Libérez Razan Ghazzawi ! #FreeRazan – الحرية لرزان غزاوي

Depuis quelques jours, je suis l’actualité d’un peu loin, priorité au taf… Je me rappelle avoir lu un billet chez Juju, un peu trop vite, en diagonale, jusqu’à celui de Melclalex, qui est très bien, et que je me permets de reprendre en l’état… Je suis particulièrement sensible quand un des nôtres subit une injustice ou est en danger en raison de ses opinions, de son expression, de sa manière d’être. Par là, je ne parle pas seulement de la grande communauté des blogueurs, mais de tous ceux qui défendent la liberté, élémentaire, indispensable et universelle, et Razan en fait incontestablement partie.

Il y a quelques jours, dimanche 4 décembre, les autorités syriennes ont arrêté la blogueuse Razan Ghazzawi à la frontière syro-jordanienne. En route pour Amman, elle devait participer à un atelier sur la liberté de la presse dans le monde arabe quand les services de sécurité syriens l’ont arrêtée et ont saisi son ordinateur.

Razan Ghazzawi, avocate et blogueuse Syrienne qui vit à Damas est une fervente militante des droits de l’homme, blogueuse et utilisatrice quotidienne de twitter, c’est également l’une des rares en Syrie à bloguer sous son vrai nom, elle s’est engagée dans la défense des droits des blogueurs et militants arrêtés par le régime syrien, ainsi que de ceux des homosexuels et des minorités. Elle est en outre coordinatrice du Centre Syrien d’information et du droit d’expression.

Depuis 2009, Razan Ghazzawi anime son propre blog Razaniayyat et dans son dernier billet, du 1er décembre, elle se réjouit de la libération du blogueur syrien Hussein Ghrer, retenu 37 jours par les autorités syriennes.

Son arrestation soulève critiques et colère chez les blogueurs et militants à travers le monde, qui réclament sa remise en liberté immédiate.

Exigeons tous ensemble la libération de Razan le plus rapidement possible, si vous êtes blogueurs, postez vous aussi un billet demandant sa libération.

Le régime tyrannique Syrien démontre chaque jour sa violence et son intransigeance meurtrière, la vie de Razan est en danger, exigeons au plus vite qu’elle soit remise en liberté.

Pour suivre les réactions à l’arrestation de Razan Ghazzawi sur Twitter : #FreeRazan.
Son compte twitter est http://twitter.com/RedRazan.

Une page Facebook a été créé à la suite de l’évènement (il y a déjà plus de 4000 soutiens).

Lien utile : Global Voice en français

« S’il m’arrive quoi que ce soit, sachez que le régime ne craint pas les détenus, mais ceux qui ne les oublient pas. »
Razan Ghazzawi

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Bienvenue Hervé et Stéphane

547 jours de captivité plus tard, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes à France-Télévisions, et leurs 3 accompagnateurs ont enfin retrouvé la liberté… Devant cette nouvelle inattendue, les mots me manquent, comme Hervé et Stéphane nous ont manqué. Mais je suis très heureux. Pour eux comme pour tous leurs proches, une nouvelle vie va commencer…

En tout cas, merci à tous ceux qui ont constamment manifesté et exigé leur libération. Merci à ceux, qui que ce soit, qui ont obtenu leur libération…

Bienvenue à la maison.

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Dans 13 mois, on remet ça

Les urnes sont closes depuis longtemps, les bureaux rangés, le matériel remisé. Les analyses paraissent : chaque camp a gagné. Les candidats élus sont heureux, et remercient une dernière fois tous ceux qui leur ont permis ainsi de passer ou de rester dans un autre monde. L’électeur, lui, retourne à son quotidien, banal, difficile, oppressant, angoissant. Les belles paroles, les engagements, les promesses, c’est déjà fini. La sentiment d’avoir fait son devoir dans la plus grande démocratie du monde s’estompe vite, très vite, pour faire place à l’indignation d’être constamment oublié par ceux qui briguent suffrages et honneurs…

Ca fait longtemps que je suis envahi par cette impression bizarre et détestable de n’être caressé dans le sens du poil que lors des échéances électorales. Mais ce dimanche, ça a même été à la limite de la nausée, devant ma télé, en regardant l’excellente émission qui suit le journal télévisé de 13 heures sur France 2. Le sujet évoquait l’assassinat de Georges Besse, alors PDG de Renault, par Action Directe, un groupuscule révolutionnaire et anarchiste connu pour son action violente et ultra-radicale…

A partir de là, le reportage plonge dans l’Histoire, et revient sur le parcours de Georges Besse. Polytechnicien, ingénieur des mines, il y est montré comme l’un des pères du nucléaire français. Mais on y distingue également toutes les turpitudes sur les montages financiers, et l’apport de l’Iran comme actionnaire et client dans Eurodif, société fondée par Besse, permettant l’enrichissement de l’uranium sur le site du Tricastin dans la Drôme. On y distingue également comment la France, après une révolution populaire et le renversement du Shah, après avoir hébergé et soutenu un sombre Ayatollah, a fait volte face et n’a respecté aucun des engagements auxquels elle était tenue. Elle a même armé puissamment l’Irak de Saddam Hussein, alors très respectable, dans un conflit de longue haleine avec l’Iran. Une aubaine.

Le retour de bâton ne s’est pas fait attendre. Le reportage montre des personnalités, Pompidou, Chirac, Giscard, Barre, Mitterand, Fabius, Dumas, Rocard, Pasqua, encore Chirac et quelques autres, tous parfaitement au fait des choses, balançant fadaises et langue de bois au sujet des otages, des attentats qui meurtrissent le cantonnement des troupes françaises au Liban et ensanglantent sauvagement Paris à intervalle régulier. Tous, avec leurs gueules de circonstance, feignant l’abattement, déplorent et jurent devant le peuple leur détermination à punir les poseurs de bombe… Pendant la terreur qu’ils ont eux-même sciemment provoqué, nos grands hommes, Chirac en tête, en ont même profité pour prendre quelques lois bien liberticides. Pour notre bien…

La suite ? La France manoeuvre, négocie et finit par payer sa dette, et récupère du coup ses derniers otages entre les 2 tours du scrutin présidentiel de 1988. Elle est également contrainte à livrer le précieux uranium, mais en cas de difficulté ou de mauvaise volonté, les hostilités peuvent reprendre sans préavis. Ce n’est pas pour rien que tout récemment, de nouveaux otages sont pris, notamment au Niger, curieusement là ou Areva, exploitant d’Eurodif, extrait de l’uranium… De petits soucis de livraison peut-être. Entre temps, on apprend qu’Action Directe a été tout simplement utilisé, commandité par l’Iran, pour éliminer le Général Audrand et Besse… Tant pis pour eux. Fin du reportage, fin du cauchemar.

Je pense aux otages d’hier et d’aujourd’hui, à leur proches, et à toutes les victimes des attentats ignobles, morts ou blessés à jamais, dans leur chair, mais surtout dans leur esprit, par la faute inexcusable de la classe politique dans son entier, par son affairisme, son besoin continuel de se montrer, par son absence absolue de la plus élémentaire clairvoyance. Quand je parle de nausée, le mot est faible. En ce jour d’élection, et dans 13 mois à nouveau, il va falloir choisir un homme ou une femme qui va présider aux destinées du pays. Il va falloir choisir un type qui, en pleine connaissance de cause, aveuglé par la lumière du pouvoir, les mains dans le sang jusqu’aux coudes, vend des armes aux tyrans et crie au fou quand il les utilise…

Je n’en peux plus de cette politique abjecte, je n’en peux plus de ces hommes corrompus jusqu’à la moelle. Se rendre compte qu’on vote depuis 30 ans pour ce genre de sinistres personnages m’a rendu malade toute l’après-midi. Le rejet absolu de ce grand gâchis humain ne me conduira jamais à voter FN, ni à m’abstenir quand on me demande de m’exprimer. On a 13 mois pour faire passer le message : fini, basta, on ne veut plus jamais de cela. Mais j’ai déjà l’impression de prêcher dans un désert.

Le même ou se trouvent Hervé, Stéphane, depuis 454 jours, et les 4 restants du Niger, depuis 6 mois. Je pense à eux.

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400

C’est un nombre. Un simple nombre. Chaque jour, un autre se promène dans ma tête, me susurre toujours les mêmes noms et me fait ressentir la froideur de chaines. Il pourrait être comme les autres, quelconque. Celui-ci est rond, et il devient chaque jour un peu plus monstrueux : Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont toujours otages depuis 400 jours, enlevés avec leurs collaborateurs le 30 décembre 2009 en Afghanistan.

A force de montrer les muscles un peu partout dans le monde, et de traiter “à la Poutine” de pareilles affaires à grand renfort de communication et de satisfécits, les dirigeants français ont largement contribué à rendre chaque jour votre libération un peu plus compliquée. J’ai la vague et très désagréable impression que, pour des intérêts politiciens très particuliers, votre libération ne soit pas d’actualité avant le printemps 2012…

C’est pas très original comme billet, évidemment. En fait, il est simplement essentiel. Comme on ne peut pas compter sur nos dirigeants, bien trop occupés à contempler leur nombril, le soutien populaire est primordial. Hervé, Stéphane, on vous attend, on pense à vous. Pendant que vous êtes enfermés, privés de liberté, nous le sommes aussi. Tant que vous ne serez pas parmi nous, nous resterons aveugles et sourds, mais jamais muets.

Hervé, Stéphane, et tous les otages de par le monde, on pense à vous.

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Toujours otages

La période est tourmentée, c’est le moins qu’on puisse dire. Dans ces moments, chaque camp en conflit avec autrui cherche les propos percutants, la phrase assassine, la formule choc qui va faire le buzz… Et assez invariablement dans nos contrées, quand une grève se produit, le pouvoir brandit son argument suprême : «les grévistes prennent les usagers en otage». Mais bien sûr.

La grève est pour le salarié l’ultime manière de montrer son opposition ou son désaccord avec des décisions le concernant directement ou indirectement. C’est un droit constitutionnel, le premier des acquis, arraché avec courage et détermination par nos pairs. Destiné à constituer un rapport de force, cette action collective est toujours conflictuelle, et contrairement aux âneries colportées ça et là, on ne part jamais dans un tel mouvement par plaisir. Parce qu’une grève est un combat aléatoire, ça coute cher financièrement, émotionnellement et aujourd’hui de plus en plus souvent physiquement.

Dans un conflit, on est pas tout seul, sinon il n’y aurait pas de conflit. Arriver à ce point veut dire que tout dialogue, négociation et autre concertation a échoué. La plupart du temps, ça n’a même jamais commencé, tant les décisions sont unilatérales. Le salarié alors met son mouchoir dessus, encaisse la tête basse, et retourne travailler. Mais parfois, il n’est pas possible d’en supporter plus…

Se mettre en grève, c’est cesser son activité professionnelle. L’absence du salarié entraine une perte de production pour l’employeur, mais parfois aussi de fâcheuses conséquences pour la collectivité en perturbant le fonctionnement de services, institutions, commerces, jusqu’à les rendre inaccessibles. D’où, au regard des quais de RER bondés, l’expression chère aux pontes de l’UMP, les grévistes prennent les usagers en otages.

C’est oublier un peu vite que dans un conflit, on est deux, et que chaque partie a sa part de responsabilité. Crier sans cesse aux privilèges (sic) des grévistes irresponsables (re-sic) brandissant sans cesse l’étendard rouge de la grève (re-re-sic) face à des mesures et réformes concertées (re-re-re-sic) tout en étant payés (re-re-re-re-sic), ça me fait plus de peine que ça me révolte.

Mais ce qui m’agace, au delà de l’attitude du pouvoir, c’est que beaucoup le croient. La désinformation est une arme bien maitrisée. Entendu ce matin, je vous dit pas qui, c’est trop facile : «6% de grévistes, cela veut dire 94% de non-grévistes, donc 94% de personnes qui ont compris notre réforme». Évidemment, quand on est en grève avec 1200 euros par mois, forcément on est amené de fait à cesser vite les frais, il faut bien faire cuire la soupe. On n’a pas tous la chance d’être né à Neuilly, d’être membre de l’UMP, d’occuper un sombre poste dans une officine gouvernementale ou d’avoir un emploi fictif avec un salaire à 5 chiffres mensuels. En jouant le pourrissement plutôt que de dialoguer, comme dans une démocratie saine, c’est la société entière qui est prise en otage. Pour assouvir des égos, pour des intérêts particuliers. Et ça, c’est une triste réalité.

Ce qui l’est encore plus c’est que de vrais otages attendent leur libération de puis 290 jours. Stéphane, Hervé, mais aussi les 7 otages du Niger depuis 30 jours, je pense à vous.

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On ne lâchera jamais

Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière sont otages depuis 250 jours. Détenus quelque part en Afghanistan, au Pakistan ou ailleurs, avec leurs trois accompagnateurs, etc, etc, etc… On se répète, tous, journaux, blogueurs, associations, simples particuliers, mais on le fera jusqu’à ce que Stéphane et Hervé soient libres. Tant qu’ils seront privés de liberté, nous en sommes nous aussi privés, et nous ferons le bruit qu’il faudra pour rappeler au monde que ce mode d’action est inacceptable, insupportable, inhumain, abjecte.

Nous ne lâcherons jamais, nous n’abandonnerons jamais notre rôle de soutien. Les récentes preuves de vie ne suffisent pas, et chaque jour qui passe rend notre détermination encore plus forte. D’abord parce que les otages en ont besoin. Je suis sûr qu’ils doivent en percevoir quelque chose et leur procurer ainsi le réconfort nécéssaire pour supporter les jours de captivité qui s’enchainent. Ensuite, pour mettre la pression sur nos gouvernants chargé de négocier leur libération. D’habitude sourd à toute voix du peuple, il convient de rappeler aux politiques leurs devoirs en la matière : rappeler et faire respecter les élémentaires Droits de l’Homme, ce qui va bien plus loin que le simple principe de protection et de défense des compatriotes. Malheureusement, la récente actualité héxagonale montre de la part du gouvernement une certaine “délicatesse” avec les grands principes humanistes… Alors, faisons du bruit.

Je vais juste en profiter pour rappeler une vieille histoire, celle d’un journaliste mort, Jean-Pascal Couraud, dit JPK, disparaissant mystérieusement en décembre 1997 alors qu’il enquêtait sur Gaston Flosse, alors petit empereur de Tahiti. Cette histoire, puis les doutes sur les raisons de la disparitions d’un journaliste d’investigation tenace et résolu font l’objet d’un remarquable reportage qui fait froid dans le dos… Première diffusion le lundi 6 septembre à 23h35 sur Canal+.

Eux aussi, même s’ils le payent de leur vie, ne lâchent rien, pour nous.

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200 jours sans liberté

Je ne serai pas très original aujourd’hui, mais j’avais envie de dire que je pense à Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et à leurs trois compagnons de route, otages d’on ne sait qui, otages on ne sait pourquoi, otages de la bêtise humaine depuis 200 jours quelque part en Afghanistan. Reporters pour le magazine « Pièces à conviction », ils sont retenus dans l’exercice de leur métier : nous informer et nous ouvrir les yeux sur le monde et sur les autres.

Vaste programme, un bien beau métier, mais terriblement dangereux. Aller là où personne ne va plus, voir et témoigner de ce qui ne doit pas se savoir, bousculer les puissants et les influents indélicats, cela dérange. Anna Politkovskaia, journaliste russe particulièrement virulente envers le pouvoir de son pays, l’a payé de sa vie. Un peu partout dans le monde, d’autres croupissent en prison. Le journaliste est un maillon indispensable dans la grande chaine du respect de la liberté. Aujourd’hui, Hervé et Stéphane en sont privés comme avant eux Jean-Paul Kauffmann, Philippe Rochot, Georges Hansen, Aurel Cornéa, Jean-Louis Normandin, Roger Auque, Christian Chesnot, Georges Malbrunot et Florence Aubenas. Ils sont tous revenus. Pour chacun, un grand mouvement de soutien populaire montrait au monde, donc aux ravisseurs, qu’on oublie personne et qu’on ne lachera rien avant que les captifs aient retrouvé la liberté.

Il n’est pas journaliste, mais retenu tout de même dans le Sahel depuis le 19 avril. Michel Germaneau, retraité de 78 ans, membre d’une petite association d’entraide aux enfants du Niger, est aux mains de ravisseurs islamistes qui le menacent de mort avec un délai très court. Et là, il y a bien peu de médiatisation. Maintenant, ce serait bien de ne pas oublier Michel au cours des différentes manifestations de soutien.

Et en France, d’éviter de traiter les journalistes de fascistes.

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On se tient tous par la barbichette…

Quelle mouche a piqué Benoit Hamon ? Obnubilé par par son désir maladif d’opposition totale tous azimuts, le porte-parole du PS vient de monter au créneau pour fustiger le gouvernement sur la gestion de la libération de Clotilde Reiss, l’étudiante française retenue en Iran pour espionnage… Un peu à la manière de Frédéric Lefebvre son alter-ego à l’UMP, avec grande maladresse, il s’insurge : «la posture qui est celle du gouvernement qui consiste à dire ‘on ne négocie en rien’ quand tout le monde sait que les Etats discutent entre eux dans des situations comme celles-ci est une posture qui relève de la mauvaise gouvernance». Et d’insister lourdement : «aujourd’hui, expliquer qu’il n’y a pas eu de contrepartie, c’est juste prendre les gens pour des imbéciles. Mais en même temps, de la part d’un gouvernement qui dit qu’en France on n’est pas en période de rigueur et d’austérité, mais qu’on fait tout autre chose, j’ai l’impression que c’est devenu une méthode de gouvernement que de prendre les gens pour des imbéciles».

Benoit HamonDu calme Benoit, pour l’instant, l’imbécile c’est toi… Bien sûr qu’il y a des contreparties. Il s’agit là de l’intérêt national, car l’Iran visait bien les intérêts français. Bien sûr que tout le monde se tient par la barbichette, c’est pas vraiment nouveau dans cet univers de requins. Et même dans la vraie vie, on n’obtient rien sans rien, le fameux travailler plus pour gagner plus… Alors, quelle utilité de le clamer aussi fort, au risque de provoquer encore d’autres prises d’otages et compromettre ensuite leurs résolutions ?

Clotilde Reiss a été libérée, et le gouvernement a géré sa libération au mieux des intérêts de l’otage et de ceux de la France, évidemment. La mauvaise gouvernance n’est pas là, elle est facile à trouver ailleurs, tout de même. A force de sauter sur tout ce qui bouge, Monsieur Hamon, on s’épuise, et on passe à côté de l’essentiel. Et des dossiers essentiels, il y en a quelques uns, et qui risquent de nous engager pour longtemps. Non ?

Espérons juste que ce dérapage stupide ne va pas compliquer la gestion d’un autre dossier chaud : celui de Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, journalistes de France 3, toujours otages depuis le 30 décembre 2009, quelque part, aux mains de ce que j’ai bien du mal à considérer comme des Hommes.

Y pense t-on, tous les matins, en se rasant ?

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