L’arnaque Facebook

Il y a bien des choses qui me passent devant les yeux tous les jours et que j’évacue sans même m’en rendre compte. Les cours de bourse, omniprésents dans n’importe quel média au point de s’offrir un déroulant continu sur les chaînes infos, en font évidemment partie. Mais quand j’entends parler de Facebook, même dans la rubrique finances, forcement, je dresse l’oreille. Ce truc totalement hors norme à bien des égards, est entièrement construit en buzz perpétuel. Et la récente actualité ne me démentira pas.

L'ouverture de la séance d'introduction de Facebook, tous hilares, et pour cause.Au demeurant, c’est moins le joujou de Zuckerberg que l’attitude des banques qui me fait réagir aujourd’hui. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’entrée en bourse du premier réseau social du monde ne s’est pas fait dans la transparence la plus limpide, et au risque de devoir bientôt devoir me fendre d’un euro de dommage et intérêt, le principal opérateur de cette opération, la banque américaine Morgan Stanley semble bien être à la tête d’une gigantesque escroquerie.

Et comme par hasard, 3 jours après une introduction en bourse tonitruante, les marchés découvrent avec une innocence confondante que l’entreprise était vraisemblablement survalorisée, et que le modèle économique ainsi que sa stratégie reste à l’état de vue de l’esprit, et que ses capacités à faire des bénéfices et générer du cash très loin d’être probantes. Que Zuckerberg ait pété les plombs à se voir plus grand et fort qu’il ne l’était en réalité n’est pas bien grave. Il n’est pas le seul, et la mégalomanie n’est pas encore un crime. Mais que des banques et institutions financières aient permis sans sourcilier un tel carnage me semble d’une gravité majeure, permettant inpunément à 20 milliards de dollars de changer de poche en 3 jours… N’ayez crainte, ils ne se sont pas envolés, ils sont bien au chaud !

Cela me rappelle la fameuse crise de 2008 dite des «subprimes» où les banques étaient déjà en première ligne, diffusant des produits pourris en pleine connaissance de cause. Et pourtant, ni Morgan Stanley, ni JPMorgan Chase, ni Goldman Sachs, toutes conseils de Facebook pour l’opération, n’ont alerté le monde alors qu’elles avaient toutes perçu le pot aux roses. Seule une poignée de clients privilégiés de ces banques aurait été informé des dangers. Au passage, elles n’ont pas oublié de toucher quelques colossales commissions pour leur oeuvre. Imparable.

Les plaintes n’ont pas tardé à pleuvoir. Cela me fait bien rire, parce que compte-tenu de tous les scandales passés, il faut être un peu crétin pour acheter de tels produits. Déjà, rien que des actions… Un minimum de jugeote, de réflexe de «bon père de famille», de bon sens quoi, permet de s’abstenir assez facilement de ce genre d’attrape-gogos à la mode, reposant sur du vent. Visiblement outre-manche, les leçons et les coups de pieds au cul à répétition ont bien du mal à être assimilés. Alors on porte plaine, et on fait la fortune des avocats. Puis on recommence.

Parce que dans ce système là, ça va recommencer, forcémment !

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Le monde est sauvé : il y a #KdB à Lyon

C’est à la une de tous les journaux : le monde est sauvé : le krach tant redouté, le «big one» n’aura une nouvelle fois pas lieu. «Ils» ont trouvé les «solutions», et les cours ont immédiatement inversé la tendance baissière des quinze derniers jours. Victoire…

Il ne sert à rien de se gratter la tête...Qui «ils» ? Ceux qui ont plongé le monde dans cette panade ? Quelles «solutions» ? Il me semble que toutes ces questions restent entières. Jamais les responsables au sein de la FED, n’ont semblé aussi divisés dans leur prise de décision. Jamais la BCE n’a semblé aussi ballottée, sans barreur, sans contrôle. Jamais ces «solutions» ne sont apparues aussi floues, vagues, peu concrètes.

Les vrais solutions sont pourtant évidentes : les crises successives ont toutes les mêmes origines liées au libéralisme sauvage et finalement destructeur. Tant que l’on refusera de réguler le système afin d’en limiter les excès, ces coups de chaud seront appelés à se renouveler de plus en plus souvent, et apparaîtront chaque fois plus violents que précédemment. A moins que tout cela ne soit volontairement entretenu pour finir de détruire les protections sociales encore résistantes ici ou là…

Nous voilà sauvé, sauf que pour le KdB délocalisé à Lyon ce soir, je ne sais toujours pas ou se trouve l’abreuvoir.

On n’est pas sorti de l’auberge…

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Envoyons un signal fort aux marchés

Tous ensemble, pour leur foutre au cul...A peine parti, déjà revenu… Vu la chaîne lancée par Guy, je ne pouvais que participer. C’est un peu moins fun que la radio de l’été de Lolo, mais il faut avouer que certains billets parmi Yann, Nicolas, Melclalex, GdeC, Rimbus, Steph, Juan, Despasperdus, b.mode, Stef, Gularu, Vallenain, Bembelly, MHPA, Philippe, Manu, m’ont fait sourire. Quand on parle de signal fort, je pense toujours à l’ami Coluche. Il se serait bien régalé, et son slogan n’a pas pris une ride : «Tous ensemble pour leur foutre au cul»… C’est tout à fait ce que j’en pense, en termes polis !

De surcroit, j’ai une petite musique dans la tête, qui ne me quitte plus depuis plusieurs jours :

AAA ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates à la lanterne,
AAA ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les aristocrates on les pendra !

Franchement, avec AA+, cela ne change pas grand chose, on en pendra plus !

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Orage à l’horizon

Je ne suis pas le seul. La semaine a été emaillée de billets lourds de sens, relatant l’état de lassitude de certains blogueurs et non des moindres. Ainsi, Guy Birenbaum, Juan de Sarkofrance, Yann, mais aussi David, Iboux et Gabale ont tous exprimé leurs états d’âme avec une certaine gravité. En écoutant mes copains de boulot et d’ailleurs, bien loin des blogs, je perçois ce même sentiment d’abattement, de découragement, frappant aussi des personnalités d’habitude enjouées et résolument optimistes.

En Grèce, le FMI pèse de tout son poids...Des élections majeures, de nature à changer la manière de gérer le pays, auront lieu dans 10 mois, mais un sentiment étrange et un rien prémonitoire m’envahit. Et si rien ne changeait ? Le questionnement ne porte pas sur la femme ou de l’homme qui officiera comme Président le la République française, mais sur l’action qu’elle ou il pourrait mener dans un contexte mondialisé, soumis à la dictature aux aléas des marchés.

Pour l’heure, on se fiche des difficultés quotidiennes des français. Mais on occupe le terrain avec des sujets aux arrières pensées nauséabondes. Même la gauche s’y met : n’y a t-il pas plus important aujourd’hui que de parler de la dépénalisation du canabis ? A vrai dire, je peine à voir dans les quelques projets de société déjà publiés ce qui va modifier le quotidien des français, et ce, d’autant plus que les remèdes apportés ici ou là par les institutions internationales pour réduire les endettements endémiques des Etats vont considérablement influer sur leur portée.

En fait, les projets, programmes et bonnes intentions, on s’en fiche bien. D’abord, dans leur immense majorité, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Ensuite, parce que le grand «Directeur» c’est la «Word Company» avec ses instruments (la bourse et les marchés) et son bras armé (le FMI)… un dirigeant libéral n’étant, à ce niveau, qu’un facilitateur.

Je suis fonctionnaire, mon épouse aussi, et en tant que tels, depuis 30 ans, les coups sur la tête sont fréquents. Les périodes d’envolées économiques (parce que cela existe), les années Jospin et la croissance à 3%, je n’en ai jamais vu la couleur. Depuis 2000, ma perte de pouvoir d’achat est d’environ 17%. Je me dis souvent qu’il faut faire le dos rond, attendre, patienter, que les jours meilleurs sont à venir, mais à l’image de ce qui se passe actuellement en Grèce, je ne peux être que consterné par l’ampleur du coup de bâton donné aux petites gens décideurs de rien, dans ce beau pays qui compte la plus forte concentration par habitant au monde de millionnaires/milliardaires… Il est clair que Papandréou et son équipe a peu ou pas de responsabilités dans le désastre hérité de décennies de laxisme et d’inorganisation, pour rester dans le politiquement correct…

Comme en Grèce, j’ai peur que la gauche aux manettes en 2012, si elle y arrive, soit purement et simplement balayée par les mêmes dispositions qui ne manqueront pas d’atteindre la France. Face à la tornade, on vilipendera le PS et ses alliés, on descendra dans la rue, peut être avec violence comme à Athènes, oubliant que la situation financière du pays est de la seule responsabilité des politiques libérales, toujours plus promptes à sauver les banques que d’instruire nos enfants, soigner, rendre la justice, ou protéger les plus démunis.

«Y a rien qui change» écrit Isabelle, «à quoi bon gueuler dans nos blogs, c’est comme pisser dans un violon». Évidemment qu’écrire dans un blog n’est pas de nature à changer les choses. Cela se saurait. Ce n’est pas forcément pour cela d’ailleurs qu’on publie nos coups de gueule, nos pensées plus ou moins éclairées, nos agapes plus ou moins arrosées… Mais quelque chose me dit que cela peut contribuer à réveiller quelques consciences. Quoique : a t’on déjà réussi à faire changer quelqu’un d’avis, surtout en politique ?

Voilà un sujet de philo intéressant… pour l’année prochaine.

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Ca doit changer, et vite

Jusqu’à présent, je n’en avais jamais parlé. Le sujet, pour moi, était toujours secondaire, pas vraiment important alors que dans la presse, il arrive très souvent dans les premiers titres. En tant que lyonnais, et ancien pratiquant assidu de ce sport, impossible de ne pas parler de la situation du club phare du coin, longtemps et copieusement dominateur du football hexagonal en ce début de siècle. Depuis 3 ans, ce qui a été construit avec patience et ténacité depuis 1987 quand l’Olympique Lyonnais végétait en 2ème division, cette savante alchimie entre le sport, la finance, le spectacle et toutes leurs spécificités respectives, tout est en passe d’être balayé…

Gourcuff, milieu de terrain de l'OL, acheté 24 M d'euros...En 1987 donc, j’usais déjà occasionnellement mes fonds de culotte sur les banquettes en bois de la tribune Jean Bouin. Bien plus tard, avec mon fils, j’y étais toujours, mais comme abonné, à suivre une épopée mémorable et un spectacle exceptionnel. Depuis, la crise est passée, faisant de mon sésame annuel la première victime de la baisse du pouvoir d’achat. Et comme lui, le spectacle proposé a glissé sur la même pente….

Hier, l’Olympique Lyonnais a perdu un match, un de plus, perdant ainsi tout espoir de finir la saison avec un titre. Le match a été à l’image de la saison : sans énergie, fantomatique, nullissime pour ce niveau de compétition, à un point tel qu’une qualification, même pour la petite coupe d’Europe, serait une imposture. La moindre des choses serait de débarquer très vite Claude Puel, le responsable de l’endormissement général de joueurs pourtant compétitifs, ayant déjà tous fait leurs preuves. Il aurait surtout fallut le faire au lendemain du match perdu contre l’adversaire héréditaire, Saint-Etienne. Tous les voyants étaient alors au rouge, et depuis longtemps…

Jean-Michel Aulas, bâtisseur du grand OL du début de siècle, ne sent plus le vent depuis qu’il a placé le club en bourse. Introduit à 23, l’action cote moins de 6 euros aujourd’hui. Sa gestion de l’évolution de l’équipe a été chaotique, loin du concept de «bon père de famille». Son stade, en proie aux bisbilles politiques locales, ne sera jamais construit, et son équipe se meurt, faute d’avoir empêché Puel, le manager général, de finir de la démolir. Le vieux se ramollit, il est maintenant temps pour lui de passer la main…

Quelle importance, en somme ? Aucune, je vous l’assure. Je ne suis même pas déçu. Je suis juste agacé, limite révolté de constater l’écart qui existe entre les rétributions de ces jeunes gens et leur encadrement et les résultats obtenus. Je suis carrément irrité de voir les tarifs pratiqués en billetterie et en produits dérivés… Le foot fait partie de notre société, c’est ainsi. Mais une telle médiocrité ne mérite pas autant d’égards et de coups de projecteurs. Il est grand temps que cela change.

Le sport peut provoquer beaucoup de joie. Rappelons nous 1998, voyez les espagnols aujourd’hui, ils en oublient presque la rigueur qui les frappent ! Inconsciemment, cela redonne aux masses populaires un peu de baume au coeur dans leurs vies limitées et captives de sociétés de consommation ou il devient désormais impossible de consommer. Mais cela ne dure qu’un temps…

Du pain et des jeux pour calmer la foule. Ou alors un grand mariage.

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Règlement de comptes

Rappeler les évidences n’est jamais inutile. C’est d’ailleurs à cet exercice que se livrent actuellement plusieurs millions de personnes au sujet de la reforme des retraites, pour souligner combien elle est injuste et inégalitaire. Mais ici, le coup vient du côté des puissants, en la personne de l’un des avocats de la Société Générale lors du procès Kerviel, avec une petite phrase passée presque inaperçue : “Mentir, tricher, truquer, c’est interdit, et ça doit être réprimé”.

Ca ne fait effectivement aucun doute. Voilà une affirmation tonnée avec conviction, à laquelle on ne peut qu’adhérer. Lâchée à la sortie du prétoire ou Jérome Kerviel en prenait pour 17.000 ans à payer pour avoir envoyé 4,9 milliards d’Euros en fumée, elle résume bien le sens de la décision du tribunal : punir un manipulateur, quitte à prononcer une condamnation à la limite du ridicule.

Qu’on me comprenne bien. A aucun moment, on ne puisse penser que je défende le trader fou qui manipule les milliards aussi simplement que j’utilise mon porte-monnaie, et qui joue sans vergogne l’existence de petites gens en déplaçant des capitaux sans aucune notion des conséquences que cela entraine dans la vraie vie. Le hic, c’est que Kerviel appartient à un système. Il n’est que l’instrument, grassement payé, des banquiers et des financiers, donc sa responsabilité ne peut être exclusive. S’il a menti, triché, truqué quoi que ce soit, il est loin d’être le seul. Au final, c’est malgré tout le lampiste qui paye tout seul les pots cassés.

Je me fous bien de ce qui lui arrive. Mais il reste la fameuse petite phrase. Je la retourne envers nos responsables politiques. Qu’attend t’on pour réprimer aussi durement les menteurs, les tricheurs et les truqueurs qui sévissent à la tête de l’Etat ? Actuels et passés. Pendant que Kerviel se demande encore comment il peut encaisser seul la sanction, on requiert un non-lieu généralisé pour Chirac. Pourtant, ce monsieur, comme menteur, tricheur et truqueur, il fait incontestablement figure d’étalon international toutes catégories.

Un petit mensonge peut finir en guerre. Qui paie ?

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Colère en hausse

Un peu plus de 2 semaines après s’être copieusement mouillé, les lyonnais ont remis ça sous le premier soleil de l’automne et sur un parcours un poil rallongé. Il n’y a évidemment rien à attendre des comptages quels qu’ils soient, mais dans le monde boursier, on dirait que l’action est “portée par un mouvement sous-jacent puissant puisque la consolidation de l’impulsion haussière s’effectue dans un canal ascendant”. Vous avez compris ?

Peu importe, mais pas tout à fait, parce que c’est bien avec ce genre de jargon que le monde se dirige aujourd’hui. C’est l’activité la plus lucrative du moment, celle qui fait, entretient et développe les fortunes. Tout n’est pas fictif, les caisses publiques sont vides, mais les sous, les vrais, tombent bien dans les bonnes poches. La grande finance échappe totalement à toute réforme, elle ne participe à aucun financement social. Si l’on ponctionnait ces profits exorbitants au même niveau que ce que vont subir les salariés pour sauver les retraites par répartition, il n’y aurait plus besoin de réforme…

C’est en partie ce que j’ai entendu ce matin dans la manif de Lyon. Un superbe cortège, incontestablement plus long, plus dense, plus bruyant. La différence avec le 7 septembre, c’est la montée, un bon cran de plus, du mécontentement général, de l’opposition au démantèlement des protections sociales, de hostilité envers des mesures drastiques, à l’utilité douteuse, basées sur des mensonges, décidées par des privilégiés à l’encontre des plus faibles… J’y ai vu également un nombre bien plus important de femmes, les grandes victimes. Pour la plupart, pas de discussion, ce sera 67 ans, vraisemblablement plus dans quelque temps…

L’Elysée n’a pas attendu la fin des manifestations pour pavoiser. Face à ce qui pourrait passer pour de l’humour noir ou de la provocation, les syndicats parlent de “pari gagné”. Aujourd’hui, rien n’est gagné. L’un comme l’autre jouent un jeu dangereux et plutôt convergeant, celui de voir la contestation s’amplifier, se radicaliser en échappant à tout contrôle, en rejetant des organisations syndicales, trop sages, trop complaisantes, à l’action molle. Il doit rester quelque chose dans les caisses de l’UIMM…

Une nouvelle manif, un samedi ou tout autre jour, ne changera plus rien du tout. On a à faire à des autistes. Face à une réforme aussi structurante, aussi défavorable aux classes moyennes, je ne parle même pas des classes populaires, le seul moyen possible pour faire reculer les boeufs, c’est une grève générale massive… Chiche. Mais quelle que soit l’issue, il faut se rappeler que la démocratie s’exprime utilement dans les urnes. Tâchons de nous en rappeler dans 18 mois.

Je propose de donner au président une retraite anticipée.

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La bourse, c’est pas la vie

bourseIl n’est pas un moment dans la journée ou l’on n’entend pas parler de la bourse, qui monte, qui baisse, qui s’affole. Un peu comme quand on croise un voisin sur le pallier, avec l’invariable remarque du temps qu’il fait. Impossible d’échapper aux bandeaux défilants des écrans de télévision, remplis de chiffres qui n’ont de signification que pour une élite triée sur le volet.

Les sites Internet relatifs à la Bourse fleurissent, avec informations et cotations en temps réel, permettant aux initiés de transformer le coin ordinateur du salon en salle de marchés. D’ailleurs, à l’instant, le CAC est à +2,75%. Ca me fait une belle jambe.

Mais ce qui m’interpelle, c’est son utilité dans la vie quotidienne pour le commun des mortels. C’est surtout en consultant les analyses boursières que les bras m’en tombent. Voici un exemple : «le CAC40 vient de chuter de -11% en moins de 15 jours mais surtout de -5% en 48H (…). Le CAC40 peut reprendre appui sur les 3.635/3.640Pts mais cela ne fera pas disparaître le signal baissier déclenché avec la cassure du support oblique long terme des 3.830Pts… sans oublier un ‘M’ baissier quasi parfait sous les 4.088/4.086Pts qui induit un risque de rechute jusque vers 3.467Pts (‘gap’ du 19 août 2009) puis 3.000Pts». Ce jargon, cette matière, ces indices, ce ne serait que des modèles mathématiques ? L’indice va t’il monter moins uniquement en raison d’ «une résistance oblique baissière court terme» ?

On n’est pas un peu loin de la vraie économie, celle qui résulte du travail de femmes et d’hommes pour produire des biens et services marchands ou non marchands ? Ne donne t’on pas aux intervenants sur ces marchés le bâton pour dépouiller les plus faibles, les moins informés, notamment tous ces particuliers qui ont mis leurs économies en bourse en guise de retraite et qui ont tout perdu ? Qui et quand prendra t’on les mesures de régulation qui s’imposent, et les indispensables mesures de taxation des flux et produits liés à la haute finance au même titre que celles du travail ?

Au vu des évènements récents, tout cela m’apparait comme un barnum «gagnant-gagnant», et c’est pas près de s’arrêter. Une machine à fabriquer du fric, sur rien, mais pour le seul bénéfice d’une poignée. Les banques se sont rudement bien relevées (sauf une, mais elle a été volontairement coulée…), et les responsables des crises actuelles continuent leurs cyniques activités. A l’usure.

La finance et l’écologie, c’est un peu pareil : les pollueurs ne sont toujours pas les payeurs…

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