Patate chaude

Pas grand chose ne me tire de ma léthargie. Je n’ai nulle envie d’écrire sur le monde qui m’entoure. Je ne vois autour de moi que de banales tragédies, insignifiantes aux yeux de l’opinion, mais qui essaiment comme des petits-pains confectionnés à l’huile de palme jusqu’à éclater avec fracas. La seule énergie qui reste semble t’il, qui donne à l’ensemble et de loin un aspect relativement droit et propre est celle du désespoir, et pousse de simples gents à bout à des actes dramatiquement inimaginables.

En même temps, les stations de ski n’ont jamais été autant pleines. Tant mieux. Mais sous le manteau, comme la France vit encore trop bien, il se dit qu’il va falloir tailler davantage dans la dépense. Retraites, allocations chômage et même les allocations familiales font l’objet de nouvelles manoeuvres qui, à coup sûr, ne vont pas impacter de la même manière les skieurs en villégiature à Courchevel et les futurs ex-salariés de Peugeot à Aulnay. Et si la faim en tiraille quelques-uns, il doit bien rester un peu de cheval à se mettre sous la dent, c’est à la mode. La période est plus que critique et le virage qui s’amorce se resserre dangereusement : la nouvelle constante est la radicalisation des discours et des comportements, avec son cortège de passion aveugle, d’irrationnel et forcement, d’extrémisme.

D’ailleurs ce samedi, je battais encore le pavé entre Saône et Rhône pour dire non au fascisme et les agissements des identitaires lyonnais dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne sont pas de nature humanistes. Cela dit, derrière une bannière aux mots justes, les premiers rangs cagoulés et de noir vêtus n’étaient pas tous garnis par d’altruistes poètes. C’est ainsi.

Rien ces jours ne me pousse à produire le moindre billet. C’est alors que j’ai attrapé la patate chaude envoyée par MHPA. Impossible de ne pas répondre. 11 questions à traiter, autant de blogueurs à impliquer en leur posant 11 nouvelles questions..

Ainsi, Cui cui Fit L’oiseau, Lolobobo, Luciamel, El Camino, Captainhaka, Gildan, Erwan, Dorham, DivineHammer et Ema ont eu comme moi, à se prononcer sur cela :

1) Pourquoi Jean-Vincent Placé a-t’il soudainement arrêté de jouer au rugby et notamment à cette place de trois quart aile pour Bagnères de Bigorre dans laquelle il brillait ?
Sur un conseil malheureux de Bayrou, lui aussi adepte du ballon qui rebondit n’importe comment, à l’image de sa carrière politique. Et puis trois-quart aile sans courir, à pleurnicher à chaque contact, avec son gabarit ? Cherchez l’erreur.

2) Pourquoi les chats, à partir d’un certain âge, sentent-ils globalement la pisse ?
Bon, je suis prévenu vu que défilent tous les jours dans mes jambes et bien malgré moi, 2 membres de cette engeance.

3) Pourquoi Didier Goux ?
Ben pourquoi pas, vu qu’il ne mord pas…

4) Pourquoi les phacochères ont-ils des dents ?
Un leg de Didier Goux !

5) Qu’est-ce que je fous dans cette galère, à ramer ainsi sans but ?
Galère ? Pas du tout. Quelqu’un a pensé à moi, et à mon tour, je vais envoyer aux barbaresques 11 autres rameurs…

7) Comment l’incinération a t’elle remplacée la radiation, dans le coeur de Pôle emploi ?
J’ai bien peur que dans quelques temps, et pas seulement chez Pôl, la norme soit l’irradiation pour tous…

8) Pour quelle raison absurde Marcel Azzola ne figure-il pas dans le dernier classement NME  ?
Classement NME ? Connait pas ! C’est grave ? Désolé. Question suivante.

9) Que fout Marie-Anne Chapdelaine (PS Rennes) à l’Assemblée Nationale alors que tout le monde sait qu’elle préfère (et de loin) Bricodépot ?
«Mme Marie-Anne Chapdelaine appelle l’attention de Mme la ministre de la réforme de l’État, de la décentralisation et de la fonction publique sur la prise en compte lors du projet de loi lié à la décentralisation de ses effets sur les schémas de cohérence territoriale. En effet, la modification possible des périmètres d’intercommunalité pourrait entraîner une modification des périmètres des schémas de cohérence territoriale. L’élaboration de ces schémas, pour les… bla, bla, bla, etc, etc…». Peut-être que c’est Bricodépot qui l’aide à écrire ses questions à l’assemblée.

10) Qui m’a piqué mon string ? Et pourquoi ?
Là, je sèche, si je puis dire !

11) Sachant que 27 x 13 = 47, combien font 18 X 49 (sans les décimales) ?
Vite fait, et au hasard : 114 ?

A mon tour de poser 11 questions existentielles :
1/ Météorite de Tcheliabinsk, nouvelle théorie du complot ?
2/ Y a-t’il des fachos de gauche ?
3/ Pourquoi la mousse tache ?
4/ Votre chanson préférée de Didier Super ?
5/ A quel age pensez-vous toucher votre retraite ?
6/ Est ce qu’un cyclope peut voir double ?
7/ Une femme Maire de Paris, ça change quoi ?
8/ 1 + 1 = 2 toujours vrai ?
9/ IOS ou Androïd ?
10/ Un acteur porno peut-il porter plainte contre x ?
11/ Revoterez-vous pour François Hollande ?

Et les nommé(e)s pour y répondre sont : Arnaud, Vallenain, Homer, Eric, Rodolphe, Didier Goux, David, Jean de la XR, Bibi, Guillaume et Shaya.
Amusez-vous bien !

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Le mot du jour : CMS #dicodesblogueurs

Nicolas me tague pour alimenter le dico des blogueurs avec une illustration de choucroute à faire saliver l’alsacien que je suis. C’est Bembelly qui a lancé l’idée : constituer un dictionnaire des mots, locutions, sigles ou onomatopées, tout ce jargon utilisé par les geeks, blogueurs et autres mordus des TIC. Comme j’ai un peu de retard dans l’histoire, je ne sais pas trop ce qui a déjà été défini. «TIC» est pas mal, «logiciel libre» me tente beaucoup, «memory leak» est un peu trop extrême. J’ai finalement choisi «CMS».

CMS, vous avez le choixPour rassurer tout le monde, CMS n’est pas un mot mais un acronyme. Dans le domaine informatique, on en use jusqu’à en abuser : WWW, CPU, RAM, ERP, PC, etc, et CMS pour «Content Management System», en français système de gestion de contenu… Peut-être, en tant que blogueur, êtes-vous un peu comme Monsieur Jourdain, vous utilisez un CMS sans le savoir ! Comme son nom l’indique plus ou moins, il s’agit d’un outil logiciel permettant de produire des pages web sans, en principe, avoir à tripatouiller un quelconque code. Une fois la structure du site définie et la charte graphique modélisée, il n’y a plus qu’à débiter à la ligne du contenu, et agrémenter le tout de liens, d’images, de vidéos. C’est bien ce que fait le blogueur moyen : un titre, un billet avec souvent un visuel, et des liens pour inviter les copains à boire une chopine à la Comète, sans produire la moindre balise HTML… Le CMS utilisé s’occupe de tout, en s’appropriant toutes les fonctionnalités participatives et interactives introduites par le Web 2.0.

On ne parlera toutefois pas de CMS pour les plateformes de blog comme Blogger, Typepad, Overblog, CanalBlog et quelques autres bien qu’en pratique, cela y ressemble beaucoup. Cela concerne ceux qui recourent à un hébergement chez un prestataire, voire qui, comme moi, auto-hébergent leur site. On peut vouloir tout écrire à la mimine, passer par un framework, ou avoir recours à un CMS comme WordPress, Drupal, Dotclear, Joomla, Guppy, Spip, et bien d’autres… Chacun a ses spécificités, ses points forts, des possibilités d’extension et de customisation, des communautés réactives d’utilisateurs et de développeurs, et ne se limitent pas seulement en moteur de blog.

Choisir parmi cette jungle est souvent un casse-tête, la première grande difficulté quand on veut lancer un projet. Les CMS sont pleinement utilisables par quiconque d’un peu dégourdi, et très efficaces avec les options par défaut. Mais tous requièrent, si on veut aller un peu plus loin dans la personnalisation de son site, de solides connaissances informatiques. C’est un métier, c’est mon métier. Après avoir touché du Spip, tripatouillé un peu de Joomla, je travaille essentiellement avec WordPress en raison de la réactivité de la communauté en matière d’évolution et de sécurité, du volume et de la diversité des extensions qui permet forcement de trouver son bonheur, et de la facilité à produire ses propres outils…

Si vous avez besoin, vous savez ou me trouver…

Je rappelle la règle :

Petit 1 – trouver un mot en lien avec la blogosphère et les réseaux sociaux : CMS.

Petit 2 – trouver une définition assortie d’un exemple : « CMS : sigle pour «Content Management System», ensemble de scripts agissant comme système de gestion de contenu permettant de s’affranchir de tout écriture de code pour produire quasiment tout type de pages web. Ces logiciels ont connu un fort développement avec l’apparition du web 2.0 et l’ouverture massive des blogs. Exemple : Bembelly, le père du dico, utilise un CMS pour «Ce que je Pense», et je suis à peu près sûr qu’il l’ignorait ».

Petit 3 – Faire un billet avec un lien vers chez Bembelly pour recenser plus facilement les billets (et de gagner des backlinks…).

Petit 4 – taguer des gens pour qu’ils contribuent à l’œuvre. Je ne sais pas qui a déjà été pris par la patrouille. A l’aveugle, je passe le relais à Minijupe, LeMotDuGone, Homer, Shaya et à Falconhill en précisant que j’ai laissé quelques idées de mots dans ce billet…

Petit 5 – Suivre l’évolution sur Twitter via le compte @DicoDesBlogs et le hashtag #dicodesblogueurs.

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Je continue

Je suis enchaîné, lié de partout pour répondre à onze questions. Lancée par Io, le premier à me taguer a été FalconHill, suivi de peu par Lolo, Vallenain, puis Homer, et le jeu ne manque pas de sel. Sauf qu’à cette heure, j’ai 44 questions à examiner, et certaines, à double sens, sont particulièrement pointues, et demandent un temps de réflexion que je n’ai pas en ce moment.

Peut-être y reviendrai-je, mais pour l’heure, une autre question bien sérieuse m’a été posé par Romain ainsi qu’à quelques poids-lourds de la blogosphère : vais-je continuer à bloguer après le 6 mai 2012 ?

Pas de question sur l'image, c'est n'importe quoi...A cette date, Alter-Oueb aura juste 2 ans. C’est le temps qu’il faut pour lire, apprendre, comprendre et rencontrer les gens qui rendent le web vivant et vibrant. Je me suis ouvert un nouvel horizon, trouvé un rythme et un équilibre, presque une sérénité, et je n’ai nulle envie de fermer boutique juste après avoir soufflé mes bougies.

Il reste le contexte particulier d’une période électorale cruciale pour l’avenir du pays. Je n’ai connu que la situation d’opposition, le conflit, pour ne pas dire l’agression perpétuelle de la part de nos dirigeants actuels. Elle a été une motivation importante, mais pas essentielle dans mon désir d’écrire. Je me revendique bien volontiers à gauche, mais je me caractériserais surtout comme humaniste, au delà du clivage droite/gauche pur et dur. Dans ce contexte, je crains fort que dès les dernières bulles de champagne dissipées dans la soirée du 6 mai, je revienne taper du poing et rappeler quelques évidences : il y a les discours, et ce qu’ils impliquent dans notre quotidien. C’est marqué en grosses lettres un peu plus haut.

Hollande sera très vraisemblablement élu. Il exercera sans peine une fonction présidentielle différente, plus respectueuse des gens et des institutions. Mais il ne changera pas grand chose dans notre quotidien. Il a en partie déjà annoncé qu’il ne reviendrait pas sur la réforme des retraites, sur celle de la justice, sur la carte hospitalière, sur HADOPI, l’OTAN, sur un certain nombres d’injustices sociales… Pour le reste, il doit gérer le passif laissé par son prédécesseur et composer avec la planche savonnée par les marchés avec fort peu de marge de manœuvre. Mais ce n’est pas une raison de tout acquiescer.

Hollande n’est pas mon candidat. Je m’en expliquerai bientôt. Il aura néanmoins ma voix parce qu’il est le seul à pouvoir briser la carrière du nain compétent, et pour l’heure, à mes yeux, c’est la seule chose qui compte. Mon blog va donc continuer, parque les raisons de s’indigner ne vont pas s’éteindre par magie, parce que les hommes politiques ont en commun le fait d’oublier trop rapidement les motifs qui les ont porté au pouvoir, parce qu’il est nécessaire de leur les rappeler souvent. Le nouveau taulier ne va pas échapper à la règle…

Je continue. Iboux aussi, autrement. Et que feront El Camino, Melclalex, MajicWoofy, Arnaud, Captain Haka, Monsieur Poireau, Matfanus, LouisLep, Elmone, Gabale, StefLe pudding, Cuicui, Aurel, Cyril, Dedalus, Sarkofrance et ses coulisses, Triton, Bembelly, auxquels j’ajoute Erwan, Bibi, le Partageux, Thierry, Minijupe, et pour le fun Corto ?

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2011 en photos

Je ne pouvais guère laisser ce blog finir l’année sur cette impression diffuse de lassitude. Fatigué, oui, mais résigné, non… Alors je vais finir cette trop longue année par un petit billet «rétrospective» puisque Corto nous demande quelles empreintes nous en garderont, quels clichés marqueront l’Histoire, ou, plus proche de nous, quelles images nous auront frappé à titre personnel.

2011 a été riche en événements de tous ordres, avec ses calamités naturelles, le tsunami japonais, ses catastrophes technologiques, Fukushima, ses désastres humains, la guerre en Irak, en Afghanistan, le massacre d’Oslo, la misère grandissante. On a surtout assisté à un regain de lutte pour les libertés, et des milliers l’on payé de leur vie, à commencer par Mohamed Bouazizi, le marchand ambulant dont le suicide est à l’origine du printemps arabe. On pourrait presque parler de la disparition d’Oussama Ben Laden et de quelques dictateurs patentés, de celle de Steve Jobs, personnage emblématique d’un monde axé sur la création de besoins technologiques somme toute assez inutiles et de l’ultra-consommation.

Mais l’unique image que je garderai de cette année 2011 est toute autre. Elle est issue d’une campagne de publicité qui a été retirée sous la pression. Un des visuels montrait le Pape Benoit XVI embrasser sur la bouche l’imam sunnite de l’université égyptienne Al-Azhar, Ahmed el Tayyeb. J’ai trouvé l’image forte, et le symbole magnifique : le jour où le monde en sera à ce point, bien des rancoeurs, des instincts de domination, des conflits et des drames auront disparu de ce monde. La religion occidentale dominante a préféré l’interdire…

Je suis le premier des mécréants. Mais les valeurs telles que le partage, la compassion, l’entraide, la compréhension mutuelle, l’acceptation et le respect d’autrui me parlent. Elles composent pourtant bien le message originel de paix et d’amour de toutes religions quelles qu’elles soient. Alors, pourquoi tant de haine et d’intolérance ?

A vous de répondre et à bientôt en 2012.

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Inscrivez-vous !

2012 est une année cruciale, structurante, puisque les citoyens sont appelés à élire le Président de tous les français d’une part, les députés qui nous représentent en tant que voix du peuple d’autre part. Pas mal d’indices laissent à penser que les choix opérés au courant du mois de mai et juin 2012 auront de grandes répercussions sur notre avenir. Jusque là, rien de bien nouveau…

Le prè-requis indispensable pour pouvoir s’exprimer, c’est d’être présent sur la liste électorale. Pour y figurer, il faut s’inscrire. Il y a certes une procédure automatique pour les jeunes de 18 ans, mais elle reste d’un fiabilité bien aléatoire. La nouveauté, contrairement aux scrutins précédant ce quinquennat, c’est l’absence de campagne officielle d’information rappelant ces dispositions : avant, on avisait les gens via la télévision, la radio, la presse écrite, de la nécessite de s’inscrire pour voter.

Aujourd’hui, rien ! @jeSuisCetHomme m’a alerté sur le sujet hier. Il y a bien quelques initiatives locales, et surtout associatives, avec son corollaire : une visibilité quasi nulle. Je connais d’avance la réponse à la question de savoir pourquoi cette inaction des services publics : comme il y a incontestablement plus de mécontents que le contraire, cette population non inscrite ne pourra s’exprimer… Un petit oubli, c’est peut-être une centaine de milliers de voix hostiles en moins dans les urnes, toujours cela de gagné ! Rien à dire, la démocratie est sauve puisque nul n’est censé ignorer la Loi. Cela fait un moment, quelques années même, que le pouvoir actuel joue avec l’ignorance des masses, bien servi par ses vassaux abrutisseurs à la manière de TF1. Du pain et des jeux, avec toujours plus de jeux et de moins en moins de pain.

Dans un scrutin quel qu’il soit, les candidats sont rarement le reflet parfait de l’image qu’on souhaite pour notre société. Ils en sont parfois très éloignés, mais ce n’est pas une raison, ni une excuse pour ne pas s’exprimer. «Ne pas voter peut provoquer un président grave» disaient les Guignols de l’Info. Cette affirmation a aujourd’hui valeur de théorème… L’incurie de nos dirigeants n’est pas forcément une fatalité. Rappelons-nous simplement que le pouvoir, dans une démocratie, n’est simplement que «concédé», et que la rue peut le reprendre assez facilement quand elle estime que le mandataire a failli, ou ne respecte pas ses engagements. Cela reste, quoi qu’on dise, une question de volonté, de nombre, de détermination et de courage.

Avant d’en arriver là, il faut passer par les urnes. Dernier délai pour s’inscrire pour pouvoir participer aux scrutins de 2012 : le 31 décembre 2011, à la mairie de votre domicile. Je vous livre même ici les modalités pratiques.

Amis blogueuses et blogueurs, si le cœur vous en dit…
A tort ou à raison
Bembelly
Brave patrie
Bug brother
Casse toi ! Voilà le peuple !
Chimulus
Combats pour les droits de l’homme
Cpolitic
CSP
Des bassines et du zèle
Des pas perdus
Intox2007
Jacques
L’escalier qui bibliothèque
La feuille charbinoise
Partageons mon avis
La rénovitude
La république du peuple
Lait d’beu
Le blog de Jean-Pierre Martin
Le blog de Méluche
Le gavroche
Le grumeau
Le journal de personne
Le monolecte
Les moutons enragés
Les pensées doubles de Caleb
Les petits pois sont rouges
Lutopick
Ménilmontant
Mon mulhouse
Monsieur Jo
Na !
Nosotros incontrolados
Nouvel Hermès
Pensée libre
Pensez bibi
Philippe Marx
Piratages
Plume de presse
Poison-social
Raoul-Marc Jennar
Rêver de nouveau
Refais le monde avant qu’il ne te refasse
Rimbus
Romain Jammes
Rue affre
Ruminances
Sacha Tognolli
Sarkofrance
Sarkostique
Section socialiste de l’île de Ré
Slovar Les nouvelles
Superno
Un dessin par jour
Vachane
Zgur

auxquels j’ajoute, à titre personnel,
Le grumeau
Chez Homer
Du petit monde de Gildan
BlogExperience
Le jour et la nuit
A toi l’honneur ! La suite…
Bah !? By CC
A perdre la raison
Disgrâce Funky
Le Pudding à l’Arsenic
Woof it
100000 volts

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Recherche humanité, désespérément

Le traqueur stellaire tague quelques blogueurs politiques, dont Nicolas, Homer, Eric, Des pas perdus, 100000V, Falconhill, Jujusete, Romain Pigenel, Romain Blachier et le vénérable Yann Savidan, sur un sujet qu’ils n’ont pas l’habitude de traiter : quelles orientations ces derniers voudraient voir proposées par leurs partis ou candidats préférés, quels thèmes de recherche scientifique pour demain, quelle impulsion donner à la recherche afin de remplir ses missions envers notre société ?

La question est autant vaste que très fondamentale : les idées et grands courants politiques visent tous, plus ou moins, les mêmes objectifs : développer la société et permettre de vivre heureux en son sein… et la recherche scientifique fondamentale permet d’apporter des réponses concrètes. Nous vivons entourés par tant de progrès et de technologie, parfois futiles, qui ont sorti une partie de l’humanité de conditions de vie souvent terribles. Mais une partie seulement. Vallenain est le mieux placé. Etudiant, il est directement concerné. Nicolas, depuis son comptoir, évoque les enjeux majeurs des prochaines décennies que sont le stockage de l’électricité, et la problématique de la nourriture des habitants de la planète. J’y ajouterai la recherche médicale.

En fait, tous ces domaines sont interdépendants. L’énergie, ses différentes formes, ses modes de production, ses modes de consommation, son stockage, c’est un peu la même problématique que celle d’apporter la nourriture aux 7 milliards d’individus de la planète, et cela recoupe les questions de santé et de lutte contre les maladies. Comment contenter tout le monde sans peser sur les ressources que notre hôte, la Terre, est capable de mettre à notre disposition, sans la détruire irrémédiablement ? Je crois bien que l’enjeu commun, majeur, complètement primordial à assez court terme, est de sauvegarder, non nos modes de vie, mais notre planète.

Y a-t'il vraiment besoin de recherche pour résoudre la misère et la faim dans le monde ?Notre génération, plus que tout autre, est la première à prendre conscience du leg terrible fait aux générations futures. C’est à mon goût encore un peu mou et désordonné, mais la prise de conscience existe et ne demande qu’à s’amplifier, notamment sous l’insupportable constatation des déséquilibres et des catastrophes humanitaires, des ravages que produit l’économie de marché mondialisé. La recherche actuelle doit se pencher sur cet objectif absolu, car, au final, personne n’y échappera, même les titulaires de comptes à dix zéros devant la virgule. Mais pour cela, il va falloir se battre face aux lobbys de toutes sortes, qui n’ont que faire des problèmes d’environnement. N’a t-on pas entendu assez récemment un tonitruant «l’écologie, ça commence à bien faire» ?

La recherche, l’innovation, d’accord… mais si c’est pour mettre la télé-poubelle dans un téléphone portable, c’est inutile. J’attends des prochains responsables politiques un réel changement de cap, de monter une voie totalement nouvelle et résolue en faveur de la préservation de l’environnement, de replacer l’homme au centre des toutes les préoccupations. La recherche, c’est aussi de trouver les moyens de façonner des solidarités sincères, solides et protectrices, en tout point du globe, parce que la situation actuelle de misère de la moitié de l’humanité, ce n’est pas acceptable, ce n’est plus acceptable.

Quand est-ce qu’on commence ?

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Téléphone maison…

Il ne reste que quelques heures avant le second débat rassemblant sur itélé les 6 candidats à la primaire du parti Socialiste. C’est plus qu’il n’en faut pour faire un billet léger, et répondre aux copains comme le jeune Papa Faucon, récemment passé à la Comete, qui demande aussi à Lolobobo, El Camino, Juju de Sète et Homer quelles sont leurs 11 applications smartphone préférées. Demain, on repassera sur des sujets lourds…

Smartphone intelligent...Ma liste sera très vite faite parce que je ne dispose pas d’un smartphone mais d’un appareil simple dont la fonction principale et unique est de téléphoner quand la batterie de l’appareil me le permet. J’ai évité les options parfois très pointues telles fer à repasser, canne à pêche télescopique, péniche volante, capote anglaise ou poste à galène. La fonction décapsuleur se serait vraiment révélé utile, mais elle figure déjà sur mon couteau suisse qui ne me quitte jamais, prend moins de place, et dont la sonnerie ne me dérange jamais…

Plus sérieusement, bien qu’un peu geek sur les bords du fait de mon activité professionnelle, en veille constante sur les sujets informatiques et les nouveautés hi-tech que pond le marketing moderne, j’ai beaucoup de mal à céder pour ce type de matériel, certes très abouti, mais terriblement addictif, susceptible de modifier de manière plus insidieux qu’il n’y parait les comportements individuels. Impossible dès lors d’échapper à son emprise : l’allumage de la traditionnelle clop au réveil est remplacé par la consultation compulsive des twits, mails et autres messages tombés dans la nuit. Je suis toujours perplexe devant une terrasse de café où la moitié des attablés discute, et l’autre pianote les yeux baissés. Evidemment tous les utilisateurs ne tombent pas dans l’excès, mais il est incontestable que le besoin a été savamment suscité, disséqué, pour proposer les applications toujours plus accrocheuses comme autant de fils à la patte… Le besoin de communiquer est vital, mais à y regarder de plus près, si les outils sont de plus en plus inutiles sophistiqués, les hommes échangent de plus en plus mal et ne se comprennent plus. Les amis sont virtuels, et la solitude gagne et gangrène notre société.

Beaucoup de situations dans la journée, y compris professionnelles, me rappellent malgré tout le besoin d’un tel appareil. De fait, je suis peu présent sur Facebook, sur Twitter, sur les LeftBlogs et autres réseaux sociaux parce qu’en journée notamment, je n’ai pas de possibilités d’y accéder. Je vis très bien sans. Peut-être qu’un jour, je m’y mettrais, parce que le smartphone et sa kyrielle d’applications finira par être définitivement indispensable, comme moyen de paiement par exemple. Il s’agira alors de savoir rester soi-même et de continuer à se parler autrement qu’au travers d’une boite magique. Un vrai défi.

Tiens, ça tombe bien, il y a «République des Blogs» à Lyon, le 19 octobre. Ce 8ème opus est organisé par @romainblachier, blogueur politique, élu local et jeune marié, pour parler IRL de tout et de rien, de politique, de blogs, de web autour d’un ou plusieurs verres. Tous les renseignements sont sur son blog. J’y serai. LeMotduGone peut-être aussi.

Et je laisserai mon téléphone à la maison.

Ils le disent mieux que moi :

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Ceux dont on ne doit prononcer le nom

C’est magique, et tout le monde en parle. Le dernier opus de la saga Harry Potter sort aujourd’hui, menant à la baguette jusqu’aux salles obscures toutes les générations ou presque, et on découvrira comment le jeune et fringant héros bousculera l’ordre établi par «celui dont on ne doit prononcer le nom», avant de rentrer lui-même dans le rang. Ainsi, même chez les sorciers, il y a des noms, des choses, des événements qu’il ne vaut mieux pas évoquer.

Nicolas S, dont on ne doit prononcer le bilan...La lecture du billet de Juan m’a interpellé, évoquant des sujets qu’il ne traite pas, et j’ai trouvé la matière très intéressante. Le blogueur, agissant de manière anonyme ou non, exprime un certain nombre de choses sur un vecteur offrant une visibilité, pour l’instant encore, quasi illimité. Ses écrits, ses avis, critiques, humeurs, et autres possibles attaques, l’engagent complètement. Il y a évidemment par le biais des commentaires un droit de réponse, la suppression (ou censure) d’une contribution étant également une forme d’expression… Mais les réactions peuvent venir d’ailleurs, avec des conséquences bien plus graves que la simple fermeture du comptoir virtuel de partage avec les copains, pour un sujet mal maîtrisé, un mot maladroitement utilisé, pour avoir laissé la porte ouverte à une interprétation douteuse. Certains l’ont payé cher (1).

Je ne vais pas me démarquer beaucoup de Juan. Les grands thèmes que je n’aborderai pas sont les suivants.

1. Les conflits armés
Le problème quand les armes ont la parole, c’est bien ce qui nous est permis de percevoir. La communication, l’instrumentalisation, mais aussi notre éducation influent trop notre avis. Le droit de l’un, la responsabilité de l’autre, rien n’est vraiment clair, ni complètement blanc, ni totalement noir. Le conflit israélo-palestinien en est un criant exemple, mêlant des causes historiques, idéologiques, religieuses, et bien des rancoeurs jusqu’à la haine absolue entre les protagonistes depuis 1948… Impossible aujourd’hui de démêler l’écheveau, impossible surtout d’exprimer une opinion sans se faire taxer de racisme ou d’extrémisme terroriste. Plus proche de nous, par exemple, je m’abstiens de commenter l’implication française en Libye. Je peux m’offusquer du coût d’une telle intervention au moment où les caisses sont vides, mais je ne peux critiquer le fait de venir en aide à un peuple qui se fait démolir par sa classe dirigeante. Reste aussi la question du «pourquoi ici, et pas ailleurs»…

2. La religion
Encore plus que les guerres, qui souvent en découlent, les religions sont un sujet ultra-sensible. J’ai baigné dedans enfant, et plus tard, j’ai lu les livres des 3 principaux courants monothéistes. La croyance, cette recherche du Salut, est une démarche éminemment personnelle et respectable, et je me garderai bien de tout commentaire en tant que religion. Mais je pourrais cependant en parler à partir du moment ou elles sortent de leur rôle, en se plaçant sur le terrain politique, en imposant à autrui son mode de vie et sa manière d’appréhender les événements du monde. Mais comme tout n’est qu’interprétation…

3. Les proches
Je ne m’exprime ni ne commente jamais sur les actions et prises de position de mes proches, famille comme amis. C’est une règle absolue. Mon blog reflète mes humeurs et ma vision de la société, ce n’est pas un journal intime, ni le lieu pour régler des comptes. De surcroît, je le fais de manière non anonyme, par choix, par responsabilité, parce que je souhaite n’engager que moi-même.

4. Mon employeur
Je n’en parle pas parce que tout simplement cela m’est interdit par mon statut de fonctionnaire. Je dois à mon employeur une entière discrétion sur ce qui se passe dans mon environnement professionnel. D’ailleurs, le seul fait de me réclamer d’une quelquonque direction serait déjà une faute. Mais comme cela ne porte préjudice à personne, je m’en fiche. En fait, je n’en parle presque pas, juste un peu, quand la coupe est pleine, quand la bêtise se dispute avec le ridicule, ce qui par ces temps arrive [trop] souvent. Mais j’assume, je n’ai absolument rien à me reprocher…

5. Sark$}*§
Je n’en parle jamais… Si si, vérifiez.

Et vous, amis blogueurs, vos interdits, vos réticences, vos sujets casse-gueules, quels sont-ils ? Je mets un coup de baguette magique à Nicolas, Sète’ici, MHPA, Ruminances, Yann, SuperNo, Dadavodov, Falconhill, Le coucou, Des pas perdus, Jean, El Camino, Jacques, Romain, Le Grumeau, Bembelly, Le Griffon, Guy, Ménilmuche, Slovar, Dagrouik, Seb, Trublyonne, CSP, Iboux, Lolobobo, Romain le breton, Stef, Disparitus, Homer, Des fraises, Minijupe, Marc, un autre Romain, Vallenain, Melclalex, Cui cui, David, Gabale, Vogelsong, CyCee, Eric, Olympe, Rimbus, GdC, Polluxe, Arnaud, non pas pour qu’ils(elles) se transforment en grenouille, mais pour répondre à la question.

Je fais relâche quelques jours, ne voulant pas mettre de peinture sur mon clavier.

(1) Jean Teulé, Mangez-le si vous voulez, Editions Julliard 2009

Allez lire chez les copains :

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La chanson de l’été

Comme Nicolas l’a indiqué, Lolo n’a pas précisé l’année de l’été quand il a lancé sa chaîne des chansons de l’été… El Camino m’ayant, il y a quelque temps, traité de vieux, je vais ainsi ressortir un truc de vieux, mais quel truc ! La Grange et les barbus de ZZ Top ne m’ont jamais quitté. Sorti en 1973 – j’avais 10 ans -, ce monument des seuls texans que je supporte ne tourne peut-être plus en boucle comme avant, mais reste ma référence… Ca claque, ça déchire grave, la grande classe, et ça n’a pas pris une ride.

J’invite donc les blogueurs lyonnais que j’espère rencontrer au KDB du 10 août en Capitale des Gaules, Bembelly, Minijupe, Le Griffon, Trublyonne, Littlecelt, Camille, Jean, Romain, Le Mot du Gone, ainsi que tous les blogueurs lyonnais que je ne connais pas, à dévoiler leur musique de l’été.

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Mes 10 pochettes de disques préférées

Voilà une bien belle chaîne lancée par Dadavidov et renvoyée chez moi par Melclalex. Il s’agit de présenter ses 10 pochettes de disques préférées, et par là, dévoiler un peu ses goûts musicaux. Pour moi, à quelques rares exceptions, la pochette est indissociable du contenu, donc tout ce qui suit est la base de ma discographie… Il y a aussi pas mal de musique classique dans ce que j’écoute, mais il faut bien l’avouer, les pochettes sont moins remarquables.

Comme d’habitude, l’ordre n’a aucune importance, les titres sont posés là comme ils me viennent à l’esprit. Impossible pour moi d’insérer une vidéo de chaque album, faute à un proxy bien restrictif. Il faudra se contenter d’un lien… Voici ma liste.

The Dark side of the Moon de Pink Floyd est sorti en 1973, et apparaissait comme particulièrement moderne pour son époque. Un album qui a fait de la Money…

Nevermind de Nirvana. Faut-il présenter cet album ? Pochette comme contenu sont grandioses…

Ram it down de Judas Priest. On est dans l’envolée lourde, et ça cogne dur et vite. J’adore !

If you want blood d’AC-DC. Impossible de parler Zik sans parler d’AC-DC, et du son reconnaissable entre milles… Telles des berceuses, on ne les oublie jamais.

Tubular bells de Mike Olfield est un ovni musical, et le restera longtemps.

The crime of the century de Supertramp. Pas un seul morceau n’est en retrait par rapport aux autres. Une galette absolument indispensable.

Destroyers de KISS. Je pouvais pas laisser passer une chaîne de pochettes sans ce groupe… Leur musique est cependant moins remarquable que leurs concerts. Ca pétait des flammes.

Patchanka de la Mano Négra. Après Patchanka, rien n’est plus pareil dans le monde de la musique. D’ailleurs, depuis que j’ai serré la pogne de Manu en 2000 au Larzac, je ne me lave plus les mains. Salut Manu…

Tokyo tapes de Scorpions est le pendant du «Made in Japan» de Deep Purple. Energique, éblouissant…

Je ne peux pas finir sans parler des Wampas et de la bombe de Didier, censuré sur les radios, mais discrètement mis à l’antenne par les Guignols de l’Info… Ce fut longtemps ma sonnerie de téléphone. En réunion, l’effet était garanti !

D’accord, tout n’est pas de première jeunesse, mais ces albums, comme les objets représentés sur les pochettes, volent et traversent le temps sans prendre de rides. Certainement pas comme Lady Gaga…

Je passe le bébé à MPHA, Bembelly, Minijupe, Vallenain, JeandelaXR, Corto, El Camino, et évidemment Gildan

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