Should I Stay or Should I Go ?

C’est de circonstance, mais rassurez-vous, je ne vais pas évoquer la réponse du jour clamée au monde et à l’Europe dans le plus pur style «so british». Je veux parler ici de la Radio des blogueurs 2016 de l’ami Lolobobo, fidèle au poste depuis… des lustres, ce temps ou je bloguais encore avec un certain plaisir, et qui me semble si loin. Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour la radio des blogueurs ?

Qu’il est loin aussi ce temps ou les Clash ont marqué mes tympans au point que l’intro de «Should I Stay or Should I Go» est encore et toujours ma sonnerie principale de téléphone ! En ce temps là, les vinyles ont tourné jusqu’à l’usure, comme la telecaster de Joe Strummer. Pas de doutes, en ce moment, il en aurait à raconter bien des choses, mais finalement pas très éloignés de thématiques des années 80. En fait, rien n’a changé sauf la taille des fortunes. Et ce n’est pas non plus le Brexit qui va chambouler les choses…

Et comme l’usage veut que l’on invite d’autres blogueuses et blogueurs à participer, je ne vais pas faire de jaloux en taguant tous les participant(e)s de l’an passé… Cultur’elle, A contre temps, Et pour quelques fariboles de plus ! Traqueur Stellaire, Les choix de Trillian, Saint Epondyle, Nichiyobi, Who cares ? Une blogueuse, les pages du petit bonhomme, Le diapason, Yukiness, Michael Marco, Quand Le Tigre Lit, Bloody Anna, Les oreilles ailleurs, Pensées futiles à partager, Partageons nos agapes, Connecting worlds, Littlecelt, Princesse101, Le Blog de Clara D., Mon Petit Bazar, Choblab, Pink Blizzard, Toute Ouïe, Le Blog de Nathalie MP, Chez Fred Camino, Les Pipellettes, Elessar, Sound Shaker, Delphine, La Maison du Faucon, mademoiselle A, Keskonfe, Chroniques d’une Chocoladdict, Alice, Toniolibero, Lyon Sevilla, Chez Anne Laure T, vos desirs font desordre, A Perdre La Raison, Un pixel sur la toile, Ecume de mes jours, Des pas perdus, Musique Terrienne, The Real Blog, Un dessin par jour, Fattorius, Noix Vomique, Kevin, Ma chienne de vie, TOPFUEL DELUXXXE, Didstat, David, BernieShoot, mais oui bien sur, corsicapolar, Lewena, Chouyo, partageux, les pages du petit bonhomme, De tout et de rien, Je suis de celles, Affichage Libre, Le parisien Libéral, Poterie et papoteries, Ecologie Libérale, Municipales 2014 à Paris, Carole kitchen, 100 000 V, Baz’art, In Bed With SK, Corto, Le Blog de Captainhaka, Veronique Rabuteau, Extimités, RadiBlog, Pensez Bibi, Un papillon dans la Lune, La Prophétie des Anes, PureNrgy.com, zikio, MHF le blog, MoiMateo & Zik, inkubateur, Le Blog de Sasha27, Les Cénobites Tranquilles, Chez Laurawr, Cléha, Dada Vidov, Le jour et la nuit, Agathe an idea, ChtiteFourmi, Diablotin, Le Blog Notes, Oh my Swadloon, La faille spatio-temporelle de Tamala75, Tribulations, Hypathie, Lorhkan et les mauvais genres, Intrigations, Hern, Alter Oueb (ah tiens, c’est moi ça), Les aventures d’Euterpe, A Perdre La Raison, Mon avis t’intéresse, Les Coulisses de Juan, Les Lectures de Cachou, Laurent Geneix, le blog, The Cranky Cocktail, et en vous invitant aussi (et surtout) à les lire tant il y a de choses intéressantes à parcourir.

Pour particiter :

1/ Tu choisis une chanson, une musique une reprise, qui accompagne ton été, ou qui a accompagné ton été il y a quelque années, ou qui accompagnera un été futur.

2/ Tu fais un billet sur ton blog et dans ce billet tu indiques :
– La vidéo Youtube (ou un lien vers la vidéo youtube) de ta chanson de l’été
– Si tu veux (c’est mieux) tu raconte pourquoi c’est ta chanson de l’été, tu peux parler de la chanson partager un anecdote qui fait le lien entre toi et la chanson.
– Tu désignes 1 ou 2 blogueurs (ou plus ou moins, c’est toi qui vois) que tu voudrais voir prendre ta suite dans la chaîne de blogueurs,
– Tu rappelles cette règle,
– Et tu fais un lien sur ce billet.

3/ Tu préviens tout le monde par le moyen de ton choix.

Merci Lolo.

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Le dernier privilège

Parce qu'incontestablement, l’assassin court toujours. Bravo Charlie...Personne ne m’en voudra j’espère. Pour la nouvelle année, je vais faire aussi court que 2015 a été longue et pénible. Je ne suis toujours pas remis de l’attentat contre Charlie, contre le Bataclan, contre notre art de vie, contre la musique, contre la liberté sous toutes ses formes, contre l’indispensable fraternité entre les hommes. Rien ne sera plus comme avant. Notre mode de vie mêlé d’un certaine insouciance va s’en trouver durablement influencé. Et pas dans le bon sens : il faudra s’habituer à être surveillé de partout, dans la rue, sur internet, et avoir son voisin à l’oeil, au cas où…

Et ce n’est pas tout. On a même perdu la gauche telle qu’on la concevait jusque là en France. Puisque le parti socialiste est allé jusqu’à envisager de changer de nom, je lui suggérerais bien le nom de « Parti Démocrate », comme aux Etats-Unis. Ainsi, comme là-bas, il n’y aurait plus vraiment de tromperie. Pas sûr que cela suffise pour dégonfler un FN à 40 % par endroit…

Et comme les coups bas volent en escadrille, voilà que Lemmy a décidé de jeter l’éponge. C’en est trop. Reveillez-moi, c’est un vrai cauchemar.

On est en 2016. Ouf ! Bonne année alors. Je vous souhaite d’être heureux, simplement heureux. Dans ce monde de brutes épaisses et incultes qui n’a rien de fraternel, ça va devenir un vrai privilège. Etre heureux, je vous le souhaite du fond du coeur.

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Requiem pour un Caïman

Les Editions du CaïmanIl n’est point question de pleurer des larmes de… cette espèce de crocodile pouvant atteindre les 7 mètres. Pour celui-là, en grande difficulté, c’est même le moment de se battre : Le Caïman, c’est une maison d’édition créée en 2010, gérée avec passion et qui se trouve en difficulté, victime collatérale de la mouise d’autres. J’y connais un peu un des auteurs, par ailleurs aussi collègue dans une autre vie. Alors, ça me touche. Voici son appel.

Ça aurait pu faire un très bon titre de polar.

Oui, mais voilà, cette histoire ne nous amuse pas vraiment…

Il y a quelques jours, nous avions commencé à alerter nos amis libraires : les difficultés de notre diffuseur De Borée (en clair : un redressement judiciaire), risquaient de compromettre les livraisons. Nous vous invitions alors à passer vos commandes directement aux Éditions du Caïman.

Puis les choses sont allées très vite, et pas dans le bon sens. Aujourd’hui, la défaillance du diffuseur met sérieusement en péril ses partenaires, en particulier notre maison d’édition : nos créances chez De Borée (le produit de la vente de nos livres, de juin à septembre) ne pourront pas être honorées et, par effet de cascade, nous risquons de ne pas pouvoir payer à l’imprimeur les derniers titres de notre collection. Et donc, de devoir écrire le mot FIN sur notre histoire…

Nous ne nous résolvons pas à une telle issue.

Nous, auteurs du Caïman solidaires de notre éditeur, ne pouvons accepter que cette petite maison d’édition pleine de promesses soit brutalement rayée du paysage. Nous ne pouvons accepter que soient anéanties cinq années de travail, de rigueur et d’efforts qui commençaient à porter leurs fruits : un catalogue en plein développement, une notoriété croissante, des lecteurs qui nous suivent de plus en plus nombreux, une reconnaissance dans le milieu du polar.

Et puis aussi, pour nous auteurs, un éditeur engagé qui sait donner leur chance à de nouveaux textes. Plus qu’une maison d’édition : une «maison d’auteurs», une éthique.

Et maintenant ? Le collectif (informel et amical) des auteurs du Caïman a proposé à Jean-Louis Nogaro, qui l’a accepté, le lancement d’une souscription pour sauver le Caïman. Nous en appelons donc à votre solidarité : quelques euros, ce n’est pas grand-chose à l’échelle individuelle mais, si l’on est nombreux – et l’on sait pouvoir compter sur de nombreux amis –

ils peuvent vite devenir huit mille : la somme qui nous manque pour ne pas couler…

Amis du Caïman, merci de votre engagement et merci de vos soutiens !

Les auteurs du Caïman et Jean-Louis Nogaro

Pour aider le Caïman à surmonter l’épreuve, une souscription est ouverte ici : https://www.leetchi.com/c/solidarite-pour-editions-du-caiman

Mais vous pouvez aussi apporter votre soutien et votre aide en commandant directement les titres du Caïman sur le site des Éditions, ici : http://www.editionsducaiman.fr/pages/pour-commander/

Amateurs de polars, les fêtes de Noël approchent. Offrez, offrez-vous, faites vous offrir un ou plusieurs livres ! Un Caïman au pied de l’arbre de Noël, c’est autre chose que Fnac et Amazon, ça en jette.

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Immortel

J’avais prévu un petit billet hier pour souhaiter au monde quelques banalités d’usage quand l’actualité m’a plongé dans une profonde tristesse jusqu’à l’ankylose. Impossible de bouger, de croire ce qui s’ést déroulé en plein jour, en plein Paris. Une rédaction entière décimée. Non, je n’y crois pas, ce ne peut pas s’être passé. Pas au 21ème siècle, dans un monde dit civilisé.

Je Suis CharlieMa seule activité de la journée a été de me transporter sur la place des Terreaux pour rendre hommage aux victimes de l’immonde barbarie. J’y suis resté longtemps, pétrifié, à applaudir Stéphane Charbonnier dit Charb, Moustapha Ourad, Jean Cabut dit Cabu, Michel Renaud, Elsa Cayat, Franck Brinsolaro, Hamed Merrabet, Bernard Verlhac dit Tignous, Georges Wolinski, Frédéric Boisseau, Philippe Honoré, Bernard Maris, mais aussi tous les blessés de cette atroce boucherie inutile, en pensant à tous leur proches désormais meurtris à jamais.

Gérard Collomb a dit, comme à l’accoutumée, quelques mots de circonstance. Je n’ai alors pas applaudi. Je ne peux occulter la responsabilité que portent les hommes politiques dans leur ensemble pour ne soutenir la presse que quand un drame s’est joué. Je ne me rappelle que trop les turpitudes auxquelles ont été soumis les journalistes d’investigation, notamment de Médiapart, du Monde et quelques autres, et le tir nourri d’une classe politique incapable de mesurer son propos. J’entends encore un ancien président de la République tancer deux journalistes pris en otage en Afghanistan alors qu’ils ne faisaient que leur métier, pour nous informer. Les louanges et les complaintes d’aujourd’hui de droite ou de gauche me sont aussi insupportables que les jérémiades fondamentalistes des fous de n’importe quel dieu… Et que dire des tentatives de récupération de l’événement qui ne vont pas tarder. D’avance, Marine, ta gueule !

La presse et sa liberté, donc la nôtre, cela se défend en permanence. Cela s’affirme tous les jours. Au lieu de cela, on gaspille le temps à attiser les haines et les rancoeurs, on radicalise absolument tout sujet, on fustige l’étranger, on diabolise le musulman, le vrai, celui qui est aussi catastrophé et consterné que moi. La liberté, contrairement à la pile électrique, ne s’étiole que si l’on ne s’en sert pas.

Charlie dérangeait. Et pas qu’un peu. Charlie est passé maître dans cet art. C’est pour cela qu’on l’a tué. Ce faisant, ces idiots dégénérés l’ont rendu immortel. Sûr que quelque part, Choron, Reiser et Cavanna ont accueilli leurs copains les bras ouverts. Mais cela ne me console nullement. Il manquera toujours quelque chose, la petite case en bas à gauche dans ce grand puzzle, ce petit rien apprécié ou non qui fait la diversité, et qui finit par faire un tout.

Mais pour l’instant, je suis désespéré. Je retourne me coucher, avec les mots de Philippe Val qui tournent en boucle dans ma tête. Demain, je serai plus que jamais combatif.

Bonne année.

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Tromperie

Le monde est incontestablement en train de changer. Et je m’empresserais bien d’ajouter un «enfin» sonore : désormais, le mensonge est banni de toute communication, même la plus insignifiante comme la publicité. En la matière, il faut bien avouer que les annonceurs rivalisent de malice pour vous faire gober tout et n’importe quoi : les lessives, les produits de beauté en tout genre, les banques… Les sujets ne manquent pas.

C’est nos voisins d’outre Manche qui défraient une nouvelle fois la chronique : les anglais ont purement et simplement interdit la diffusion d’un clip un rien décalé ainsi que toute déclinaison en diffusion papier pour une boisson houblonnée célèbre. Motif : la bière vantée n’étant pas fabriqué en Alsace comme suggéré, la publicité a été jugée trompeuse. Effectivement, c’est très grave

Ce clip m’a bien fait marrer. J’y retrouve mon Alsace natale, et même un peu plus. J’habitais et ai usé pas mal de fonds de culotte à proximité immédiate de l’antique brasserie, dans le quartier de Cronenbourg, le faubourg nord de Strasbourg. Elle n’existe plus. Propriété d’Heinecken, la marque brasse désormais la 1664 à Manchester. Et, outre la présence d’Eric the King, j’adore le coté complètement décalé, cet auto-dérision typiquement britannique et un peu alsacienne aussi…

Mensonge, tromperie ? A vous de juger. Pendant ce temps, les crèmes des mémères qui promettent de transformer un boudin en top-modèle en 2 mois continueront d’être vendues.

A votre santé.

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Le média de ceux qui n’en ont pas #touchepasmablogo

Nous, blogueurs et blogueuses, et avant cela citoyens et citoyennes, défendons les valeurs de l’indépendance et du bénévolat. C’est dans cet esprit que nous alimentons nos blogs, libres de tout intérêt financier extérieur qui pourrait guider notre expression.

Wikio avait en son temps joué un rôle important dans l’émergence de cette communauté de blogs, en assurant leur promotion et entretenant une saine émulation entre eux, avec son classement des blogs.

Wikio est devenue plus grande, elle s’appelle aujourd’hui Ebuzzing et a de nouvelles ambitions. Des blogs institutionnels, des blogs de personnalités venues du monde politique ou médiatique rémunérés par des journaux ou des partis politiques ont été intégrés à la liste des blogs. Pis encore, des agrégateurs de liens et de contenus, des sites semi-professionnels, ont soudainement rejoints les bases de données d’Ebuzzing, y compris des sites d’extrême-droite qui usent à grande échelle de méthodes plus que suspectes pour gagner en notoriété.

Nous considérons donc, puisque ce n’est plus un classement des blogs, mais un fourre-tout de ce qui se produit sur Internet, que nous n’avons plus notre place dans ce classement. Nous suspectons que le patron d’Ebuzzing, qui vient de lancer sa carrière politique et qui est aussi un des fers de lance du mouvement des «pigeons», a changé les règles du jeu pour des raisons idéologiques. Il y a pour nous conflit d’intérêt.

Nous avons décidé de ne plus en être et avons exigé de Ebuzzing la suppression de nos blogs de ses bases de données, parce que nous voulons que notre liberté et notre indépendance soient traitées à part.

Un message auquel je m’associe pleinement et qui renvoie à une tribune «Touche pas à ma blogosphère» plus détaillée consultable chez Dedalus.

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Ebuzzing devient une vieille pute

Désolé pour cette grossièreté, mais spontanément, c’est la seule image qui me vient à la lecture de la réponse faite par Pierre Chappaz en personne à la requête de quelques blogueurs dont l’actuel Number One du fameux fumeux classement des blogs Ebuzzing (ex-Wikio). Ils ont simplement fait part d’un légitime étonnement de faire cohabiter de simples blogs dits «amateurs», tenus à la mimine, écrits avec les tripes, avec du contenu institutionnel qui n’a rien à voir avec les blogs comme les sites de presse, de journalistes, d’hommes politiques, des «machins» communautaires écrits à 180 mains, les agrégateurs…

En sortir ou pas, telle est la question !Je n’ai jamais fait mystère du peu d’intérêt que je porte aux évaluations, statistiques et classements en tout genre, aux jeux puérils de kikalaplugrosse, cet espèce de marotte pour tout libéral qui se respecte. Son seul intérêt, très basiquement du moins pour moi, était de se faire payer une tournée lors des KDB par le Number One… Mais la dérive actuelle de ce qu’il faut tout de même qualifier d’«institution» de la blogosphère reflète la glissade de la société vers une extrémité dangereuse. Et c’est suffisamment grave pour me tirer de mon demi-sommeil bloguesque actuel.

Car il s’agit bien d’un dérive, même si le contexte a profondément changé. C’est vrai qu’un nombre non négligeable de blogs, pas que des LeftBlogs d’ailleurs, ont trusté le Wikio d’alors. On bloguait comme des fous, mus par l’énergie du désespoir face à Sarkozy et sa bande de malfaisants. Face à l’intox du pouvoir, il y avait une vraie activité de réaction, débordante et dérangeante. Chappaz a même sous-entendu que, durant cette période, les gauchistes avaient triché pour en arriver là. Avec le changement d’hommes en mai et la sensible baisse de régime de la gauchosphère, l’occasion était trop belle pour tenter de réduire leur petite visibilité en la noyant dans un magma constitué de tout, sauf de blogs… Ebuzzing, c’est ça…

Le racolage, c’est maintenant : tout ce qui ressemble dans sa forme à un blog est bon à prendre, à générer du trafic, donc des recettes, immédiatement mises à l’abri en Suisse… quitte à accueillir à bras ouvert des expressions brunâtres qu’on aurait espéré ne plus jamais avoir à lire. Le fric n’a pas d’odeur, tout devient profitable. Demain peut-être auront droit de cité des parutions zoophiles, voire plus exotiques (pour rester politiquement correct). C’est très bon ces domaines pour le trafic, c’est participatif, donc ce sont bien des blogs, Monsieur Chappaz…

Excessif ? Ben voyons ! Changer les règles du jeu d’un outil utilisé jusque là comme une référence pour modifier l’orientation générale et promouvoir ses propres parutions, c’est déjà pas bien classe. Mais quand on se livre à des bidonnages à la #geonpi, quand on s’expatrie sous des prétextes grotesques, quand on encourage l’expression des nostalgiques de l’épuration ethnique et du bras droit tendu bien haut, pas grand chose ne peut plus me paraître excessif. Qu’il vire mon blog de la liste puante, si cela lui chante…

Quelle insignifiance cependant devant ce que vit Malala, une vraie blogueuse pakistanaise de 14 ans, entre la vie et la mort pour avoir osé écrire vouloir aller à l’école. Avec toute mon admiration et mon respect, Mademoiselle.

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J’avais oublié de vous remercier

On a laissé entendre que les les blogueurs gauchistes chassaient en meute, qu’ils avaient plus ou moins triché pour s’approprier les premières places d’un classement qui retrace l’influence de leurs blogs respectifs en comptant de manière alambiquée les billets, les liens, les like, les tweets, les retweets, et que sais-je encore.

LeftblogsQuand j’entends les mots «influence» et «blog» ensemble, je ne peux que pouffer de rire tant un blogueur n’influe rien, et surtout pas l’opinion. Il n’en est pas moins vrai qu’un certain nombre de ces scribouillards, regroupé dans un collectif des plus informels, les Leftblogs, ne sont pas restés les deux index sur la même touche pendant le précédent quinquennat. S’ils ont été autant actifs, c’est surtout par réaction à la politique inique menée par Sarkozy et sa mafia. Maintenant que les blogueurs libéraux sont du côté de l’opposition politique, quelques-uns en ont pris ombrage et semblent regretter cette incapacité à produire un mouvement équivalent pour apparaître eux aussi aux premières loges du fameux classement.

Evidemment que ce n’est pas pareil. Le militantisme, l’attention aux autres, la solidarité, une certaine convivialité brute et chaleureuse autour d’une boisson fraîche, cela ne se décrète pas, cela se vit et se partage. Il y a bien sur la vitrine, les KDB, mais aussi tout ce qui ne se voit pas, les coups de mains techniques, les partages de documents, les revues de presse, les découvertes, les tops départ des i-ripostes… et des choses plus personnelles. On s’y traite parfois d’andouille, voire d’autres qualificatifs, mais l’essentiel est là. Le monde libéral ignore ces valeurs, il ne vit qu’au travers l’initiative individuelle et des possibilités de monétiser tout et rien. Avec ce nombrilisme comme moteur, jamais les blogueurs libéraux n’arriveront à faire monter en «TT» un hashtag en 4 heures comme l’ont fait les LB pendant la campagne présidentielle. Jamais il ne parviendront à faire quelque chose ensemble…

Les Leftblogs sont peut-être moins présents, mais ils sont toujours là, mobilisables à tout instant et virulents quand le besoin s’en fait sentir. Allez les lire, leurs blogs sont tous rassemblés ci-dessous, y compris celui de Trublyonne, ma marraine que j’embrasse.

Abadinteamsika.posterous.comanniedayaurelinfoChez DédalusBalmeyer's blogCe que je penseBah ! By CCLe blog de CaptainhakaChez l'vieuxDans les souliers d'OcéaneDe tout, de rienChez El CaminoEngagéeDu petit monde de GildanGularu.frhern.over-blog.comLe jour et la nuitPartageons mon avisJe pense donc j'écrisJe n'ai rien à dire, et alors ?Chroniques de Juankamizole.blog.lemonde.frLe blog de Sasa La Loute...Le pudding à l'arsenicLibre affichageLa revue de stressL'Europe à coeurWoof itDu trash et des baisersIci et maintenantMon avis t'intéresseBlogExperienceMon Mulhouse BioUn apport régulier de vitamines et de souffreLa femme de GeorgesLe partageuxA perdre la raisonLa parole ne se demande pas, elle se prendPiratage(s)Elements d'omelettePoliteekswww.reflexionpolitique.netla rénovitudeRimbus le blogLyonnitudesSaint Pierre des Corps, c'est où ça ?Tout est politiqueDavid Burlot s'expliqueSlovartotoUne autre vieChoses vues et commentaires consécutifsWebstern socialiste

En dehors des LB, il a beaucoup d’autres bonnes lectures, et je vous conseille de parcourir tous ceux qui suivent :

Ecume de mes joursLa maison du Fauconles coulisses de SarkofrancePensez BibiPartageons l'addictionPartageons nos agapesAu comptoir de la CometeEt ma main dans la gueule ?Disgrace Funkyles divagations NRV de cui cui fit l'oiseauChez HomerLes Cénobites TranquillesLe Blog de SuperNoEn ShayalandiePrincesse 101Un dessin par jour, si je peux...ApocalypsimmoLe monolecteParti de rien et arrivé nulle part100.000 volts, le blog branchéle blog de GabaleLadyApollineLe mot du GoneJuju Sete

Merci encore à Lolobobo pour nous avoir dégoté ce petit bijou qu’est Apercite pour les miniatures…

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Le baptême du feu

Personne ou presque ne m’a cru, un certain 1er avril, lorsque je déclarais ici même prendre ma retraite footballistique pour me tourner vers une activité sportive plus exotique : le curling. Cela a fait bien rire mon entourage, mes collègues, et même mon médecin, à qui je demandais de m’établir un certificat médical d’aptitude pour cette exigeante discipline. Peu de praticiens peuvent de vanter d’avoir délivré un tel document, et le mien ne s’en prive pas.

Massilia Curling CupC’est ainsi que depuis avril, j’ai découvert un autre monde, qui pousse avec grande application des pierres de granit poli de presque 20kg d’un bout à l’autre de la patinoire. A ma grande surprise, après quelques jets, on fini rapidement en t-shirt sur la glace, accroché à son balai. D’ailleurs, à ce qu’on dit, c’est dans ce domaine que ma marge de progression est la plus importante… Je ne peux décemment pas feindre d’être surpris.

La grande première, c’est pour demain : je vais participer à mon premier tournoi : la Massilia Curling Cup, au pied de la Bonne Mère à Marseille, en compagnie d’équipes venant de Suisse, de Canada, d’Italie, de Pologne et de République Tchèque, excusez du peu… D’une pierre, je fais d’ailleurs 2 coups puisque je vais également découvrir une ville jusqu’alors inconnue pour moi. La première, bonne ou mauvaise, ne se perd jamais, elle grave la mémoire, elle alimente ensuite nombre de conversations et de tournées au zinc. De surcroît, au vu des clients en présence, je pense que le plus dur sera de tenir son rang à la buvette. Je vais commencer mon échauffement dès ce soir : une petite bière sur la Canemousse, à la fraîche…

Ca va être chaud. Si vous passez par là, n’hésitez pas, entrez. Résultats lundi, promis.

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La toute première

Quelques copainscopines des Leftblogs ont sorti la boite à souvenirs à l’occasion des déboires de PSA pour raconter comment, au travers de leur premier bolide, ils sont passés d’homo-erectus à homo-automobilus. Je n’échappe évidemment pas à la règle : il fut un temps bien plus doux où, dès le premier boulot acquis, à juste 18 ans, je me suis mis à la recherche de l’engin motorisé qui me permettrait de parcourir et découvrir le monde

Le permis fut une formalité. La voiture fut une autre paire de manche, parce que j’avais des exigences : je voulais une coccinelle… Il faut dire que j’avais passé une partie de ma jeunesse dans celle de mes grands-parents. Ils n’ont connu que cette authentique pièce de musée qui était briquée de fond en comble après chaque promenade. Pas une bosse, pas une poussière, pas une trace de doigt. Elle avait même gardé cette odeur particulière de neuf…J’avais pas intérêt de bouger, ni de toucher, mais cette voiture était magique. Il ne manquait que le fameux numéro 53

VW 1303J’ai trouvé une cox en bien bel état. Elle appartenait à un curé. En fait, elle était nickel avec ses jantes mode alu, ses sièges monobloc avec appui-tête, sa couleur verte fortement métallisée et son bruit si caractéristique. Seule personnalisation notable : un petit volant sport, qui m’a, comme annoncé, fait faire beaucoup de sport pour faire tourner les 800 kg de la bête. L’autoradio était inutile, le moteur s’en chargeait. Ensemble, on a effectivement découvert le monde, mon monde. 30 ans après, mes copains me parlent encore des virées mémorables effectuées ça et là, comme dans beaujolais où j’ai vaillamment transporté 18 vendangeurs, pas tous à jeun… Je vous jure qu’il y en avait 18. J’ai bien vite passé le moteur à travers, mais globalement, elle m’a rendu de fiers services. J’en ai malgré tout pris soin jusqu’à ce que autrui se charge de me la démolir. Je l’ai retrouvé fortement dégradée là ou je l’avais laissée près de la gare de Mulhouse, au retour d’une permission pendant mon service militaire. Impossible à l’époque de la remettre en état, la séparation a été inéluctable. La vie commune a duré 4 ans.

La suite a été moins pimpante. La conduite, la voiture et tout ce qui gravite autour n’a jamais vraiment été pour moi un pôle d’intérêt. Elle reste essentiellement un outil qui, comme tous les outils, ont une certaine dangerosité quand on les utilise de manière inappropriée. Les «pilotes», les «seuls au monde», les inconscients et autres étourdis rendent la route mortellement dangereuse. La grande mode du moment est de s’accaparer un espace normalement dévolu à être partagé et à s’y comporter en maître méprisant des autres et des règles. Cela écarte irrémédiablement toute dimension de plaisir. Pas bien grave, il n’y a pas que les bagnoles dans la vie…

Merci aux 18 tauliers de blogs qui m’ont fait l’honneur d’un lien durant ce mois de juillet. Qu’ils en soient remerciés très amicalement.
Carnet de notes de Yann Savidan
Partageons mon avis
Affichage libre
Lyonnitude(s)
Princesse101
Partageons nos agapes
A perdre la raison
Tout est politique – le blog de Seb Musset
La revue de Stress
Au comptoir de la Comète
blog de David Burlot
Partageons l’addiction
Le grumeau
Mon avis t’intéresse
Je pense donc j’écris
Saint-Pierre-des-Corps, c’est où ça
Choblab
LE QUOTIDIEN QUI MARK
Liste générée à partir des infos du Top Blog Wikio par le Jegounotron

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