Mais qui est la truie ?

Cela n’aura échappé à personne : le grand barnum lié à chaque échéance électorale s’est brusquement mis en branle. Il suffit de pousser un peu en s’appuyant sur un fait d’actualité quelconque, dramatique et prévisible pour que les lignes se mettent à bouger dans tous les sens. En l’occurrence, la vague produite apporte au Front National le matériau nécessaire à sa possible implantation dans de nombreuses mairies en mars prochain. D’ailleurs, la seule faiblesse de l’événement tient au prénom du voleur occis. Imaginez un seul instant que le passager du scooter s’appelle, au hasard, Mouloud… Je vous laisse imaginer la suite.

Mais qui est cette jolie petite truie lepeniste ?Cette suite, malgré tout, se dessine de plus en plus nettement. Alors que ce qui reste de l’UMP est en plein débat pour savoir quel jour sera célébré ses funérailles, Marine Le Pen, presque sans bruit, prépare son inéluctable passage à la lumière. Mais pas sans s’agiter, surtout quand il est question d’image. C’est ainsi qu’un blogueur s’est vu signifier une convocation au tribunal pour «injure publique» à l’encontre de la taulière du FN pour avoir, sans citer quiconque nommément, parlé de «truie lepeniste» dans un billet d’avril 2013.

Le blogueur n’est pas n’importe lequel. C’est un pote. Co-fondateur des LeftBlogs, très actif dans la blogosphère, Ronald a été un pilier dans la campagne numérique pour mettre hors d’état de nuire l’ancien locataire de l’Elysée. Il s’exprime sur son blog et ailleurs avec une gouaille caractéristique, une analyse juste, souvent sévère, avec parfois cet excès nécessaire parce que les sujets évoqués sont graves et structurent notre société. Parce qu’aussi, les principes républicains de justice, de liberté, d’égalité et de fraternité sont trop souvent bafoués pour rester dans le «politiquement correct». Si la locution «truie lepeniste» était véritablement une injure, elle le serait à l’encontre de la truie, qui peut légitimement trouver ombrage à être associée ainsi à un patronyme aussi peu recommandable.

Ce qui m’interpelle dans cette affaire, c’est qu’une oligarchie fascisante en passe d’arriver aux affaires imprime déjà sa marque en matière de liberté d’expression. Aujourd’hui, c’est un blogueur. Pour un motif des plus futiles. Et demain ? Inutile d’aller plus loin dans l’évocation de ce que pourrait être une république frontiste tant un passé pas si lointain nous l’a montré. Le repli sur soi, le rejet de l’autre, l’auto-défense à l’américaine sont mortifères. Ceux qui ont accepté naguère de telles compromissions ne se sont débarrassés de cette peste que par les armes dans un conflit mondial. Il faudrait veiller à ne pas l’oublier.

La période est tourmentée, et c’est peu de le dire. Tout concoure au chaos, et le FN n’y est pas étranger et pousse ses thèses en silence, mais pas sans résultat. On finit par trouver normal ce racisme désormais décomplexé et ordinaire, tout comme de tirer dans le dos d’un homme, certes braqueur, qui s’enfuit. On soutient très anonymement un fait terriblement tragique mais marginal. On décrie la justice que les gouvernements successifs ont rendu indigente. On fait monter doucement la mayonnaise en entretenant le «tous pouris», en invoquant l’incapacité et le laxisme de la classe politique. La famille Le Pen et les quelques benêts incultes gravitant autour ont beau toiletter l’image du parti pour le rendre plus respectable, il reste, dès qu’on gratte la surface, d’immondes taches brunâtres d’où transpire la puanteur de la mort.

Ronald, tu as mon soutien inconditionnel. Mais tu t’es trompé d’association. Car dans le cochon, tout est bon.

Illustration : affiche de la 12ème Biennale de Lyon,
Biennale d’art contemporain, du 12 septembre au 5 janvier,
Entre-temps… brusquement, et ensuite

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Le média de ceux qui n’en ont pas #touchepasmablogo

Nous, blogueurs et blogueuses, et avant cela citoyens et citoyennes, défendons les valeurs de l’indépendance et du bénévolat. C’est dans cet esprit que nous alimentons nos blogs, libres de tout intérêt financier extérieur qui pourrait guider notre expression.

Wikio avait en son temps joué un rôle important dans l’émergence de cette communauté de blogs, en assurant leur promotion et entretenant une saine émulation entre eux, avec son classement des blogs.

Wikio est devenue plus grande, elle s’appelle aujourd’hui Ebuzzing et a de nouvelles ambitions. Des blogs institutionnels, des blogs de personnalités venues du monde politique ou médiatique rémunérés par des journaux ou des partis politiques ont été intégrés à la liste des blogs. Pis encore, des agrégateurs de liens et de contenus, des sites semi-professionnels, ont soudainement rejoints les bases de données d’Ebuzzing, y compris des sites d’extrême-droite qui usent à grande échelle de méthodes plus que suspectes pour gagner en notoriété.

Nous considérons donc, puisque ce n’est plus un classement des blogs, mais un fourre-tout de ce qui se produit sur Internet, que nous n’avons plus notre place dans ce classement. Nous suspectons que le patron d’Ebuzzing, qui vient de lancer sa carrière politique et qui est aussi un des fers de lance du mouvement des «pigeons», a changé les règles du jeu pour des raisons idéologiques. Il y a pour nous conflit d’intérêt.

Nous avons décidé de ne plus en être et avons exigé de Ebuzzing la suppression de nos blogs de ses bases de données, parce que nous voulons que notre liberté et notre indépendance soient traitées à part.

Un message auquel je m’associe pleinement et qui renvoie à une tribune «Touche pas à ma blogosphère» plus détaillée consultable chez Dedalus.

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Français et libéral de souche

C’est le dernier billet de la série. On passera ensuite à autre chose. Mais avant, battons le fer pendant qu’il est chaud, soufflons encore un peu sur les braises, histoire de montrer que le blogage de gauche est loin d’être mort, comme semble le souhaiter Pierre Chappaz, grand patron de net-entreprises, fondateur de Kelkoo, de Wikio devenu Ebuzzing et fer de lance des #geonpi… Installé en Suisse depuis peu, il aurait été fort courroucé d’être qualifié d’«exilé fiscal». Il explique les raisons de ce choix en présentant ce pays comme une «société agréable à vivre», etc, etc… En quelques mots le programme de la France forte en 2007.

Je lui rappellerais juste que c’est exactement les mêmes raisons qui poussent les sénégalais, les malins, les libyens et autres africains à franchir à grand péril la Méditerranée pour arriver en France, pour trouver un peu de respect, de travail, de réussite, de démocratie qui font tant défaut chez eux, manquements qui pourrissent carrément la vie et dont nos sociétés sont d’ailleurs grandement responsables. Sauf que dans cette société française façonnée par les libéraux à la sauce Chappaz, ces gens là, on les embarque, on les place en centre de rétention, et on les renvoient dans leur enfer. La France aux français de souche, les autres dehors…

Comme d’habitude, il y a deux poids deux mesures. Le libéral aime à vivre sans entraves mais réglemente la vie d’autrui, sans parler des moyens de se soustraire de la contrainte liée à la solidarité nécessaire dans toute vie en société. Quelle société d’abord ?

Je suis d’accord avec Pierre Chappaz sur un point : ce pays est malade. Comme lui, depuis un paquet d’années, j’en prend plein la gueule du climat dépressif et de la haine anti-pauvre, anti-assisté, anti-chômeur, anti-étranger, anti fonctionnaire, anti-syndicaliste, anti-retraité relayés par les médias, les pseudos-entrepreneurs, les #geonpi, les banquiers, les politiques français. Et je ne l’ai pas supporté. Je ne le supporte toujours pas. Il me semble qu’avec un peu plus de partage, il y aurait de la place pour tout le monde.

Après y avoir foutu le bordel, voilà qu’il se casse. Pour ma part, je reste, même si j’avais le choix.

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Ebuzzing devient une vieille pute

Désolé pour cette grossièreté, mais spontanément, c’est la seule image qui me vient à la lecture de la réponse faite par Pierre Chappaz en personne à la requête de quelques blogueurs dont l’actuel Number One du fameux fumeux classement des blogs Ebuzzing (ex-Wikio). Ils ont simplement fait part d’un légitime étonnement de faire cohabiter de simples blogs dits «amateurs», tenus à la mimine, écrits avec les tripes, avec du contenu institutionnel qui n’a rien à voir avec les blogs comme les sites de presse, de journalistes, d’hommes politiques, des «machins» communautaires écrits à 180 mains, les agrégateurs…

En sortir ou pas, telle est la question !Je n’ai jamais fait mystère du peu d’intérêt que je porte aux évaluations, statistiques et classements en tout genre, aux jeux puérils de kikalaplugrosse, cet espèce de marotte pour tout libéral qui se respecte. Son seul intérêt, très basiquement du moins pour moi, était de se faire payer une tournée lors des KDB par le Number One… Mais la dérive actuelle de ce qu’il faut tout de même qualifier d’«institution» de la blogosphère reflète la glissade de la société vers une extrémité dangereuse. Et c’est suffisamment grave pour me tirer de mon demi-sommeil bloguesque actuel.

Car il s’agit bien d’un dérive, même si le contexte a profondément changé. C’est vrai qu’un nombre non négligeable de blogs, pas que des LeftBlogs d’ailleurs, ont trusté le Wikio d’alors. On bloguait comme des fous, mus par l’énergie du désespoir face à Sarkozy et sa bande de malfaisants. Face à l’intox du pouvoir, il y avait une vraie activité de réaction, débordante et dérangeante. Chappaz a même sous-entendu que, durant cette période, les gauchistes avaient triché pour en arriver là. Avec le changement d’hommes en mai et la sensible baisse de régime de la gauchosphère, l’occasion était trop belle pour tenter de réduire leur petite visibilité en la noyant dans un magma constitué de tout, sauf de blogs… Ebuzzing, c’est ça…

Le racolage, c’est maintenant : tout ce qui ressemble dans sa forme à un blog est bon à prendre, à générer du trafic, donc des recettes, immédiatement mises à l’abri en Suisse… quitte à accueillir à bras ouvert des expressions brunâtres qu’on aurait espéré ne plus jamais avoir à lire. Le fric n’a pas d’odeur, tout devient profitable. Demain peut-être auront droit de cité des parutions zoophiles, voire plus exotiques (pour rester politiquement correct). C’est très bon ces domaines pour le trafic, c’est participatif, donc ce sont bien des blogs, Monsieur Chappaz…

Excessif ? Ben voyons ! Changer les règles du jeu d’un outil utilisé jusque là comme une référence pour modifier l’orientation générale et promouvoir ses propres parutions, c’est déjà pas bien classe. Mais quand on se livre à des bidonnages à la #geonpi, quand on s’expatrie sous des prétextes grotesques, quand on encourage l’expression des nostalgiques de l’épuration ethnique et du bras droit tendu bien haut, pas grand chose ne peut plus me paraître excessif. Qu’il vire mon blog de la liste puante, si cela lui chante…

Quelle insignifiance cependant devant ce que vit Malala, une vraie blogueuse pakistanaise de 14 ans, entre la vie et la mort pour avoir osé écrire vouloir aller à l’école. Avec toute mon admiration et mon respect, Mademoiselle.

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J’avais oublié de vous remercier

On a laissé entendre que les les blogueurs gauchistes chassaient en meute, qu’ils avaient plus ou moins triché pour s’approprier les premières places d’un classement qui retrace l’influence de leurs blogs respectifs en comptant de manière alambiquée les billets, les liens, les like, les tweets, les retweets, et que sais-je encore.

LeftblogsQuand j’entends les mots «influence» et «blog» ensemble, je ne peux que pouffer de rire tant un blogueur n’influe rien, et surtout pas l’opinion. Il n’en est pas moins vrai qu’un certain nombre de ces scribouillards, regroupé dans un collectif des plus informels, les Leftblogs, ne sont pas restés les deux index sur la même touche pendant le précédent quinquennat. S’ils ont été autant actifs, c’est surtout par réaction à la politique inique menée par Sarkozy et sa mafia. Maintenant que les blogueurs libéraux sont du côté de l’opposition politique, quelques-uns en ont pris ombrage et semblent regretter cette incapacité à produire un mouvement équivalent pour apparaître eux aussi aux premières loges du fameux classement.

Evidemment que ce n’est pas pareil. Le militantisme, l’attention aux autres, la solidarité, une certaine convivialité brute et chaleureuse autour d’une boisson fraîche, cela ne se décrète pas, cela se vit et se partage. Il y a bien sur la vitrine, les KDB, mais aussi tout ce qui ne se voit pas, les coups de mains techniques, les partages de documents, les revues de presse, les découvertes, les tops départ des i-ripostes… et des choses plus personnelles. On s’y traite parfois d’andouille, voire d’autres qualificatifs, mais l’essentiel est là. Le monde libéral ignore ces valeurs, il ne vit qu’au travers l’initiative individuelle et des possibilités de monétiser tout et rien. Avec ce nombrilisme comme moteur, jamais les blogueurs libéraux n’arriveront à faire monter en «TT» un hashtag en 4 heures comme l’ont fait les LB pendant la campagne présidentielle. Jamais il ne parviendront à faire quelque chose ensemble…

Les Leftblogs sont peut-être moins présents, mais ils sont toujours là, mobilisables à tout instant et virulents quand le besoin s’en fait sentir. Allez les lire, leurs blogs sont tous rassemblés ci-dessous, y compris celui de Trublyonne, ma marraine que j’embrasse.

Abadinteamsika.posterous.comanniedayaurelinfoChez DédalusBalmeyer's blogCe que je penseBah ! By CCLe blog de CaptainhakaChez l'vieuxDans les souliers d'OcéaneDe tout, de rienChez El CaminoEngagéeDu petit monde de GildanGularu.frhern.over-blog.comLe jour et la nuitPartageons mon avisJe pense donc j'écrisJe n'ai rien à dire, et alors ?Chroniques de Juankamizole.blog.lemonde.frLe blog de Sasa La Loute...Le pudding à l'arsenicLibre affichageLa revue de stressL'Europe à coeurWoof itDu trash et des baisersIci et maintenantMon avis t'intéresseBlogExperienceMon Mulhouse BioUn apport régulier de vitamines et de souffreLa femme de GeorgesLe partageuxA perdre la raisonLa parole ne se demande pas, elle se prendPiratage(s)Elements d'omelettePoliteekswww.reflexionpolitique.netla rénovitudeRimbus le blogLyonnitudesSaint Pierre des Corps, c'est où ça ?Tout est politiqueDavid Burlot s'expliqueSlovartotoUne autre vieChoses vues et commentaires consécutifsWebstern socialiste

En dehors des LB, il a beaucoup d’autres bonnes lectures, et je vous conseille de parcourir tous ceux qui suivent :

Ecume de mes joursLa maison du Fauconles coulisses de SarkofrancePensez BibiPartageons l'addictionPartageons nos agapesAu comptoir de la CometeEt ma main dans la gueule ?Disgrace Funkyles divagations NRV de cui cui fit l'oiseauChez HomerLes Cénobites TranquillesLe Blog de SuperNoEn ShayalandiePrincesse 101Un dessin par jour, si je peux...ApocalypsimmoLe monolecteParti de rien et arrivé nulle part100.000 volts, le blog branchéle blog de GabaleLadyApollineLe mot du GoneJuju Sete

Merci encore à Lolobobo pour nous avoir dégoté ce petit bijou qu’est Apercite pour les miniatures…

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Sortir du piège

On dit François Hollande un rien immobiliste. Il faut être resté cloîtré au fond d’une grotte pour persister dans ce sens. Les grandes réformes structurantes avec notamment une nouvelle fiscalité et le mariage pour tous, arrivent pour la fin de l’année. Il faut dire que jusque là, il y avait fort à faire pour détricoter les innombrables entreprises de saccage du quotidien de ceux qui n’auront jamais de Rolex à leur poignet. Ces 4 mois n’auront peut être rien amélioré, mais ils auront au moins permis d’arrêter le massacre.

Cartes ou pions, c'est selon...En fait, le gouvernement va bien plus vite que l’on croit. D’ailleurs, le Président de la République veut faire ratifier au plus vite par la Parlement le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), tel qu’il a été signé par son prédécesseur le 25 mars dernier. Ce texte, pur jus de technocrate ultra-libéral, totalement imbuvable, pris sous la dictée d’organisations pas forcement très reluisantes, imposerait de manière permanente une politique d’austérité qui n’a en fait, qu’un seul but. En contraignant les budgets nationaux à des règles tellement rigides, les états qui en disposent encore seraient obligés de saborder les système de protection et de solidarité envers les plus faibles. Il ne s’agit ni plus ni moins de la raison d’être du traité : faire rentrer dans le rang de la mondialisation les derniers récalcitrants. Le reste, ce qu’on entend dans les hautes sphères, bien à l’abri du besoin, n’est qu’habillage et communication…

C’est pour cela que je relaye l’initiative d’ATTAC dont je vais reprendre les propos : «Nous, organisations associatives, syndicales et politiques, avons décidé de mener ensemble une vaste campagne d’éducation populaire et de mobilisation citoyenne, avec en particulier une grande manifestation unitaire le 30 septembre à Paris.
L’intervention des citoyens dans le débat démocratique doit convaincre les parlementaires, particulièrement celles et ceux qui ont été élus sur la promesse d’une renégociation de ce Pacte budgétaire, de refuser sa ratification et de permettre ainsi la réouverture du débat en Europe.
»

Vous pouvez interpeller vos députés en envoyant manuellement l’appel ou en utilisant l’envoi automatique via le formulaire ci-dessous :

Monsieur le Député, Madame la Députée,

François Hollande, candidat, s’est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire, signé en mars dernier par Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui le gouvernement présente pour ratification au Parlement ce même Traité, rigoureusement inchangé.

Le Pacte budgétaire interdit les déficits publics et donne aux instances européennes des pouvoirs de sanction inédits contre les pays en difficulté. Dans l’espoir de rassurer les créanciers et les spéculateurs, il impose aux États une austérité perpétuelle sans apporter aucun remède aux causes réelles de la crise: la concurrence effrénée au sein de la zone euro et la domination des marchés financiers. Ce Pacte va aggraver le chômage et bloquer toute amorce de transition écologique. Les très maigres mesures « pour la croissance » adoptées par le Conseil européen fin juin n’y changeront rien.

Si la construction européenne devait se poursuivre contre les intérêts et la volonté des peuples, elle n’y survivra pas, pas plus que la démocratie. Je vous demande de voter contre le Pacte budgétaire. Votre vote, et le rejet du Traité par la France, permettront de rouvrir le débat pour réorienter l’Europe.

En vous remerciant de votre réponse, croyez, Monsieur le Député, Madame la Députée, à mes sentiments républicains,

Je vais tagguer tous les leftBlogs : Abadinte, Antoine, Annie, Aurelien, Dedalus, Balmeyer, Bembelly, CC, Captainhaka, Océane, Gaël, Frédo Camino, Marie, le clown, gularu, Arnaud, les iliens, Jeannot, Nicolas, Cyril, Elmone, Juan, Mamie Kamizole, Sasa, Mehdi, Elooooooo…ooody, Lolotrouvetou, Louis, Magic, Mathieu, Mipmip, Isa, See Mee, Eric, Monsieur Poireau, Mrs Clooney, Le Partageux, Melclalex, Philippe, Vogelsong, l’Omelette, Dagrouik, Gilles, Nico, Rimbus, Romain, Dada, Seb, David, Slovar, Trub, Steph, Romain, Jeremy et Yann… Ouf ! J’espère avoir oublié personne !
A vous de jouer, moi c’est fait.

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Souffle et reviens !

Un même billet sur 2 blogs, avec comme seul contenu une image, ne laisse guère de doute sur l’état de son auteur : Juan, le taulier de «Sarkofrance», récemment rebaptisé «Chroniques de Juan», et des «Coulisses de Sarkofrance» devenues «Coulisses de Juan» semble fatigué. Il faut dire qu’il y a de quoi : depuis le premier jour de la Sarkozie en 2007, il a traqué et commenté absolument toutes les faits et gestes du Lider Minimo jusqu’à devenir LA référence en matière de témoignage et de bilan politique du dernier quinquennat.

Juan SarkofranceAlors, dans ces pages où je passe dès que quelque chose de nouveau apparaît, un espace devenu quasi familial, voir la porte close m’interpelle. Je me pose des questions, et faute d’information, il remonte même quelques inquiétudes. Quel blogueur n’a pas un jour été confronté à la lassitude, à la perte de motivation ? J’ai moi-même traversé ces moments, et je me rappelle surtout que les raisons sont multiples. Dans le cas de Juan, la disparition de l’essence principale de Sarkofrance, le sujet central qu’est Nicolas Sarkozy président de la république doit évidemment peser, mais ce n’est certainement pas la seule cause.

J’imagine sans peine le monstrueux travail fourni, la masse de documentation qu’il faut parcourir, sans parler de la vérification continuelle des faits, des sources et du colossal travail d’analyse… Pour durer, il faut se préserver et savoir couper son effort de temps en temps. Mais quoi qu’il en soit, voir un blogueur disparaître, fusse un temps, me désole.

Sarkozy viré, il reste bien des choses à dire sur la nouvelle présidence et la manière dont le PS gère des affaires. Après quelques semaines de légitime euphorie jusqu’à laisser causer la réacosphère, il me semble qu’il y a un besoin urgent de reprendre le bâton de pèlerin pour exprimer, souligner, expliquer, dénoncer, et les sujets ne manquent pas. Face au gros temps qui, sans surprise, approche, on a besoin de tout le monde, et surtout de Juan. Pour l’heure, qu’il décroche, qu’il se repose, qu’il profite de vacances sans clavier, qu’il fasse un peu de vide dans la tête, et qu’il s’occupe un peu de lui et des siens.

A bientôt.

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The rocket has been launched

Ca y est, François Hollande est lancé. La grand-messe du Bourget fait désormais partie des grands moments de la politique française, au même titre que ceux qui ont fondé naguère les mouvements d’ampleur, les grandes espérances, et qui mènent leur orateur aux plus hautes fonctions. Incontestablement François Hollande a changé de cape, abandonnant définitivement sa tenue «Flamby» pour une posture nettement plus déterminée, combative, quasi présidentielle.

Hollande, HuffPouf, même lancement...Le parti socialiste avait pourtant annoncé la couleur. Le vrai programme du PS, celui que François Hollande reprendra à son compte ne sera annoncé que jeudi 26. mais ce qu’il a laissé entrevoir est un coup de barre à gauche, somme toute bien modéré diront certains, mais la direction est clairement marquée. Au-delà, j’ai surtout apprécié de l’orateur sa volonté de remettre une dimension humaine dans sa manière d’exercer le pouvoir. Il y a un vrai besoin de supprimer toutes ces liaisons dangereuses avec les puissances de l’argent, et qui se servent de l’intérêt général à des fins bien particulières.

On voit tous les jours les résultats du vrai programme de l’UMP. c’est le chômage, la dette, les cadeaux pour les uns et les menaces pour les autres dans cette grande machine à broyer mondialisée. Mieux, la conjoncture est si dure qu’elle pousse, avec la bénédiction du Medef et consorts, au travail gratuit. Ah, ces pauvres gens, quelle chance ils ont, ils échappent ainsi au désoeuvrement…

Cette méthode assurément moderne touche également le monde de l’édition et de la presse en ligne. Il n’aura pas échappé au lecteur assidu qu’Arianna Huffington a lancé aujourd’hui une version française du Huffington Post, un «Pure Player» qui propose à des blogueurs et personnalités de contribuer au contenu, mais sans aucune rémunération. Là, on est carrément au travailler plus pour gagner… rien ! A la limite, il n’y a pas de tromperie, c’est bien l’application pleine, entière, et pas assumée du programme de l’UMP. Non, c’est la faute à la crise, aux autres, à Mittérand…

En ce jour de lancement du «HuffPost», le petit nom de ce nouveau média dirigé d’ailleurs par Anne Sinclair, une bande de joyeux drilles, blogueurs invétérés et constamment déssechés lancent le HuffPouf, «Pure Player & Serious PouffBloging», une nouvelle fusée qui va faire du bruit et égayer sensiblement l’actualité. Le taulier est sympa et le comptoir large et accueillant. Que demander de plus ?

Longue vie au HuffPouf.

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Merci Edouard…

Le premier billet du mois est traditionnel : c’est celui des remerciements pour les copains blogueurs de passage ici, et les visiteurs, lecteurs d’un jour ou peut-être même réguliers, pourquoi pas ? Mais j’avoue bien vite que la tradition me tire une sacré épine du pied, car compte-tenu de l’actualité, le choix d’un sujet est tellement étendu que je finis par m’y perdre… G20, dette, Charlie, UNESCO, référendum, Google+, tout cela en une seule journée !

C’est Homer qui m’a donné l’idée. Plutôt que de produire une belle liste récupérée par le jégounotron, j’ai préféré cacher les mercis pour les 63 liens qui m’ont été adressé en octobre un peu partout, dans ce billet.

Octobre est un mois exceptionnel. Déjà, c’est celui de mon anniversaire. Ensuite, il a été le mois de tous les records : 1500 visiteurs uniques, plus de 7.200 visites et 17.000 pages vues… Il y a du dopage dans l’air, quelque chose d’irrationnel qui fait s’affoler les compteurs, mais à y regarder de plus près, c’est Edouard qui me procure presque 15% de visites en plus, avec l’affaire des fameux tee-shirts vendus pour financer sa campagne présidentielle en 1997. C’est bien la première fois qu’Edouard Balladur me sert à quelque chose. Certains utilisent Justin Bieber. Moi, c’est l’homme au goitre. Tout de même surprenant comme résultat.

En octobre, l’actualité a tourné en rond autour du traitement de la dette et les primaires à gauche, sur fond de cliquetis d’armes automatiques de l’autre côté de la Méditerranée, comme le rappellent CaptainHaka, Iboux, et MHPA. Ainsi, les tyrans de toutes sortes, humains, économiques, immatériels, spirituels… pullulent, et s’en défaire est loin d’être facile. Le moindre serait de ne pas se jeter vers d’autres sitôt délivré. Malheureusement…

Et novembre ? En seulement 2 jours, ça brûle de partout. La finance est soudainement effrayée du fait qu’un peuple va pouvoir s’exprimer directement. Il y aurait bien des choses à dire sur l’instant de l’annonce et les motivations du 1er ministre Papandréou. Mais il y aurait beaucoup à dire aussi sur les traitements de choc que subit la population, sur la déliquescence de l’administration et des pouvoirs publics grecs. Ils sont, ni plus ni moins, dans l’état dans lequel notre gouvernement actuel souhaiterait que soit notre propre administration : incapable d’exercer la moindre action, le moindre contrôle, afin de ne pas gêner les «entrepreneurs» de gagner beaucoup de pépètes. En tout cas, elle en prend résolument le chemin.

Dans le même temps, le mot «charia» est devenu omniprésent, confisquant en partie une liberté retrouvée de haute lutte par un peuple fier et courageux. J’en vois d’autres : incompréhension, intransigeance, sectarisme, abrutissement, aveuglement, qui dépassent les frontières jusqu’à susciter des actes inouïs comme mettre le feu à la rédaction de Charlie-Hebdo… En quelques jours, on a franchi plusieurs marches d’un coup . Les gens sont déboussolés, ballottés par les médias, vilipendés par le pouvoir politique comme générateur de dette et de désordre. A force d’être constamment abreuvés pas des messages alarmistes, sur le chaos à venir si les méthodes du couple franco-allemand ne sont pas immédiatement appliqués, les gens ont peur. Ce qui mène aux extrêmes.

Allez, des bonnes nouvelles, il y en a aussi : on pourra très bientôt ralentir les effets du temps, la jeunesse éternelle est pour bientôt. Victoire.

On pourra jeter des pavés sur les CRS plus longtemps…. Merci.

De nouveaux copains-copines :

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Un heureux événement

Ce fut une belle soirée. Pas mal de blogueurs, de journalistes, de personnalités du web et de la politique ont répondu à l’appel de Romain, hier, et se sont entassés au Cooking Jack à Lyon, pour la 8ème République Des Blogs. On a causé de presque de tout, mais surtout des primaires, avec à peu près toutes les sensibilités du paysage politique français. Même le Tea-Party d’outre-atlantique était présent… Romain est bien le seul qui réussisse à faire cohabiter un panel aussi vaste. Mieux, tout ce beau monde boit des canons ensemble…

Le Cooking Jack, après le départ des convives... J’ai eu grand plaisir de retrouver Guy-Alain, à qui j’ai piqué la photo, et Trublyonne, et enfin fait la connaissance de Littlecelt et Sasa. Vraiment sympa. J’ai découvert de nouveaux blogs comme (des) illusions et le Lyon Bondy Blog.

Pour le blogueur que je suis, ce type de manifestation IRL est indispensable, et mettre des images sur des écrits est plus qu’important. Ce concept de rencontre existe ailleurs, et a sa Mecque en un bistrot réputé du sud de Paris, au Kremlin-Bicètre. Le maître des lieux, selon ses potes des @Leftblogs, porte des cravates à chier, mais est une solide référence de la blogosphère politique. Ses KDB sont toujours l’occasion de passer une excellente soirée, comme ce fut le cas hier à Lyon. D’ailleurs, en ce 19 octobre, il ne s’est guère passé d’autre chose d’intéressant en France. N’est ce pas ?

Ce 8ème RDB était incontestablement un heureux événement.

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