord à alimenter les système de solidarité en contrepartie de droits dont les effets peuvent être immédiats (chômage, maladie, accidents du travail) ou à terme (retraite). Alléger ces fameuses charges revient dont à baisser purement et simplement les salaires. Ou de laisser la charge de ces salaires différés à la collectivité. En exonérant les entreprises des cotisations sociales, on ne fait que creuser les déficits publics puisque les droits sont acquis, et qu’à ce titre, il faut bien payer la protection sociale, les allocations et les retraites.

Si on cumule à ce petit cadeau une réduction de la dette publique, la boucle est bouclée : on réduit de fait les salaires en baissant le montant des prestations, on entrave l’action de l’Etat dans ses missions des contrôle et de régulation par la suppression d’emploi public, et on va donner à la droite libérale et conservatrice tout ce qu’elle demande. Parce qu’il ne faut pas se leurrer : moins de dépense publique, c’est rogner sur les retraites, mouvement déjà bien entamé, c’est réduire les prestations sociales, mouvement également en cours, c’est supprimer les subventions aux associations, c’est étrangler le service public pour le remplacer par des entreprises privées qui sauront se faire grassement rémunérer. Cela ne concerne évidemment pas les projets pharaoniques de quelques élus mégalomanes, certains cadeaux fiscaux aux puissants du monde, et les «sauteries aux petits fours» des très hauts fonctionnaires.

Le plus agaçant dans cette histoire est que la cerise arrive sur le gâteau alors que l’UMP en tant qu’opposant politique est complètement muet, trop occupé par la lutte intestine qui sévit à sa tête. Le manque de compétitivité et le chômage sont savamment entretenus et résultent d’abord de l’accaparement de la richesse par la haute finance et ses ayant-droits, en soustrayant les montants normalement dévolus à l’investissement pour alimenter les dirigeants, les rentiers et les actionnaires. De ce coté, pas de crise : Les stations d’hiver ont fait le plein pour les vacances…

Alors bonne année puisqu’il le faut. En tant que petit fonctionnaire, je sais à quoi m’attendre pour cette année. Elle commence d’ailleurs bien : un récent déménagement forcé d’un bâtiment adapté vers un taudis immonde et confiné dans la poussière a considérablement fait évoluer mes conditions de travail au point de ne plus pouvoir exercer mon métier dans les règles de l’art. Tout cela ressemble à s’y meprendre à un sabotage venu de l’intérieur.  Et pourtant, dans ses vœux tous frais, mon big-boss me souhaite le meilleur dans un monde de bisounours. Qu’il se les taille en pointe, et se les mette ou je pense…

Bonne année sincère à tous les LB et à vous qui passez ici.

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Lela pala tute

A en juger par les tenues légères qui continuent de hanter la place Bellecour, l’été est loin d’être fini. Il y a bien quelques indices pour déceler que le temps n’est plus aux flâneries et que, pour quelques-uns, les choses sérieuses sont entamées. Il reste encore une poignée de touristes à braver avec ostentation les 30 degrés à l’ombre de Louis le quatorzième. Un peu de rab de soleil ne peut nuire.

Radio de l'été des blogueursSi l’été n’est pas fini, je peux ainsi toujours participer à la 4ème saison de la «radio de l’été». Ainsi exposé, cela ressemble beaucoup à une de ces innombrables et envahissantes séries TV à rallonge, mais que nenni. Depuis 2010, l’ami Lolobobo regroupe dans un player les goûts et les couleurs de la blogosphère et contribue ainsi à adoucir les mœurs d’une communauté particulièrement apte à transformer n’importe quelle discussion anodine en sanglante blogwar.

Mon choix s’est porté cette année sur du sensible, du léger pour ne pas dire aérien, à l’image des moustaches de l’ami Eugene Hütz, emblématique et bondissant chanteur de Gogol Bordello, ce groupe foutraque et déjanté où tout se mélange à l’infini, comme les origines et les influences de ses membres.

Depuis le temps, je connais la chanson : 1/ en choisir une, 2/ faire un bobillet, 3/ faire un lien sur le billet de Lolobobo, 4/ linker des copains/copines, mais comme ils sont tellement nombreux à avoir déjà proposé une douceur, je vais m’abstenir sinon je risque de saturer ma base de donnée…

Lela lela lela, Lela pala tute,
Jas kana meres, Merava pala late…

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La reprise

C’est quasi fait. La reprise est là. On en sent les premiers relents, elle est toute proche. Elle tend déjà les bras à quelques petits malins qui sont passés sans encombre au travers des gouttes de la crise. Les parapluies plus ou moins légaux n’ont pas manqué : optimisation fiscale, lois sur mesure, réseaux, lobbys et influence sont les mamelles de tout bon homme d’affaire qui se respecte. Pour les autres, ceux qui ne décident de rien, parfois pas même de la consistance de la soupe du soir, c’est la reprise des hostilités. Rapellons-nous juste que l’évasion fiscale, c’est la soustraction par une minorité clinquante d’un pactole de 50 milliards par an, estimation basse, et juste pour la France. Maitre Folace avait raison : pas touche au grisbi…

A l’occasion, on reprendra bien un petit coup de retraites, juste 4 ans après la «der des der», cette grande et courageuse réforme qui devait, selon le grand monarque d’alors, tout arranger pour au moins 20 ans. Cette fois, c’est un gouvernement de gauche qui la mène, avec toujours la même problématique : comment gratter quelques milliards sur le dos des salariés, ceux là même qui se débattent au quotidien avec la vraie crise ?

Les amis démocrates de la SarkozieLa reprise, c’est aussi ce bruit de bottes et des armes qu’on fourbit sur un air de valse à 2 temps. Y aller ou pas, en Syrie, telle est la question. En ces temps incertains, je ne sais vraiment pas ce qu’il faut faire. On ne peut raisonnablement pas laisser Assad, naguère accueilli en Sarkozie en grand ami, gazer impunément son peuple sans courir le risque de mettre le feu à une poudrière qui ne demande que cela. En tout cas, la France ne pourra agir seule militairement. Si les intentions sont louables, il faut se rendre à l’évidence : les moyens manquent, et c’est peu de le dire. Cela fait longtemps que la puissance de la nation a été siphonnée au profit de la «World Company». Merci qui ?

Plus près de nous, en ce jour de rentrée des classes, j’observe le nombre de classes à 38 élèves et plus, et compatis avec les jeunes enseignants, tout justes diplômés, fraîchement placés devant une classe sans formation spécifique. Avec de telles surcharges, le classement PISA de la France ne risque pas de s’améliorer. Les coups de bâton assénés dans les jambes du système éducatif lors du dernier quinquennat laissent encore des traces marquées. Cette rentrée verra bien des créations significatives de postes, mais l’assèchement des finances publiques imposé par les Goldman-Sachs et consors pour les années à venir n’engage pas à un optimisme béat.

La reprise, pour ce blog, c’est aussi maintenant. Depuis quelques mois, j’avais besoin de me détacher un peu de la politique, des affaires, de faire autre chose que de réagir à un peu tout, de faire autre chose tout court… Même si la vie politique actuelle est loin de celle que j’appelle de mes vœux, elle nous permet d’éviter de subir encore les méfaits d’un petit excité complexé et revanchard. Aux déceptions bruyantes, aux critiques souvent acerbes face à l’action gouvernementale, je suis parfois décontenancé. Le Partageux a raison : «La gauche, c’est toujours se soucier d’abord des plus pauvres, des plus faibles, des plus délaissés, des plus oubliés, des plus méprisés. Dès que la gauche oublie un instant cette boussole, elle devient une droite qui désespère les humbles». J’y mettrais quand même des nuances. Tout n’est pas mauvais ou injuste. N’oublions pas d’où l’on revient, l’héritage qu’il faut gérer, et tout ce qu’il faut reconstruire.

D’ailleurs, c’est le meilleur moment pour relancer le blog. La pression commence à monter car des élections s’annoncent pour mars et juin 2014. Il faut avouer que la teneur des pages réservées à l’opposition de droite dans le bulletin municipal de ma commune ont fini par me décider tant les propos sont lamentables et mensongers. Cela tombe bien, j’avais envie de faire un peu plus local, et démontrer qu’un exécutif socialiste sait gérer…

Et bienvenue à Jacques et au voisin Thibaut, deux nouveaux blogueurs admis au sein des LeftBlogs.

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Ebuzzing devient une vieille pute

Désolé pour cette grossièreté, mais spontanément, c’est la seule image qui me vient à la lecture de la réponse faite par Pierre Chappaz en personne à la requête de quelques blogueurs dont l’actuel Number One du fameux fumeux classement des blogs Ebuzzing (ex-Wikio). Ils ont simplement fait part d’un légitime étonnement de faire cohabiter de simples blogs dits «amateurs», tenus à la mimine, écrits avec les tripes, avec du contenu institutionnel qui n’a rien à voir avec les blogs comme les sites de presse, de journalistes, d’hommes politiques, des «machins» communautaires écrits à 180 mains, les agrégateurs…

En sortir ou pas, telle est la question !Je n’ai jamais fait mystère du peu d’intérêt que je porte aux évaluations, statistiques et classements en tout genre, aux jeux puérils de kikalaplugrosse, cet espèce de marotte pour tout libéral qui se respecte. Son seul intérêt, très basiquement du moins pour moi, était de se faire payer une tournée lors des KDB par le Number One… Mais la dérive actuelle de ce qu’il faut tout de même qualifier d’«institution» de la blogosphère reflète la glissade de la société vers une extrémité dangereuse. Et c’est suffisamment grave pour me tirer de mon demi-sommeil bloguesque actuel.

Car il s’agit bien d’un dérive, même si le contexte a profondément changé. C’est vrai qu’un nombre non négligeable de blogs, pas que des LeftBlogs d’ailleurs, ont trusté le Wikio d’alors. On bloguait comme des fous, mus par l’énergie du désespoir face à Sarkozy et sa bande de malfaisants. Face à l’intox du pouvoir, il y avait une vraie activité de réaction, débordante et dérangeante. Chappaz a même sous-entendu que, durant cette période, les gauchistes avaient triché pour en arriver là. Avec le changement d’hommes en mai et la sensible baisse de régime de la gauchosphère, l’occasion était trop belle pour tenter de réduire leur petite visibilité en la noyant dans un magma constitué de tout, sauf de blogs… Ebuzzing, c’est ça…

Le racolage, c’est maintenant : tout ce qui ressemble dans sa forme à un blog est bon à prendre, à générer du trafic, donc des recettes, immédiatement mises à l’abri en Suisse… quitte à accueillir à bras ouvert des expressions brunâtres qu’on aurait espéré ne plus jamais avoir à lire. Le fric n’a pas d’odeur, tout devient profitable. Demain peut-être auront droit de cité des parutions zoophiles, voire plus exotiques (pour rester politiquement correct). C’est très bon ces domaines pour le trafic, c’est participatif, donc ce sont bien des blogs, Monsieur Chappaz…

Excessif ? Ben voyons ! Changer les règles du jeu d’un outil utilisé jusque là comme une référence pour modifier l’orientation générale et promouvoir ses propres parutions, c’est déjà pas bien classe. Mais quand on se livre à des bidonnages à la #geonpi, quand on s’expatrie sous des prétextes grotesques, quand on encourage l’expression des nostalgiques de l’épuration ethnique et du bras droit tendu bien haut, pas grand chose ne peut plus me paraître excessif. Qu’il vire mon blog de la liste puante, si cela lui chante…

Quelle insignifiance cependant devant ce que vit Malala, une vraie blogueuse pakistanaise de 14 ans, entre la vie et la mort pour avoir osé écrire vouloir aller à l’école. Avec toute mon admiration et mon respect, Mademoiselle.

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J’avais oublié de vous remercier

On a laissé entendre que les les blogueurs gauchistes chassaient en meute, qu’ils avaient plus ou moins triché pour s’approprier les premières places d’un classement qui retrace l’influence de leurs blogs respectifs en comptant de manière alambiquée les billets, les liens, les like, les tweets, les retweets, et que sais-je encore.

LeftblogsQuand j’entends les mots «influence» et «blog» ensemble, je ne peux que pouffer de rire tant un blogueur n’influe rien, et surtout pas l’opinion. Il n’en est pas moins vrai qu’un certain nombre de ces scribouillards, regroupé dans un collectif des plus informels, les Leftblogs, ne sont pas restés les deux index sur la même touche pendant le précédent quinquennat. S’ils ont été autant actifs, c’est surtout par réaction à la politique inique menée par Sarkozy et sa mafia. Maintenant que les blogueurs libéraux sont du côté de l’opposition politique, quelques-uns en ont pris ombrage et semblent regretter cette incapacité à produire un mouvement équivalent pour apparaître eux aussi aux premières loges du fameux classement.

Evidemment que ce n’est pas pareil. Le militantisme, l’attention aux autres, la solidarité, une certaine convivialité brute et chaleureuse autour d’une boisson fraîche, cela ne se décrète pas, cela se vit et se partage. Il y a bien sur la vitrine, les KDB, mais aussi tout ce qui ne se voit pas, les coups de mains techniques, les partages de documents, les revues de presse, les découvertes, les tops départ des i-ripostes… et des choses plus personnelles. On s’y traite parfois d’andouille, voire d’autres qualificatifs, mais l’essentiel est là. Le monde libéral ignore ces valeurs, il ne vit qu’au travers l’initiative individuelle et des possibilités de monétiser tout et rien. Avec ce nombrilisme comme moteur, jamais les blogueurs libéraux n’arriveront à faire monter en «TT» un hashtag en 4 heures comme l’ont fait les LB pendant la campagne présidentielle. Jamais il ne parviendront à faire quelque chose ensemble…

Les Leftblogs sont peut-être moins présents, mais ils sont toujours là, mobilisables à tout instant et virulents quand le besoin s’en fait sentir. Allez les lire, leurs blogs sont tous rassemblés ci-dessous, y compris celui de Trublyonne, ma marraine que j’embrasse.

Abadinteamsika.posterous.comanniedayaurelinfoChez DédalusBalmeyer's blogCe que je penseBah ! By CCLe blog de CaptainhakaChez l'vieuxDans les souliers d'OcéaneDe tout, de rienChez El CaminoEngagéeDu petit monde de GildanGularu.frhern.over-blog.comLe jour et la nuitPartageons mon avisJe pense donc j'écrisJe n'ai rien à dire, et alors ?Chroniques de Juankamizole.blog.lemonde.frLe blog de Sasa La Loute...Le pudding à l'arsenicLibre affichageLa revue de stressL'Europe à coeurWoof itDu trash et des baisersIci et maintenantMon avis t'intéresseBlogExperienceMon Mulhouse BioUn apport régulier de vitamines et de souffreLa femme de GeorgesLe partageuxA perdre la raisonLa parole ne se demande pas, elle se prendPiratage(s)Elements d'omelettePoliteekswww.reflexionpolitique.netla rénovitudeRimbus le blogLyonnitudesSaint Pierre des Corps, c'est où ça ?Tout est politiqueDavid Burlot s'expliqueSlovartotoUne autre vieChoses vues et commentaires consécutifsWebstern socialiste

En dehors des LB, il a beaucoup d’autres bonnes lectures, et je vous conseille de parcourir tous ceux qui suivent :

Ecume de mes joursLa maison du Fauconles coulisses de SarkofrancePensez BibiPartageons l'addictionPartageons nos agapesAu comptoir de la CometeEt ma main dans la gueule ?Disgrace Funkyles divagations NRV de cui cui fit l'oiseauChez HomerLes Cénobites TranquillesLe Blog de SuperNoEn ShayalandiePrincesse 101Un dessin par jour, si je peux...ApocalypsimmoLe monolecteParti de rien et arrivé nulle part100.000 volts, le blog branchéle blog de GabaleLadyApollineLe mot du GoneJuju Sete

Merci encore à Lolobobo pour nous avoir dégoté ce petit bijou qu’est Apercite pour les miniatures…

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La vida es una tombola #radiodesblogueurs2012

J’ai zappé la désormais célèbre opération «la radio de l’été» de l’ami Lolo. J’étais alors très loin des blogs, loin du monde normal, loin des joies de la saison du soleil et des vacances. Mais l’été n’est pas fini, loin s’en faut. Alors je vais faire comme Vivre Au Brésil, C’est Cool, C’est Pas Cool, Une Fille à Lyon…, Très Cher(e)… , Stephanegillet.com, Simone, Shoppette, Sandra, Saint Pierre Des Corps, C’est Où ça ?, Riggs, Reservus…, Radiohern, Radiblog, Petits Propos Décousus, Perambulons !, Les pages du petit bonhomme, Oh Océane , No Surrender, Nipette Le Blog, Moimateo & Band, Mes Mecs Et Moi… Et Moi… Et Moi… Et Mouah???, Mademoiz’Elle, L’irrégulière Le Blog Cultur’elle, L’herbe Folle, L’atelier D’à Côté , Lovely Materials, Lou Caùter, Lolita, Les Secrets De Pimousse, Les Petites Choses Simples, Les Must Have De La Parfumerie, Lemonasty, Les Intrigations De Pierre D, Les Fleurs Rebelles , Les Facéties De Ceriat , Les Délices D’alice, Les Chroniques D’une Miss, Le Goût Des Livres, Le Bruit Des Pages, Le Blog De La Chauve-souris, Lady Madd, La Maison Du Faucon, Jade Aux Pieds Nus, Isabelle Passions, Humeur Du Jour, Gularu.fr, Framboize, Et Soudain…, Espaces, Instants, Enfin Moi, Du Petit Monde De Gildan, De Tout Et De Rien, De Mes P’tites Mains…, Croque Madame, Cupcakes Music Tea, Crise Peche Abricot, Coreight, Color Moon, ClumsyBaby, Chez Erwan, Ce Que Je Vis, Blog De Arnaud Mouillard, Baz’art : Des Films, Des Livres…, À La Recherche Du Temps à Perdre, Au Fil D’isa, Antiblues , Airdefilm ~ Un Cerveau Par Personne, ~*hatter June*~, La Boite à Musique De La Dame Au Couteau à Dent entr-autres, et proposer quelque chose de sympa et qui bouge.

Manu et «Papillon», un nabab et un SDF bras dessus, bras dessous...J’ai choisi un poids lourd de la musique, Manu Chao, qui me rappelle pleins de choses. L’ami Manu, j’ai eu le grand privilège de lui serrer la pogne durant l’été 2003, au grand rassemblement anti OMC organisé sur le plateau du Larzac. Bénéficiant d’un pass presse pour faire des photos de l’événement, j’ai pu échanger avec lui quelques mots après la balance de l’après-midi pour le concert du soir. Je me souviendrais longtemps de cette rencontre avec un homme simple, certes conscient de sa place particulière, mais qui porte un regard lucide sur le monde. Alors que je le remerciais d’être la voix de sans-voix en exprimant en mots simples les mêmes révoltes et les mêmes souffrances où qu’on se trouve sur la planète, il m’a simplement répondu, presque en s’excusant, que seules les masses faisaient bouger les lignes, et que nous seuls avions le poids nécessaire pour bousculer l’ordre établi, pour changer vraiment les choses…

J’y avais rencontré «Papillon», un bénévole du coin, moitié SDF, moitié cabossé de la vie, au cuir tanné par le soleil écrasant et par l’alcool aussi… J’ai fais cette photo pour lui. Il a du la garder longtemps, comme un trésor. Un nabab et un miséreux, bras dessus, bras dessous, c’est beau. J’ai gardé le contact avec lui quelques années, puis il a disparu. Si par hasard, il passait par ici, qu’il laisse un commentaire, cela me fera bien plaisir.

La vie est une tombola dit l’artiste. Comme celle de Diego Armando. Né dans la grande misère, «El Pide de Oro» a tout connu, tout gagné, tout perdu. Mal préparé à la célébrité, totalement immature et incapable de gérer sa vie, il a comme Icare, approché de trop près le soleil pour avoir voulu se confondre avec lui, pour retomber douloureusement et se briser. En fait, Maradona aura été autant acteur que victime d’un monde totalement fou qui marche sur la tête et sur lequel il n’avait que peu de prise. Devant l’évocation de sa vie tourné par Emir Kosturica, on ne reste pas insensible devant le footballeur à la fois génial et manipulateur, à l’homme qui prend conscience par moment au mal qu’il fait à lui-même, aux siens et aux autres, et au monde complètement pourri et corrompu qui l’entoure.

Vas-y Manu, joue…

Si comme moi, vous n’avez pas encore proposé votre tube de l’été pour la radio des blogueurs, il n’est pas trop tard : 1/ choisir une chanson, 2/ faire un bobillet, 3/ faire un lien sur le billet de lolobobo, 4/ linker des copains/copines, ce dont je vais me passer vu que je dois être le dernier de la chaîne…

Dès vendredi, je pose mon tablier pendant 3 semaines pour me mettre en mode «semi-off» bien mérité.
A bientôt, et soyez sages !

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La toute première

Quelques copainscopines des Leftblogs ont sorti la boite à souvenirs à l’occasion des déboires de PSA pour raconter comment, au travers de leur premier bolide, ils sont passés d’homo-erectus à homo-automobilus. Je n’échappe évidemment pas à la règle : il fut un temps bien plus doux où, dès le premier boulot acquis, à juste 18 ans, je me suis mis à la recherche de l’engin motorisé qui me permettrait de parcourir et découvrir le monde

Le permis fut une formalité. La voiture fut une autre paire de manche, parce que j’avais des exigences : je voulais une coccinelle… Il faut dire que j’avais passé une partie de ma jeunesse dans celle de mes grands-parents. Ils n’ont connu que cette authentique pièce de musée qui était briquée de fond en comble après chaque promenade. Pas une bosse, pas une poussière, pas une trace de doigt. Elle avait même gardé cette odeur particulière de neuf…J’avais pas intérêt de bouger, ni de toucher, mais cette voiture était magique. Il ne manquait que le fameux numéro 53

VW 1303J’ai trouvé une cox en bien bel état. Elle appartenait à un curé. En fait, elle était nickel avec ses jantes mode alu, ses sièges monobloc avec appui-tête, sa couleur verte fortement métallisée et son bruit si caractéristique. Seule personnalisation notable : un petit volant sport, qui m’a, comme annoncé, fait faire beaucoup de sport pour faire tourner les 800 kg de la bête. L’autoradio était inutile, le moteur s’en chargeait. Ensemble, on a effectivement découvert le monde, mon monde. 30 ans après, mes copains me parlent encore des virées mémorables effectuées ça et là, comme dans beaujolais où j’ai vaillamment transporté 18 vendangeurs, pas tous à jeun… Je vous jure qu’il y en avait 18. J’ai bien vite passé le moteur à travers, mais globalement, elle m’a rendu de fiers services. J’en ai malgré tout pris soin jusqu’à ce que autrui se charge de me la démolir. Je l’ai retrouvé fortement dégradée là ou je l’avais laissée près de la gare de Mulhouse, au retour d’une permission pendant mon service militaire. Impossible à l’époque de la remettre en état, la séparation a été inéluctable. La vie commune a duré 4 ans.

La suite a été moins pimpante. La conduite, la voiture et tout ce qui gravite autour n’a jamais vraiment été pour moi un pôle d’intérêt. Elle reste essentiellement un outil qui, comme tous les outils, ont une certaine dangerosité quand on les utilise de manière inappropriée. Les «pilotes», les «seuls au monde», les inconscients et autres étourdis rendent la route mortellement dangereuse. La grande mode du moment est de s’accaparer un espace normalement dévolu à être partagé et à s’y comporter en maître méprisant des autres et des règles. Cela écarte irrémédiablement toute dimension de plaisir. Pas bien grave, il n’y a pas que les bagnoles dans la vie…

Merci aux 18 tauliers de blogs qui m’ont fait l’honneur d’un lien durant ce mois de juillet. Qu’ils en soient remerciés très amicalement.
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