27
2012
Ave Marché, morituri te salutant !
Je suis un peu assoupi volontaire en ce moment, mais je ne dors que d’un œil, d’une narine, d’une oreille… Alors forcement, quand on annonce un nombre record de chômeurs, je ne peux que me réveiller. Et la deuxième lame vient de passer avec le confirmation de ce qu’on présentait depuis longtemps : Mittal ferme les derniers hauts-fourneaux de Florange.
11
2012
Sortir du piège
On dit François Hollande un rien immobiliste. Il faut être resté cloîtré au fond d’une grotte pour persister dans ce sens. Les grandes réformes structurantes avec notamment une nouvelle fiscalité et le mariage pour tous, arrivent pour la fin de l’année. Il faut dire que jusque là, il y avait fort à faire pour détricoter les innombrables entreprises de saccage du quotidien de ceux qui n’auront jamais de Rolex à leur poignet.
20
2012
Fuite en avant
J’ai parfois de drôles de lectures. Comme si je n’en avais pas assez à parcourir les billets des copains présents dans ma «blogroll», je me suis volontairement aventuré au delà de la ligne jaune, celle qui ressemble à la délimitation des deux espaces d’opinion politique de notre pays. Il y a de l’autre coté des choses intéressantes et quelquefois bien dites, mais globalement, je ne peux m’empêcher de percevoir dans leur expression, au delà de l’amertume d’avoir perdu le manche, une forme d’égoïsme extrême quand il s’agit d’évoquer la manière de combler les déficits des Etats.
7
2011
Marche forcée
Décembre est le mois des lumières et des cadeaux. A Lyon, depuis 1852, c’est la fête le 8 décembre, et pendant quelques jours, on va en prendre plein la vue. Dans le centre-ville, mais aussi dans les quartiers, la lumière va se jouer de la nuit et nous offrir des spectacles éphémères, souvent insolites, parfois émouvants. Mais cette sortie momentanée des turpitudes du quotidien n’arrive pas à me faire oublier les récentes déclarations de nos grands argentiers, et me fait dire qu’on a pas fini d’en prendre plein la gueule…
8
2011
La vengeance
Cela fait des années, des dizaines même, où j’entends prononcer les mêmes logorrhées : c’est la crise, le pays vit au dessus de ses moyens, il n’est plus possible de continuer ainsi. Depuis que je travaille, soit depuis 30 ans, les crans sur la ceinture ont bougé, et pas qu’un peu, mais pas dans le sens voulu, au propre comme au figuré… Je consomme dans la limite de ce qui m’est possible de faire, sans fantaisie aucune, et contribue normalement aux charges de la Nation. Je ne peux vivre à crédit et paie tout, sans aides, au prix fort. Je compte tout à l’euro près, et empile de plus en plus fréquemment des renoncements qui se transforment dans la durée en sacrifices chaque fois un peu plus douloureux. Mon livret A, comme seule épargne, a un solde positif de 0,65 euros… Mais de quoi suis-je donc coupable pour reprendre un nouveau coup de bâton dans les jambes ?
28
2011
Le buzzer, c’est pas lui !
Ayant bien mieux à faire hier soir, je n’ai pas regardé la fameuse émission où le Grand Sauveur de l’Europe (et du monde, soyons magnanime) se proposait, en toute simplicité, d’expliquer à son peuple comment il était parvenu à un tel résultat. Je ne peux donc objectivement rien en dire, mais comme je suis directement concerné, comme tout citoyen contribuable, j’ai cherché dans la blogosphère, les réactions et commentaires de cette grande messe.
21
2011
Le droit de subir
C’est un besoin qui me tiraille depuis quelque temps. A la veille d’une élection tellement capitale, j’ai moi-aussi envie de parler de ma vison d’une société ou l’économie doit être au service des hommes et de la collectivité et non l’inverse. L’exercice est difficile, forcement parcellaire, maintes fois procrastiné, mais le temps est venu d’exposer et partager mon point de vue sur la création et le partage des richesses, sur les grandes questions de société, sur les institutions, sur la manière de gérer les affaires courantes du pays, sur la nature des services publics indispensables et les moyens à leur attribuer, etc, etc… D’autres appelleraient cet exercice un programme.
17
2011
Orage à l’horizon
Je ne suis pas le seul. La semaine a été emaillée de billets lourds de sens, relatant l’état de lassitude de certains blogueurs et non des moindres. Ainsi, Guy Birenbaum, Juan de Sarkofrance, Yann, mais aussi David, Iboux et Gabale ont tous exprimé leurs états d’âme avec une certaine gravité. En écoutant mes copains de boulot et d’ailleurs, bien loin des blogs, je perçois ce même sentiment d’abattement, de découragement, frappant aussi des personnalités d’habitude enjouées et résolument optimistes.
8
2011
Je suis devenu agoraphobe
Tenir un blog, c’est magique. C’est une fenêtre qui s’ouvre sur le monde, et dans les 2 sens. Echanger sans cesse, parler des autres, se nourrir de leurs réflexions sont bien le crédo qui manque à nos sociétés individualistes et stressées. Depuis longtemps, j’avais ce besoin d’écrire et d’aborder des sujets aussi variés que l’actualité politique, les faits de société, ma passion de l’informatique qui est aussi mon métier.
10
2011
Raining stones
Il était un jeu que je faisais souvent, stupidement d’ailleurs, quand je galopais en culotte courte dans ma superbe cité toute neuve, celle même qui aujourd’hui détient le record des voitures brulées lors de la nuit de la Saint-Sylvestre. Avec quelques camarades, entre le toboggan, les bancs de pierre et un carré boueux dans lequel auraient dû grandir quelques plantes vertes ou colorées mais qui n’en ont jamais eu le temps, on lançait en l’air des cailloux pour voir comment ils retombaient. Les variantes, parce qu’il y en avaient, nous intéressaient beaucoup, mais fort heureusement, cela nous a passé, nos activités ont naturellement évolué…




Alter Oueb, déclaré à la